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Hommage à Hervé Coutau-Bégarie

29 février 2012




  Les rayonnements secrets

    A l'heure où tout ce qui grouille, grenouille et scribouille croit que le succès dépend de la visibilité médiatique, on s'étonne qu'un être qui se souciait d'elle comme d'une guigne parvienne à rayonner dans le monde entier par la seule puissance de sa pensée et de son érudition et que, comme un sage du désert, on vienne à lui sans qu'il n'ait à se préoccuper de la moindre publicité : tel fut Hervé Coutau-Bégarie, principal représentant de la pensée stratégique française reconnu par d'innombrables académies militaires à travers les continents et dont l'œuvre colossale est déjà traduite en plusieurs langues mais dont il fallut que le frappent une longue maladie qu'il traîna quatorze ans sans la cacher, puis la mort, survenue au matin du 24 février, pour que se découvrent, même aux yeux de ses amis, l'ampleur de ses apports et la portée de son intelligence.

Il ne se soucia pas de se signaler au grand public, sinon par une biographie de Darlan (Fayard -1989) et de régulières contributions à Famille chrétienne et à Valeurs Actuelles -qu'il lisait assidûment. Pourtant, l'énumération des titres et fonctions accumulées en 55 trop courtes années déborderait la page; docteur d'Etat en sciences politiques, lauréat de l'Académie française à 26 ans, professeur au Cours supérieur d'Etat-major, à l'Ecole de Guerre, directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, fondateur et directeur de l'Institut de Stratégie Comparée, directeur de la revue Stratégique, de plusieurs collections (notamment chez Economica), auteur d'une quarantaine d'ouvrages allant d'une critique de la "Nouvelle Histoire" à une étude sur Georges Dumézil, qu'il avait rencontré avec émotion et qui fut sans doute son maître, ainsi que d'innombrables articles et conférences sur l"histoire ou la stratégie militaires, jamais économe de son temps ni des ses initiatives ( il fut maire adjoint de sa chère commune de Lège-Cap Ferret, co-dirigea les Cahiers de l'Indépendance, fonda  une revue Jeanne d'Arc etc.), cet énarque encyclopédique (il y en a !) qui fut aussi commissaire du Gouvernement au tribunal administratif de Paris, aura montré ce que peut une vie quand elle est toute entière dévouée à l'étude, l'écriture et l'enseignement, mais aussi à l'amour intransigeant de la patrie (il ponctuait ses émissions sur Radio Courtoisie  par le rituel "domine salvam fac galliam"). Ce qui lui valut une solide étiquette de droite et de nombreux ennemis,. 

Il vint à la stratégie par l'Histoire, notamment celle de la puissance navale qu'il tenait pour décisive, prenant la relève, 20 ans après sa mort, du trop oublié amiral Castex, représenta notre pays dans plusieurs groupes d'experts de l'ONU, plaida inlassablement pour une second porte-avion français), avant d'élaborer un monumental et pourtant limpide Traité de Stratégie traduit en six langues, sans cesse revu et augmenté (sa 7ème édition vient de paraître), qui doit se prolonger par un Traité de Tactique aux trois quart écrits, et que ses élèves mettront au point -car, incontestablement, il a "fait école". Oeuvre magistrale qui, d'une plume nette et claire, inventoriait, ordonnait et hiérarchisait les facteurs, insistant sur la pluralité des déterminismes  dont il disait qu'elle finissait pas annuler tout déterminisme, les séries causale s'accumulant et s'enchevêtrant pour rendre finalement sa liberté au politique, s'il est souverain. 

Bénédictin confiné dans le travail et simultanément excellent connaisseur des faiblesses humaines, dont il s'amusait, distrayant ses auditoires par un humour ravageur, excellent chrétien, du genre stricte observance (bientôt paraîtra sa bibliographie commentée de l'œuvre de Benoît-XVI, qu'il admirait), il fut aussi un excellent père, mari et ami, compagnon dont l'érudition rayonnait comme un soleil -pour l'avoir connu au cours élémentaire à Bordeaux en 1963 et ne l'avoir plus quitté, je témoigne que rien ne le mit jamais en colère pas même la bêtise, y compris quand elle s'exerçait contre lui, une sorte d'intelligence océanique de l'univers recouvrant toutes les péripéties d'un bon sourire goguenard. La Connaissance console tout.

Pour nous, deux consolations : d'abord que la France produise encore de ces "puits de science", et "français" en toutes choses -il fut constamment rebelle aux prêts à penser, notamment américains qui paralysent la pensée stratégique. Ensuite que l'écriture sauve : le  veillant sa dernière nuit, je me désolais de voir une bibliothèque se consumer irrémédiablement près de moi, songeant cependant à la magie des livres, vieille passion qui dévora ses jours (il lui arrivait de lire à table), comme les pièces de son appartement ( où les mettre ?) mais qui sera aussi sa rédemption : par eux, il nous reste encore à le découvrir, sûrs que son rayonnement secret, après s'être doucement répandu dans le monde, se prolongera infiniment dans le temps.  
     

Le SIEL, pour un rassemblement des souverainistes

27 janviers 2012




Paul-Marie Coûteaux : le Siel, pour un... par LeSiel2012


Communiqué de Paul-Marie Coûteaux

27 janvier 2012


Source : Front National

    Après avoir longtemps hésité, en 1995, entre Édouard Balladur dont il était ministre et Jacques Chirac, Alain Juppé s’est finalement décidé pour ce dernier, qui en fit son premier ministre. Cette nomination inquiéta tous les gaullistes fidèles à la mémoire et à l’œuvre du général de Gaulle. Autant qu’Édouard Balladur, Alain Juppé fut le grand artisan du tournant libéral, européiste et mondialiste qui signa l’abandon par le RPR du gaullisme historique, national, social et populaire incarné par Marie-France Garraud, Charles Pasqua ou Philippe Seguin. Acharné a faire entrer la France dans les carcans de l’Europe supra-nationale, et l’alignement atlantiste, ce technocrate sans âme mit toute sa science à adapter l’Etat à la gouvernance bruxelloise, lui sacrifiant des pans entiers de la politique industrielle, de l’industrie française (cf. Thomson), ainsi que la politique sociale de la V° République.

    En 1997, son ignorance des aspirations de notre peuple et corrélativement son impopularité se soldèrent par la déroute électorale suivant une dissolution qu’il avait inspirée, permettant l’avènement d’un Lionel Jospin qui passa alors la main à la tête du PS à un certain François Hollande. Au fond, Alain Juppé, ancien électeur de gauche, est l’archétype de la connivence UMP–PS.

    Le principal adversaire d’Alain Juppé fut longtemps Philippe Séguin lequel ne rejoignit jamais l’UMP, pas plus que ne le firent les gaullistes historiques devenus dès lors des orphelins. Aujourd’hui, tandis que l’UMP fait eau de toutes parts et que, tel celui du Concordia, le capitaine ne songe plus qu’à quitter le navire, nul ne s’étonne que ce vieux cheval de retour, déjà ministre du budget il y a 26 ans, vienne au secours de celui qui fut aussi ministre du budget il y a 19 ans : ces deux compères exténués incarnent semblablement l’abandon de l’Etat et de la nation, comme ils incarnent l’absence de scrupule éthique qui valut à l’un une condamnation judiciaire et à l’autre la condamnation politique et morale de la grande majorité de notre peuple. Roue de secours de dernière minute, Alain Juppé ne sera même pas une bouée de sauvetage d’une UMP qui déjà paie cher l’abandon du gaullisme authentique.

    S’il s’agit de redresser les points cardinaux de la politique française, autorité de l’Etat, indépendance de la nation et souveraineté du peuple, seule Marine Le Pen est capable d’en retrouver l’inspiration, qui est celle de la Vè République elle-même.


Communiqué de l'AFP

25 janvier 2012


Le souverainiste Paul-Marie Coûteaux a présenté mercredi son nouveau parti, le Siel, appelé à conclure une alliance avec le FN aux législatives, en n'affichant aucune "vedette" mais l'ambition de contribuer à "la décomposition de l'UMP".

    Le Siel, pour Souveraineté, indépendance et libertés, souhaite obtenir entre une cinquantaine et une soixantaine de circonscriptions aux législatives de 2012, sous une étiquette commune avec le FN. Paul-Marie Coûteaux, l'un des porte-parole de la campagne de Marine Le Pen, lui-même déjà investi en Haute-Marne, a cependant reconnu avoir "beaucoup plus de candidats hommes que de candidats femmes", ce qui pose problème pour la parité. En présentant son parti, l'ancien député européen, passé par les rangs chevènementistes, villiéristes et pasquaïens dans sa carrière, a reconnu sans difficulté qu'il n'y avait "pas de vedettes". Sur une liste de 38 fondateurs, beaucoup viennent du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, aujourd'hui en retrait de la vie politique. Lors de cette conférence de presse intitulée "De la décomposition de l'UMP à la recomposition de la vie politique française", Paul-Marie Coûteaux a estimé que "le navire UMP fait eau de toutes parts et (qu') il y a une urgence humanitaire à mettre quelques canots de sauvetage" à sa disposition. Il a notamment lancé un appel à la Droite populaire, qui forme aujourd'hui l'aile droite de l'UMP, ainsi qu'un hommage à Philippe de Villiers: "nous sommes nombreux à attendre qu'il sorte du bois". M. Coûteaux a en tout cas affiché un changement de ton notable vis-à-vis du FN, dont il avait déploré début janvier "la mauvaise volonté", le manque de "culture du partenariat" et de "culture d'Etat". Confirmant que "le partenariat pour le FN est une nouveauté", il s'est voulu beaucoup plus indulgent, en affirmant qu'il s'agit "d'hommes et de femmes" qui "en ont pris plein la figure pendant vingt ou trente ans".



La fraternité ou comment être un peuple

24 janvier 2012



La fraternité ou comment être un peuple par MarineLePen


Communiqué de Paul-Marie Coûteaux,

porte-parole de Marine Le Pen,

Président de SIEL (Souveraineté, Indépendance, et Libertés)

21 janvier 2012


      En ce début d'année, l'emblématique naufrage du Concordia semble en annoncer d'autres. Naufrage d'une classe politique qui a de longue date abandonné le pavillon national. Naufrage accéléré du navire UMP, dont l'équipage s'éparpille dans un sauve-qui-peut général tandis que le capitaine ne sait plus s'il doit rester à bord, et s'il y a encore un navire.

    Mais cette décomposition ne fait qu'amorcer une recomposition de la politique française que les circonstances imposent et que le peuple attend.

DE LA DECOMPOSITION DE L'UMP A LA RECOMPOSITION DE LA VIE POLITIQUE FRANÇAISE.

    A cette enseigne sera lancé en février un nouveau mouvement, Souveraineté, Indépendance, et Libertés, dont le manifeste, l'équipe fondatrice  et quelques uns des candidats seront présentés à la presse le 25 janvier à 11 h. dans les salons du Press Club (Hôtel Pullman -8, rue Louis Armand 75015).

       Composé de gaullistes orphelins, dont d'anciens membres de l'UMP ou du RPR,  et de souverainistes dispersés issus du RPF, du RIF, de DLR, du MPF, le SIEL propose à tous les patriotes de s'unir autour des valeurs de la Souveraineté, de l'Indépendance et de la Liberté pour soutenir Marine Le Pen à la présidentielle, puis former avec le Front National et les partis qui le voudront un pôle de rassemblement à vocation majoritaire.  

        A cette occasion, Paul-Marie Coûteaux, président de SIEL, porte-parole de Marine Le Pen, ancien membre des cabinets de Michel Jobert, Jean-Pierre Chevènement et Philippe Séguin, député au Parlement européen de 1999 à 2009 (liste Pasqua-Villiers-Garaud) tracera les perspectives que la faillite des partis mondialistes ouvre dès cette année au nouveau rassemblement des  Français sur la France.
 

Conférence de presse du SIEL

19 janvier 2012


 

Le SIEL - Souveraineté, Indépendance et Libertés -

sera rendu public

lors d'une conférence de presse

qui se tiendra le 25 janvier de 11 à 13 heures

au Press Club de Paris

         Hotel Pullman

        8, rue Louis Armand, 75015

      Métro : Balard ou Porte de Versailles

 


Ecoles et Universités : les conditions de la transmission culturelle

16 janvier 2012





Comment l'IGS a perdu son triple A

16 janvier 2012


Source : Front National

Communiqué de Presse de Paul-Marie Coûteaux, Porte-parole de campagne de Marine Le Pen

    « Je veux une République irréprochable » clamait Nicolas Sarkozy, candidat battant l’estrade durant la campagne de 2007. Les révélations récentes sur l’incroyable opération conduite par l’IGS à l’encontre de quatre fonctionnaires de la Préfecture de Police de Paris injustement accusés de trafic de titres de séjour illustrent jusqu’à la caricature l’affaissement de l’esprit public depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.

    Ainsi, plusieurs fonctionnaires humiliés et blessés dans leur honneur ont été instrumentalisés dans une opération de basse police conçue pour déstabiliser un ancien membre du cabinet de Jean-Pierre Chevènement, Yannick Blanc, homme réputé pour son intégrité mais coupable de n’avoir pas accepté les combinations des clans. Tous ont été aujourd’hui innocentés par la Cour d’Appel de Paris : de forts soupçons de falsification pèsent donc sur l’IGS, impliquant la responsabilité de celui qui était alors son chef. Faut-il donc croire que l’administration est soumise à l’arbitraire d’un système clanique ?

    Au demeurant cette affaire, qui écorne la légitimité de nos institutions, a valeur de défaite morale. Il est temps de restaurer la vertu républicaine, à commencer par la neutralité de l’administration et l’impartialité de l’Etat.


Paul-Marie Coûteaux à Marine Le Pen : « Je ne suis pas une feuille de salade ! »

11 janvier 2012


Source : Marianne 2


    Le récent coup de gueule de Paul-Marie Coûteaux semble avoir porté ses fruits, à savoir attirer suffisamment l'attention des médias et de la sphère politique pour mettre en avant ses idées. Notamment sur son projet du SIEL, un pôle de rassemblement des personnes qui soutiendraient la présidente du FN sans adhérer à son parti.

    Si, tel que le suggère Louis Aliot – directeur opérationnel de la campagne de Marine Le Pen et chargé du rassemblement national –, le principal problème de Paul-Marie Coûteaux est sa souffrance « de ne pas être reconnu dans les medias », ce dernier vient toutefois de réussir un joli coup.

    Il a suffit qu’il laisse entendre à quelques journalistes qu’il pourrait quitter la campagne de la présidente du Front National si « on continuait à lui mettre des bâtons dans le roues », pour que s’ouvre à lui les colonnes des journaux (Le Monde, Libération, etc).
« Je suis peut-être allé un peu loin », nous a-t-il déclaré quelques heures après son coup de gueule. «Je ne vais pas quitter la campagne comme cela, mais il y a quand même un sérieux problème. », a-t-il ajouté.

    Il renouvelle sa conviction de l'importance de constitutuer un pôle qui rassembleraient des personnalités attirées par Marine Le Pen mais qui ne veulent pas adhérer au FN. Soit « un outil indispensable à la construction du Rassemblement national que Marine Le Pen semble souhaiter ». Il rappelle que le nom de son pôle, le SIEL (Souverenaité, Indépendance et Libertés) a été choisi dans le bureau même de la présidente du parti « le 28 novembre à 18 heures », précise-t-il, en présence de Louis Aliot.
« J’ai même évoqué la mi-février pour organiser le congrès constitutif, ce à quoi Marine a répondu que si elle ne venait pas en février, il faudrait le repousser en mars, mais qu’elle y viendrait. »

    Et depuis ? Depuis, plus rien. « Louis Aliot ne me prend plus au téléphone, ou alors au bout d’une dizaine de tentatives. » Paul-Marie Coûteaux voudrait être associé aux commissions d’investiture pour les législatives, estimant son courant discriminé dans l’attribution des circonscriptions. « On me met des bâtons dans les roues », poursuit le fondateur du SIEL. 
Qui ? « Les conservateurs du FN, ceux qui veulent rester entre eux pour que rien ne change. Si je ne construit pas ce pôle, qu’est-ce que je fous là ? Je ne suis pas une feuille de salade sur un assiette juste posée là pour servir de décoration. »

    « Faux !», objecte à distance Louis Aliot. Il s'explique : « La vérité est que les souverainistes constituent une famille très éclatée, et qu’ils préfèrent une intégration directe au Rassemblement national plutôt que de passer par le SIEL. Et ça, Paul-Marie ne le supporte pas… ». A peine sortie, la hache de guerre devrait pourtant être enterrée. Marine Le Pen a fixé un rendez-vous au souverainiste sourcilleux dès ce matin mercredi 11 janvier. A tout le moins, Paul-Marie Coûteaux aura pu mesurer son pouvoir d'influence.

 

Communiqué de Paul-Marie Coûteaux

8 janvier 2012

    Après la publication d'un article du Monde.fr paraissant remettre en cause ma participation à la campagne de Marine Le Pen, je tiens à préciser deux points :

    - D’abord  j’ai annoncé en septembre ma décision, et  celle de nombreux souverainistes, de soutenir Marine Le Pen. Je n’y reviendrai pas et confirme mon engagement à la soutenir jusqu’au bout.

    - Ensuite, j’estime que, à l’échelle de l’immense entreprise qui est la sienne, des ralliements individuels ne sauraient suffire; dans ces conditions, je  ne peux concevoir mon rôle autrement qu’en créant un pôle unissant des gaullistes orphelins,  des souverainistes dispersés et des patriotes désorientés au sein d'un parti clairement identifié et  reconnu comme partenaire par le Front National, dans la perspective de la présidentielle et des législatives qui la suivront.

    Ce parti en gestation, dénommé SIEL (Souveraineté, Indépendance, et Libertés) a déjà reçu un écho encourageant. Il sera présenté à la presse le 25 janvier et son congrès constitutif se tiendra fin février. Tous ses membres appartiendront au comité national de soutien à Marine Le Pen et tous ses candidats concourront  en juin aux côtés du Front National, et des partis qui voudront s'y joindre sous une bannière commune.

    J'ajoute que je n'ai jamais dit autre chose en tous lieux et toutes circonstances : sans un large rassemblement national et populaire, rien ne sera possible pour la France, ni aujourd’hui, ni demain.


 Hommage à Pierre Lefranc

9 janvier 2012


   

    Pierre Lefranc était de cette trempe de Français pour lesquels rien n'est plus naturel que de défendre la France. Dès juin 40, encore lycéen, il distribuait dans les boîtes aux lettres de Brive des appels à la résistance. Ce gaulliste d'avant le gaullisme fut l'un des organisateurs de la manifestation du 11 novembre 40 réunissant plusieurs milliers de jeunes à la barbe de l'occupant, avant de rejoindre Londres; en 2008, ce gaulliste d'après le gaullisme manifestait encore, à 86 ans, devant le Congrès qui autorisait à Versailles la ratification du funeste traité de Lisbonne.

     Chef de Cabinet du Général de Gaulle, fondateur avec André Malraux de l'Institut Charles de Gaulle qu'il présida plus de vingt ans, où je le servis pour préparer les commémorations du centenaire du Général, ce combattant toujours solide et tranquille ne comprit jamais comment tant de gaullistes professionnels pouvaient s'accommoder de la dissolution de la France dans la supranationalité euro-atlantique, prospérer au milieu de la déliquescence d'un l'Etat livré aux partis et oligarchies de tous poils, et se prosterner devant la statue du Chef de la France Libre pour cacher leurs trahisons de tous les jours -comme si reconnaître la grandeur autorisait toutes les petitesses.

    Avec lui s'éteint le plus intransigeant des gaullistes : ni de droite ni de gauche, Pierre Lefranc était simplement fidèle aux principes permanents de la politique de la France, selon une tradition multiséculaire qui a pris au XXè siècle le visage du Général de Gaulle et à laquelle aujourd'hui, plus que jamais après cette bouleversante disparition, il nous incombe de donner de nouvelles métamorphoses.

Paul-Marie Coûteaux

Membre de la Fondation Charles de Gaulle,

Porte-parole de Marine le Pen

 

Paul-Marie Coûteaux soutiendra bien Marine Le Pen

9 janvier 2012

Source : 20 Minutes

    L'un des porte-paroles de Marine Le Pen aurait songé à quitter la campagne de la présidente du FN, affirmait un article de lemonde.fr de dimanche. Que nenni, affirme un peu plus tard l'intéressé dans un communiqué, qui a néanmoins fondé un parti distinct du Front national, baptisé SIEL (Souveraineté, indépendance et libertés), qu'il doit présenter officiellement le 25 janvier prochain, avant la tenue d'un congrès fin février. «Tous (l)es membres (du SIEL) appartiendront au comité national de soutien à Marine Le Pen et tous ses candidats concourront en juin aux côtés du Front National, et des partis qui voudront s'y joindre sous une bannière commune», écrit notamment le souverainiste.


L’ultimatum de Paul-Marie Coûteaux à Marine Le Pen

8 janvier 2012

Source : L'Express

    Paul-Marie Coûteaux a des états d’âmes. Et il le dit. Dimanche, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), avant que Marine Le Pen ne prenne la parole sur le « descendeur social », lors d’une traditionnelle galette des rois, partagée par près d’un millier de personnes, l’un des porte-parole de la candidate s’est approché des tables de la presse pour s’épancher.

    Paul-Marie Coûteaux se heurte à des résistances pour créer, à côté du Front national et dans le cadre des législatives de juin, un nouveau parti politique, le Siel (Souveraineté, indépendance et libertés), dont le but est de « rallier les anciens villiéristes, en déshérence, et les déçus de Nicolas Dupont-Aignan, qui ne décolle pas dans les sondages ». Le souverainiste, ancien compagnon de route de Jean-Pierre Chevènement et de Charles Pasqua, symbole de la politique d’ouverture du FN, a confié son amertume : « Je ne pensais pas que ce serait aussi difficile de créer un parti associé. Le ralliement de quelques individualités ne constitue pas une force politique. S’il n’y a pas un choc dans l’opinion pour montrer que Marine Le Pen constitue une véritable force d’opposition au système, la campagne sera avortée. Elle n’accouchera pas de ce qu’elle prétend annoncer. C’est en 2012 que cette opposition doit se former. Il n’y aura pas forcément de rattrapage en 2017. »

        Depuis plusieurs mois, Coûteaux explique que la présidente du Front ne dépassera pas un certain niveau sans faire d’alliances électorales. Il souligne qu’il a dû quitter la présidence de son petit parti, le Rif, parce que Marine Le Pen voulait une structure neuve avec laquelle constituer une plateforme de gouvernement. « Nous avons même choisi le nom ensemble, dans son bureau, mais c’est comme si elle reportait tout au lendemain », déplore-t-il, alors qu’un congrès constitutif doit avoir lieu à la fin de février ou tout début mars.

    Manque de « culture d’Etat »

    Alors, il a choisi de « dramatiser », en annonçant son intention de convoquer une conférence de presse le 25 janvier. Après cette date, il laisse clairement entendre qu’il pourrait reprendre sa liberté.

    Paul-Marie Coûteaux fait monter les enchères avant les prochaines réunions de la commission d’investitures du FN, en vue d’obtenir pour les siens des circonscriptions « convenables ». Pour l’heure, dit-il sans ambages, « on est loin du compte ».

Cet ancien haut-fonctionnaire, qui disait le plus grand bien de Marine Le Pen lorsqu’elle a prit la tête du FN -de son côté, elle lui aurait proposé de devenir vice-président- considère que le parti d’extrême droite sous présidence Marine n’a pas changé. « Il faut faire la révolution dans les têtes, à la base et surtout au sommet, assène-t-il. Le FN est resté le FN. Son discours a évolué et son projet est nettement neuf, mais cela n’a pas suffi à changer complètement le paysage. » L’énarque va plus loin. Alors que la candidate déploie tous ses efforts pour tenter de transformer le Front en parti de gouvernement, il déplore un manque de « culture d’Etat ». Avant de conclure : « On reste dans le périmètre habituel. »


Paul-Marie Coûteaux songe à quitter la campagne de Marine Le Pen

8 janvier 2012

Source : Le Monde

    C'est peut-être la fin d'une histoire commune. Paul-Marie Coûteaux, a fait comprendre dimanche 8 janvier, en marge de la "Galette présidentielle" de Marine Le Pen, qui a eu lieu à la Plaine Saint Denis, qu'il pourrait quitter la campagne de la candidate FN.
   
    "Je ne comprends pas pourquoi on me met des bâtons dans les roues", a notamment déclaré M. Couteaux à quelques journalistes. La difficulté qu'il évoque est de faire de son parti, qu'il vient de lancer en vue des législatives de juin 2012, le SIEL (Souveraineté, indépendance et libertés), un parti associé au Front national.


    Le départ de M. Coûteaux serait, symboliquement, un coup dur pour la campagne de Marine Le Pen. C'est l'une des belles – et seules – prises de Marine Le Pen avec Gilbert Collard. L'homme a des réseaux et il est médiatique. Il est un symbole fort de "l'ouverture" du Front à la droite souverainiste. Sa mission première était de "rassembler" des souverainistes "de droite et de gauche", autour de Mme Le Pen. Ainsi, il affirme qu'il travaille à faire venir Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et candidat à l'élection présidentielle, dans un rassemblement autour du FN, via le SIEL.

    "UNE NÉCESSITÉ DE FAIRE UNE RÉVOLUTION CULTURELLE" AU FN

    "Je ne crois pas à la stratégie de ralliement. La poudre de ralliements individuels ne fait pas un rassemblement", a-t-il ajouté. "Il faut que se forme une opposition nationale avec une pluralité de sources. Si la source unique est le FN, cette opposition ne se fera pas", a continué un M. Coûteaux qui semble déçu par la tournure que prend sa collaboration avec Marine Le Pen. "On pensait que tout allait changer. Les mois ont passé, le discours a changé, le projet est parfait, raconte M. Coûteaux. (...) Mais il y a une nécessité de faire une révolution culturelle dans les têtes à la base et au sommet du FN. Cette révolution était une promesse qui aujourd'hui n'est pas encore tenue."

    Paul-Marie Coûteaux se donne jusqu'au 25 janvier pour voir si les négociations avec le FN aboutissent. Il donnera ce jour-là une conférence de presse pour donner sa décision.


Blaise Pascal et la dette

5 janvier 2012


    Si le plus grand malheur de l’homme est de ne savoir demeurer seul dans une chambre, selon la fameuse mais bien trop peu méditée sentence de Pascal, il faut croire que les hommes sont aujourd’hui plus malheureux qu’ils ne le furent jamais. Que d’agitations ! La caricature rituelle en fut une nouvelle fois donnée par ce qu’il est convenu d’appeler “les fêtes”.

    Non sans abus depuis que chacun se croit tenu au délire festif à chaque bout de son champ tout au long de l’année ; mais, à vrai dire, rien n’est plus éloigné de la méditation, de la prière ou de la simple contemplation pascalienne que l’idéal type de l’homme contemporain, infatigable voyageur si possible universel, producteur rompu aux dures lois du “travailler plus”, consommateur virevoltant sur la pointe des plus hautes technologies. C’est au point que, aujourd’hui, rien n’est plus effrayant pour la plupart des hommes que ce qui se nomme “être seul”, et qui devrait se dire plutôt, et plus raisonnablement, être dans la compagnie de soi-même. Combien sont capables de se dire chaque matin, comme le maréchal Hyacinthe Ti­moléon de Cossé-Brissac : « Quelle chance est la tienne, Timoléon de Brissac ! Tu vas encore passer une journée entière en ta compagnie » ? Renaud Camus, à qui je dois de connaître cet admirable trait, ajoute : « Il m’arrive de m’exaspérer, certes, et je ne suis pas le seul. Mais dans l’ensemble nous nous entendons bien, moi et moi. » Qui s’entend bien avec soi désormais, et n’éprouve de plus pressant besoin que d’être en la compagnie de lui-même ?
   
    Hélas, il faut bien le dire, la conséquence de l’aimable et presque suffisante compagnie de soi, le piège du délicieux tête-à-tête intérieur, le drame enfoui au fin fond du souverain repos de la prière, de l’inépuisable plaisir de la connaissance (la seule des passions qui ne déçoive jamais) et de l’inviolable joie de contempler, de se promener, d’écouter ses vieilles cires ou d’épousseter ses chers tableaux est que toutes ces occupations sont fort improductives, peu communicantes, peu consommatrices et conséquemment, il faut bien le dire, pas très bonnes pour l’emploi. Décembre est un bon mois, tout le monde vous le dira, mais janvier, quand tout le monde rentre chez soi, est catastrophique. Pendant que le reclus souffle, c’est-à-dire s’adonne aux divers bonheurs de ses solitudes particulières, la machine ne tourne guère, le commerce s’étiole, pour un peu la patrie serait en danger.
   
    Il est donc entendu, et réentendu sur tous les tons depuis un siècle, que l’homme moderne doit bouger, et résolument tourner le dos au précepte pascalien, quand bien même n’en a-t-il pas ou plus les moyens – ne serait-ce que financiers. C’est un trait remarquable des âges bougistes de donner à entendre que, pour quiconque sort de sa chambre, et s’applique à devenir cet Homo atlanticus auquel l’American way of life fournit depuis des générations l’éden obligatoire, il y a dans le mouvement plus de plaisirs à trouver que de peines, en termes économiques plus d’heureuse consommation que de malheureux travail, plus d’occasions de dépenses que de gains, mais que pareil déséquilibre n’est pas grave, attendu que, merveille des merveilles, le crédit supplée à tout. Achetez, voyagez, suivez le mouvement, empruntez s’il le faut – et même s’il ne le faut pas.
   
    Et comme, tout heureux de fuir la solitude, l’immobilité et le silence, nous fûmes nom­breux à le croire ! Comme nous célébrâmes cette Providence toute bancaire qui finit par se nommer “jeu d’écritures” ; comme nous avons aimé, non point seulement la croissance mais l’éternelle anticipation sur la croissance, que l’on crût au ciel ou que l’on n’y crût pas, que l’on fût de droite ou de gauche – de gauche plus encore, il faut le dire, les “forces du progrès” ayant été les plus puissantes armes de la nasse financière où, comme de juste, nous avons fini par nous trouver…

    « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure », disait Bernanos. Oui, mais la fuite hors de sa chambre, c’est-à-dire hors de soi, de ses héritages et pour beaucoup d’entre nous de notre civilisation (une civilisation qui plaça des siècles durant la connaissance, la contemplation et l’oraison au-dessus de toute autre activité), le refus obstiné de commercer avant tout avec soi-même au bénéfice des plus délirantes emprises de la marchandise et des plus frénétiques “dépassements”, y compris, soit dit en passant, le fameux dépassement national, tout cela a un prix, dont nous découvrons aujourd’hui l’océan : rappelons par exemple, et puisqu’ils se donnèrent pour exemples, que l’endettement total des États-Unis atteint 340 % de leur PIB, et que chaque exemplaire citoyen américain, toutes dettes confondues, privées et publiques, doit aujourd’hui près de 400 000 dollars. À qui ? Au monde, à l’avenir – pour le plus grand malheur du monde, de l’avenir, et de lui-même, ce malheur universel dont un sage disait qu’il venait tout droit de ce que nous ne savons ni même ne pouvons rester solitaires, immobiles et silencieux dans notre chambre…

Paul-Marie Coûteaux, essayiste
 

Paul-Marie Coûteaux, le souverainiste de Marine Le Pen

10 décembre 2011


Source : Le Monde

    "Je crois que c'est mon heure." Paul-Marie Coûteaux, 55 ans, en est convaincu. "C'est l'heure de la souveraineté, ce qui n'était pas le cas avant. Ce que j'incarne, ce à quoi je contribue (la défense de la nation et de la souveraineté) devient le sujet du moment", lance M. Coûteaux.

    Son parcours politique est sinueux, mais lui veut y voir une continuité. Dans sa jeunesse, Paul-Marie est plutôt de gauche. A 16 ans, il assistera aux obsèques de Pierre Overney, militant de la Gauche prolétarienne, un groupuscule maoïste, qui fut tué par balle lors d'un tractage aux usines Renault de Billancourt (Hauts-de-Seine). Par la suite, il fréquentera le Parti socialiste unifié (PSU) et le Ceres (gauche du PS de l'époque) de Jean-Pierre Chevènement.

     "GAULLISME"

    Mais ce qui a véritablement marqué son engagement politique est la mort d'André Malraux en 1976. "Par ses écrits, je suis venu au gaullisme. Mon premier engagement véritable, c'est le gaullisme." De gauche d'abord, avec Michel Jobert, puis, peu à peu, son gaullisme évoluera vers la droite. Il sera ainsi successivement proche de Philippe Séguin, Charles Pasqua, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers ou encore de Nicolas Dupont-Aignan. Jusqu'à Marine Le Pen aujourd'hui, dont il est l'un des porte-parole de la campagne.

    Pour la candidate du FN, M. Coûteaux est une belle prise. L'homme a des réseaux et il est médiatique. Sa mission première : "rassembler" des souverainistes "de droite et de gauche", autour de Mme Le Pen.

    Mais la famille souverainiste est complexe, faite d'inimitiés et de jalousies. Et M. Coûteaux y a des adversaires farouches qui veulent aussi être les califes des souverainistes, comme Daniel Fédou qui n'a pas de mots assez durs pour qualifier M. Coûteaux. "Fédou ? Il n'a pas de visibilité, ni politique ni idéologique", tranche l'intéressé.

    Paul-Marie Coûteaux – qui précise qu'il n'a pas rejoint le FN – vient d'ailleurs de créer son parti le SIEL (Souveraineté, indépendance et libertés) en vue des législatives de juin 2012.

    Et s'il affirme que Marine Le Pen et Louis Aliot étaient au courant, ce dernier assure que "Paul-Marie n'avait pas présenté les choses comme cela". Comprendre : il n'était pas prévu qu'un nouveau parti naisse. Résultat : ce sera Gaël Nofri, un proche de M. Coûteaux, qui assurera la coordination du "rassemblement national avec les forces patriotes et souverainistes".


Paul-Marie Coûteaux invité de La Chaîne Parlementaire

Jeudi 8 décembre



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    Paul-Marie COÛTEAUX  participe à  l'émission  "Objectif Elysée" présentée par Serge Moati sur LCP, consacrée à l’Europe et au traité en préparation, diffusée vendredi 9 décembre à 23 heures 30, samedi 10 décembre à 19 heures 30 et dimanche 11 décembre à 13 heures. Les autres invités sont Jean-Marie Cavada (député français - PPE - au Parlement européen, vice-Président du Nouveau Centre, Marie-Noëlle Lienemann (sénatrice PS, ancienne Vice-présidente - PSE - du Parlement européen) et Jacques Sapir (économiste).

  

Un porte-parole de Marine Le Pen crée son parti

1er décembre 2011


Source : Le Figaro

    Paul-Marie Coûteaux, qui veut rassembler la famille souverainiste, compte faire alliance avec le Front national lors des prochaines législatives. Une initiative diversement appréciée au parti frontiste.

    Souveraineté, indépendance et libertés, ou Siel. C'est le nom du parti que va lancer le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, qui a officialisé en septembre son ralliement à Marine Le Pen, dont il est depuis devenu l'un des porte-parole. L'objectif de cette nouvelle structure est clair : rallier les anciens du Mouvement pour la France, aujourd'hui en déshérence, et les déçus de Nicolas Dupont-Aignan. Et conclure ensuite un accord avec le Front national en vue des prochaines législatives.

    «J'ai expliqué à Marine qu'elle ne dépassera jamais un certain socle sans faire d'alliance», explique le souverainiste, qui n'est pas membre du parti frontiste. Marine Le Pen semble voir d'un bon oeil la création de Siel. Et pour cause : la candidate cherche à élargir la base électorale du parti frontiste et veut conquérir l'espace laissé vacant depuis le retrait de Philippe de Villiers. «Pour la présidentielle, il y a environ 1% à prendre dans cette frange de l'électorat, qui n'a plus de personnalité nationale d'envergure pour la représenter», explique Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l'extrême droite.

    Pour appâter les souverainistes, Marine Le Pen a promis de réserver un tiers des circonscriptions à des personnalités extérieures au Front national. Elle collectionne déjà les «prises de guerre» souverainistes : Bertrand Dutheil de la Rochère, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, et Florian Philippot, un autre ex-chevènementiste devenu le directeur stratégique de sa campagne, qu'elle a rencontré par l'entremise de Paul-Marie Coûteaux. Le futur dirigeant du Siel promet en outre que plusieurs cadres locaux du MPF, le mouvement de Philippe de Villiers, l'ont déjà rejoint dans son projet d'alliance, comme François-Régis Taveau (Gironde) et Christian Le Scornec (Seine-et-Marne).

    «Le FN n'a pas la culture du partenariat»
Paul-Marie Coûteaux semble doté du profil idéal pour mener à bien la mission de rassemblement de la mouvance souverainiste : avant de rejoindre Marine le Pen, cet énarque de 55 ans fut successivement proche de Philippe Séguin, Charles Pasqua, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers et Nicolas Dupont-Aignan. Mais il a déjà subi un premier échec avec le Rassemblement pour l'indépendance de la France (RIF), un parti qu'il a présidé jusqu'en octobre avant de démissionner. Dans une lettre adressée à ses militants, il déplorait alors «les limites du système partisan» et disait vouloir se dégager «des chapelles dont les divisions sont lassantes et stériles».

    Son initiative de créer un nouveau mouvement est loin de faire l'unanimité au sein du Front national. «Le FN ne connaît qu'une seule forme de ralliement : le passage avec armes et bagages sous la bannière du parti», explique Jean-Yves Camus. «Le FN n'a pas la culture du partenariat», confirme Paul-Marie Coûteaux. Le vice-président du parti frontiste, Louis Aliot, s'interroge déjà ouvertement sur la compatibilité entre les fonctions de porte-parole de campagne de Marine Le Pen et de dirigeant d'un parti extérieur au FN. «Nous lui avons demandé de ne pas mettre en porte-à-faux la campagne», assure-t-il.

    L'élaboration d'une une plate-forme programmatique commune aux deux structures risque aussi de poser problème. Là où le FN réclame une proportionnelle intégrale à tous les scrutins, Paul-Marie Coûteaux prône un système mixte, à mi chemin entre majoritaire et proportionnelle, «pour avoir un exécutif fort et éviter un retour à la IVe République». Et alors que le parti frontiste promet un «Etat fort» et critique non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans la fonction publique, le souverainiste évoque sans retenue une «baisse des dépenses publiques dans les secteurs non-régaliens», comme «la santé, l'éducation et les affaires sociales». Malaise de côté de Marine Le Pen : «Il ne m'a pas parlé de ça. Effectivement, il y aura des discussions. Et je crois beaucoup en mes capacités de conviction…»


Serait-ce la catastrophe annoncée si la France sortait de la Zone Euro ?

29 novembre 2011


Source : Marianne 2

    La sortie de l’euro, qui paraissait impossible voici encore quelques mois, devient une hypothèse sérieuse à laquelle il convient de se préparer. Jacques Attali, par exemple, partisan inconditionnel de la monnaie unique, écrit que l'euro a une chance sur deux de disparaître avant Noël. La sortie de l'euro est présentée tous les jours comme une catastrophe allant de soi. Philippe Murer, professeur vacataire de Finance à la Sorbonne, président de l’association Manifeste pour un débat sur le Libre Echange, essaye d’examiner la question froidement, de façon technique.

    Imaginons que la France souhaite sortir de la Zone Euro et décide d’en sortir unilatéralement. Elle recrée donc des Francs. Pour la simplicité, la France retient la règle suivante : 1 nouveau Franc vaut 1 Euro. Examinons s’il y aura une catastrophe ou si le scénario est maîtrisable ?


LES DECISIONS



LES CONSÉQUENCES

Monnaie

L’Allemagne est le seul grand pays AAA à pouvoir soutenir la Zone Euro. Le risque d’éclatement de l’Euro est immense puisque l’Allemagne ne peut continuer à soutenir seule les pays en difficultés. D’autre part, la sortie de la France donne des idées à d’autres pays de la Zone Euro, notamment les pays du Sud de l’Europe. Aussi, l’Euro ne s’apprécie pas contre le Franc. Nous examinerons tout de même tous les cas.

Financement de l’Etat 

Le Financement de l’Etat français se faisant maintenant à 0.25% auprès de la Banque de France, il n’y a plus de problèmes d’émission de dettes pour le Trésor Français. La règle d’or sur le déficit budgétaire permet aussi de rassurer les citoyens français et les investisseurs étrangers sur la volonté de la France de ne pas s’engager dans un cycle sans fin de « planche à billet ».

Banques

Pendant les vacances bancaires, on teste les banques. A cause notamment de ce changement de Monnaie, des banques sont en faillite virtuelle car elles ont perdu tous leurs fonds propres. L’Etat les nationalise à 0 Euros et les renfloue, prenant le contrôle d’une partie du système bancaire du pays. Comme l’Etat peut se financer à 0.25% auprès de la Banque de France, ceci est très facile. En échange de ce renflouement, l’Etat est riche de la valeur future de ces établissements bancaires repris pour presque rien.

CAS 1 : LA ZONE EURO ÉCLATE


L’Euro éclate car de nombreux pays du Sud imitent la France plutôt que de continuer dans le cercle dépressif d’austérité budgétaire…
Le Deutsche Mark, la Lire, la Pesetas etc. sont réintroduites
Le Deutsche Mark se réévalue de 25% par rapport au Franc à priori.
La Lire et la Pesetas se dévaluent de 25% par rapport au Franc à priori.