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Communiqué du 16 mai 2009
Après
une analyse approfondie de la préparation des élections européennes, le
comité directeur du Rassemblement pour l’Indépendance de la France
réuni à Paris, le 16 mai 2009, constate avec regret que ses efforts
pour la mise en oeuvre d'une stratégie de rassemblement des
souverainistes n'ont reçu aucun accueil favorable des mouvements
politiques avec lesquels il entretenait des rapports étroits. Le
comité directeur du RIF déplore que les chefs qui étaient censés
défendre les intérêts de la France aient choisi de s'égarer dans des
aventures personnelles sans avenir. La division est inscrite dans
l’oubli de la souveraineté : l'unité n’est possible que sur ce point de
communion. S’agissant d’élections au Parlement européen, il est
superflu d’aller plus loin en fait de « programme », puisque le
parlement européen n’est nullement chargé de mener une politique
autonome. Tout « programme » ou « projet pour une autre Europe », outre
qu’il divise nécessairement, est de toute façon, lors de ces élections,
hors de propos… L'abstention ou le vote blanc constitue
pour nous aujourd'hui, à grands regrets, la seule attitude possible, ce
qu'ont aussi conclu d'autres mouvements et personnalités attachés à la
souveraineté : Jean-Pierre Chevènement et le MRC, le Comité Valmy, les
Gaullistes de conviction, l'UPR, et bien d'autres... Le comité
directeur du RIF, conscient du rôle qui lui incombera après des
déconvenues électorales aujourd'hui probables, entend contribuer à
accroître la diffusion des Cahiers de L'Indépendance "ouverts aux
souverainistes de tous horizons".
Pour le comité directeur du RIF, le président Paul-Marie Coûteaux, le secrétaire général Alain Bournazel. * •
Communiqué du 29 avril 2009
Je constate que les divisions, trahisons et confusions qui règnent parmi ceux qu’avaient unis le Non à la Constitution
européenne et qui, depuis lors, n’ont pas réussi à se donner un
porte-parole incontesté, rendent impossible la constitution, où que ce
soit, de listes unies autour de leur seul point de communion possible,
la souveraineté nationale et populaire . Je ne serai donc pas candidat. Je
constate aussi que, entre le fédéral-réformisme des uns, empêtrés dans
les ambiguïtés de "l’autre Europe", et la fédéral-démocratie des
autres, absorbés par un mouvement pan-européen à direction
irlando-atlantique et célébrant à Rome le traité Monnet, la défense de
la souveraineté est aujourd’hui abandonnée par ceux qui en ont fait un
étendard occasionnel, cédant en rase et triste campagne à l’idéologie
dominante. Je
constate que c’est la même question, la souveraineté nationale, qui a
fait échouer les négociations des souverainistes de gauche, excluant
Jean-Pierre Chevènement que je rejoins dans le qualificatif de
« simulacre complet » qu’il a utilisé à propos de ces élections. Avec
bien d‘autres souverainistes de divers horizons, je m'associe à
l’appel au vote blanc ou à l’abstention le 7 juin prochain. Je
constate enfin que la majeure partie de ceux qui veulent délivrer la
France des tutelles qui, à Bruxelles, à Francfort, à Washington,
l’empêchent de mener une politique conforme à ses principes, ses
intérêts et sa vocation, sont aujourd’hui orphelins. A leurs
innombrables groupements, épars à travers tout le pays, aux dissidents
des partis, et notamment aux deux derniers nés, « les gaullistes en
colère », et le « M.P.F.I.D » réunissant plusieurs présidents de
fédération M.P.F., je donne rendez-vous pour les échéances nationales.
A l'initiative du RIF dont la mission me paraît plus que jamais
nécessaire, se tiendront prochainement des états-généraux de la
souveraineté qui, au delà de la simple affaire européenne, uniront les
âmes fortes de la République pour la reconquête de la souveraineté,
seul moyen pour la France et les Français de maîtriser leur avenir.
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Communiqué du 31 mars 2009
OTAN suspens ton viol !
Tous les patriotes sont invités à se réunir pour protester contre le
retour de la France dans l’organisation militaire intégrée de l’OTAN ce
jeudi 2 avril 2009 à 18 heures devant la statue du Général de Gaulle,
Place Clémenceau, 8ème arrondissement de Paris (métro
Champs-Elysées-Clemenceau).
Ce rassemblement, notamment organisé par le Rassemblement pour
l’Indépendance de la France, obéit à un seul mot d'ordre : être en
tenue de deuil, porter des drapeaux français en berne et jeter des
chrysanthèmes sur le cercueil symbolisant l’enterrement de la France.
Henri Tisot lira la lettre par laquelle le général de Gaulle signifia
en 1966 au président Johnson que la France quittait le commandement
militaire intégré de l’OTAN et réclamait le départ des troupes
étrangères stationnées sur son sol. Pierre Lefranc lira de son côté un
message dont nul ne doute qu'il sera la voix de tous les Français
attachés à l'oeuvre et à la mémoire du général de Gaulle.
A la veille du sommet de l'OTAN qui, réunissant Mme Merckel, MM. Obama
et Sarkozy à Strasbourg (France) et à Kehl (Allemagne), achèvera la
mise sous tutelle de notre indépendance militaire, nous entendons
rappeler haut et fort que l'indépendance voulue par le général de
Gaulle signifie que la France est avant tout une voix dans le monde.
Elle doit rester claire et distincte.
Il faut plus que jamais faire comprendre aux Français qu'ils n'ont de
meilleures armes que celles de la France, qu'il n'est point de France
sans politique française, ni de politique française sans
souveraineté.
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Communiqué du 24 mars 2009
Non à Bruxelles, Non à l'OTAN, Oui à la France !
Lors
d'une cinquième et ultime entrevue avec Nicolas Dupont-Aignan le 23
mars, j'ai définitivement refusé sa proposition de "tirer" la liste de Debout la République
dans la circonscription Ile-de-France dont je suis député sortant. Les
précautions, combinaisons et conditions dont il voulait assortir son
soutien sont trop éloignées de ce que je crois être le véritable enjeu
des européennes pour qu'il me soit concevable de jouer le rôle qu'il
entendait écrire pour moi.
En
réalité, je n'avais "carte blanche" que pour mener une liste dans
l'Ouest, où je réside, proposition insistante que j'ai aussi refusée,
d'abord par estime pour Philippe de Villiers, ensuite par souci de
préserver dans l'avenir les chances d'unité des opposants à la
supranationalité . L'heure
n'est pas au sauvetage de l'U.E., au bricolage de "plans B" pour une
"Europe différente", encore moins à une relance européenne par
l'extension du supposé "modèle Obama". Notre seul message qu'il faut
garder net et constant doit faire comprendre aux Français qu'ils n'ont
de meilleures armes que celles de la France, qu'il n'est point de
France sans politique française, ni de politique française sans
souveraineté. Telle est la seule façon de faire l'unité et d'éviter
l'épouvantable dispersion actuelle ; tel est aussi le seul combat qui
m'importe à l'occasion des européennes, et plus tard...
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Communiqué du 10 mars 2009
Non à l'Europe de la crise, Non à l'OTAN, Non à l'impuissance, Oui à la France !
Fidèle
à l'Europe des Etats voulue par le Général de Gaulle, je ne puis
accepter la prise en main de la campagne européenne des souverainistes
par l'organisme pan-européen dénommé Libertas-Europe.
Si
ce qui s‘est présenté comme un « label» pouvait afficher un lien entre
les NON à travers l'Europe, il semble que son rôle aille désormais
au-delà puisque son Président, l’homme d’affaires Declan Ganley est
allé jusqu'à évoquer le 18 février dernier devant les membres de mon
groupe Indépendance et Démocratie, la nécessité de "liste de
vote commune". Soucieux de préserver l'indépendance de mes votes et de
mes interventions, je récuse le parrainage de M. Ganley. Que ce soit en
faveur d'une Europe qui serait rendue "démocratique" par l'élection
d'un Président de l'Europe au suffrage universel, d'un "continent
ouvert" qui exclurait toute forme de protection ou de préférence
communautaire à commencer par la PAC, que ce soit l’intégration de la
Turquie, ou l'appartenance de tous les Etats membres à l'OTAN ("Focus"
février 2009), ses convictions ne sont pas celles pour lesquelles nous
nous battons depuis Maestricht.
Elu
en 1999 sur la liste Pasqua-Villiers-Garaud, réélu en 2004 en
Ile-de-France sur les listes "changeons d'Europe" soutenues par
Philippe de Villiers, j'entends poursuivre le combat victorieux du
référendum de 2005 et faire respecter le NON du peuple Français, ainsi
que l'indépendance de la France menacée par une double intégration dans
l'U.E. et dans l'OTAN.
Avec mes
amis du Mouvement pour la France, dont une trentaine de fédérations me
demandent aujourd'hui de poursuivre ma tâche dans l'esprit qui fut
toujours le nôtre (respect des Nations/Coopération entre Etats
souverains), comme avec ceux du Rassemblement pour l'Indépendance de la
France qui se veut un point de rencontre entre les souverainistes de
tous les horizons, avec les fidèles des Cahiers et de la Lettre de l'Indépendance, j'entends
construire en Ile-de-France une liste de large unité nationale pour que
se rassemblent toujours plus nombreux les esprits et les cœurs des
millions de solitaires qui, à l'heure des périls, ont besoin plus que
jamais des solidarités, des principes politiques traditionnels et du
nom même de la France.
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Le
député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux dénonce un
rapport sur la visite au Maroc d'une délégation du Parlement européen.
Plusieurs députés européens membres de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb Arabe ont
dénoncé, mardi 17 mars 2009, lors d'une réunion houleuse au Parlement
européen, les fuites organisées d'un "projet de rapport sur la visite
au Maroc d'une délégation du Parlement européen" et demandé "qu'une
mise au point soit faite officiellement". Paul-Marie Coûteaux,
également membre de la commission des affaires étrangères du Parlement
européen, a indiqué avec la plus grande fermeté qu’il "récuse ce projet
de rapport dans sa totalité et dans son esprit". Il a affirmé que cette
"très grave fuite vicie la procédure dès son origine", qualifiant d’
"absolument scandaleux" le fait qu’un projet de rapport soit mis à la
disposition de la presse avant qu’il ne soit validé. L’esprit du
document démontre, à ses yeux, que ses auteurs sont allés "au-delà de
leur mission en prenant des positions politiques". Paul-Marie Coûteaux
a préconisé de "revoir l’ensemble de la procédure et la totalité du
contenu de ce document".
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• Communiqué du 16 janvier 2009
Elections européennes : rassemblement en vue contre la supranationalité Le sondage sur "les rapports de force pour les élections européennes",
réalisé par l'IFOP les 8 et 9 janvier derniers, comme les rumeurs et
péripéties qui ont entouré le récent mini-remaniement ministériel, ont
montré à l'évidence que Philippe de Villiers reste la seule
personnalité d'envergure nationale capable de fédérer en juin prochain
les opposants à la supranationalité. Avec
un point de départ de 6%, et bien qu'il ait observé une longue période
de retrait, M. de Villiers est la figure marquante du Non
français, relayé par les Pays-Bas, l'Irlande, la Pologne et la
République Tchèque, à toute Constitution créant un grand Etat qui
nierait l'Europe des réalités. Il est remarquable que le même sondage
indique que certains électeurs du Oui se disent désormais disposés à voter pour ses listes, et que son meilleur score soit obtenu dans catégorie "ouvriers". Autour
de ce pôle, un rassemblement est désormais impérieux, d'une part avec
les défenseurs de la Chasse, de la Pêche, de la Nature et des
Traditions trop tôt publiés pour disparus ; d'autre part avec les
souverainistes du RIF qui lanceront le 4 février un comité de liaison
pour l'Indépendance de la France (CLIF) constitué de plusieurs
mouvements attachés à la défense de la souveraineté nationale et
populaire. Ce
rassemblement peut espérer le 7 juin un score à deux chiffres ; il doit
se constituer dans un esprit d'unité, et sans agressivité vis-à-vis des
mouvements de diversion et des stratégies solitaires. La France formera
ainsi au Parlement européen l'ossature du groupe Libertas réunissant les nombreux Non qu'expriment les peuples de l'Europe pour sauvegarder l'indépendance de leurs Nations et les valeurs de la démocratie.
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Communiqué du 12 décembre 2008
Divorce européen : point de non-retour
La
décision que vient d'annoncer le président de la République de faire
voter de nouveau le peuple irlandais sur un traité qu'il a déjà rejeté
il y a quelques mois dissout le dernier filet de légitimité de
l'échafaudage européen ; plus jamais, l'U.E. ne pourra être dite
démocratique : entre les peuples et les oligarchies bruxelloises, le
divorce a atteint un point de non-retour.
L'U.E. flotte désormais dans une dangereuse apesanteur d'autant plus
qu'après avoir renoncé à reconnaître ses fondements civilisationnels
(les "racines chrétiennes"), elle renonce à présent à son ultime
fondement politique possible, la démocratie et le droit des peuples. Et
voici qu'elle dérive même loin de ses propres principes fondateurs :
l'institution d'un commissaire par pays, mesure contenue à terme dans
le "commissaire irlandais", rompt avec sa première règle de base,
l'indépendance des membres de la Commission par rapport à leurs Etats,
et la fiction désormais béante selon laquelle ils représenteraient
l'intérêt supérieur de la Communauté : celui-ci n'existe donc plus,
même dans le discours.
Niant ses
principes comme ses fondements, rejetée par les peuples, débordée par
la crise économique, financière, sociale et bientôt politique qui
soulève contre les oligarques de tout poil en Grèce, en Italie, en
Espagne et bientôt de part en part toute la jeunesse d'Europe dans une
atmosphère de désespoir et de violence, l'U.E. se condamne à
disparaître à très court terme. J'appelle la jeunesse française à se
joindre à la révolte des jeunesses d'Europe.
A noter que l'AFP en a repris les passages suivants :
"Référendum en Irlande: "plus jamais, l'UE ne pourra être dite démocratique" (Coûteaux)
Le député européen Paul-Marie Coûteaux, président du RIF (Rassemblement
pour l'Indépendance et la Souveraineté de la France), a estimé vendredi
que "plus jamais, l'UE ne pourra être dite démocratique", en réaction à
l'accord ouvrant la voie à un second référendum en Irlande sur le
traité de Lisbonne.
Cette décision "dissout le dernier filet de légitimité de l'échafaudage
européen", a jugé dans un communiqué M. Coûteaux.
"Plus jamais, l'UE ne pourra être dite démocratique: entre les peuples
et les oligarchies bruxelloises, le divorce a atteint un point de
non-retour", a-t-il ajouté.
L'UE a entériné vendredi un accord ouvrant la voie à un nouveau
référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne d'ici novembre 2009, en
échange de concessions à Dublin comme le maintien de son commissaire à
Bruxelles."
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Communiqué de septembre 2008
Quand le futur est passé.
Etonnante année 2008 ! Les flonflons de l'interminable célébration
de " mai 68 " n'étaient pas plus tôt retombés
qu'une triple crise nous plongeait dans un monde à la fois
nouveau et sombre : économique d'abord, la panne de croissance,
en UE comme aux EU, étant au fond de tout ; commerciale ensuite
-échec de Doha, diminution du commerce international dont
témoigne le ralentissement du commerce maritime depuis plus
d'un an ; financière enfin, qui ne fait qu'accentuer les
autres, annonçant une série de crises sociales puis
politiques. Finalement, ce que l'on mesura d'abord en semaines,
puis en mois, et qu'il faudra compter en années est bien
autre chose qu'une crise, mais la décadence de tout un système.
Or, à pareille dimension, le crédit qui s'effondre
n'est pas bancaire, il est d'abord intellectuel : c'est celui d'une
idéologie si omniprésente depuis 68 qu'on ne peut
mieux définir qu'en partant de son point cardinal, une foi
inébranlable dans un progrès rapide et continu de
l'humanité, si naturel qu'il suffirait de " dépasser
" les contraintes anciennes et les vieux cadres (y compris
ceux de la politique), pour que l'innovation technique et la liberté
générale des mœurs et des échanges en
assurent le triomphe éternel. Ce progressisme comme idéologie
n'est pas le simple goût du progrès, lequel relève
du bon sens - la condition de l'homme de Croc-magnon en persuade
quiconque. Il est la certitude que le progrès va de lui-même,
que " rien ne l'arrête ", qu'il est en somme automatique
: l'avenir meilleur ne relève plus d'une préparation
volontaire et rationnelle, d'un souci politique, mais d'une promesse
: quoi que nous fassions, cette promesse sera tenue.
Le délire progressiste
Certes, l'idéologie du progrès vient
de loin. Dans " L'Invention du progrès ", Frédéric
Rouvillois montre comment, au long du XVIIIème siècle,
elle a peu à peu conquis les élites européennes,
jusqu'à l'apostasie de la Révolution. Depuis lors,
le domaine propre du politique se trouva lentement envahi par un
impératif nouveau autrefois dévolu aux religions,
le progrès infini. Qu'il s'agisse du progressisme démocratique,
si bien représenté par l'american dream, ou du communisme, lui aussi tendu vers " l'avenir radieux
", la politique ne fut plus pensable en dehors d'une soumission
totale aux promesses du futur. Plus proches qu'on ne le crut (d'où
les nombreux passages de l'un à l'autre), les deux matérialismes
modernistes, progressisme démocratique et communisme, finirent
par fusionner dans l'actuel " bloc historique " d'autant
plus parfait que, englobant les idéologies autrefois opposées,
il ne souffre plus de contestation : quiconque objecte ne peut être
qu'abominable réac.
Comme tout millénarisme, le progressisme s'étendit
à tout domaine, ce que permit la mère des anticipations,
l'anticipation financière, " l'argent facile ".
Lorsqu'en 1971, Richard Nixon, suspendit la convertibilité
du dollar, toute monnaie (faut-il dire toute " valeur "
?) ne fut plus gagée sur rien, sinon des espérances,
rebaptisées " potentiels " - de croissance, de
gains, de productivité… L'anticipation progressiste
ne se connut plus de borne, nourrie par la certitude si aimable
qu'il y a toujours de l'argent quelque part, qu'il suffit de "
débloquer les crédits ". On créa des "
actifs financiers " sous mille formes, combustible cru inépuisable
du progressisme universel : l'endettement (des individus, entreprises,
collectivités, Etats) fut tel que, aux Etats-Unis, la masse
monétaire fut multipliée par 24. Cet immense échafaudage
de crédits fondés sur d'autres, et finalement gagés
sur aucune richesse, flotte comme un père Noël au dessus
du monde : il y aura toujours un banquier, une assurance, un budget
public pour satisfaire à l'universel commerce des promesses.
On n'a pas assez dit que les subprimes venaient du coeur de la pensée
progressiste, permettre à tous les ménages aujourd'hui
pauvres mais riches demain de posséder leur maison…
Les faux monnayeurs
Dans le monde où la valeur n'est gagée
que sur les promesses du futur, tous les mots se mettent à
mentir, comme le papier-monnaie -ils ne disent plus la chose qui
est, mais ce qu'elle deviendra. Que sont par exemple les papiers
des " sans papiers ", sinon des traites sur l'avenir,
lesquellles ne garantissent nullement que l'on soit Français,
ou bien plus tard -on ne le vérifie pas que dans les stades
? De même, l'irénique dénomination " pays
en voie de développement " fut supposée assurer
la prospérité à des milliards d'êtres
qui
n'en virent jamais la couleur ailleurs que sur les écrans
de télévision. Idem, le mythe progressiste par excellence,
la jeunesse : elle est le futur, donc la vérité. Un
professeur n'a plus tant à enseigner (c'est à dire
à faire référence et révérence
au passé) qu'à "écouter ses élèves
", " apprendre mille choses d'eux " comme dit le
très moderne et sinistre " prof " d'Entre les murs…
Tout est possible ! Or, le " tout est possible " (slogan
de la campagne socialiste de 1974) n'envisage jamais que le pire
aussi soit possible, s'empêchant de penser des phases d'involution…
Las, autocélébré jusqu'à
plus soif par les hégémonies médiatico-financières
comme une page qu'on ne se résigne pas à tourner,
le progressisme est si ancré que, à la crise patente
de l'anticipation générale, nos oligarchies ne savant
répondre que par… l'anticipation. Les milliers de milliards
qui valsent ces jours-ci, de grand discours en grand sommets, de
" grande annonce " en G3, G5 ou G13, toute cette agitation
à quoi se réduit désormais une action politique
dépourvue de ses véritables instruments d'action ne
font que confirmer pour les bons peuples qu'il y aura toujours un
trésor caché. Or, ces " crédits "
ne reposent que sur celui des Etats dont on a par ailleurs minutieusement
sapé les bases - faut-il rappeler que le keynésianisme
revenu en majesté suppose précisément des Etats
forts, ce que n'est aucun Etat européen, miné depuis
trente ans par l'idéologie de son dépassement ? Combien
plus sage, quoiqu'infiniment plus douloureux, serait de rétablir
en effet les seuls instruments d'action légitime que sont
les Etats, de restaurer les prérogatives régaliennes,
de réformer les services publics en perdition (la Justice,
l'Education Nationale), de relancer une politique industrielle et
de la recherche. Plus que de crédits, il nous faudrait retrouver
la crédibilité, c'est-à dire l'autorité
politique.
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Communiqué du 18 juillet 2008
Tandis que la Belgique est plongée depuis plus d'un an dans
une crise si évidemment inextricable qu'elle annonce, pour
bien des observateurs, son probable effondrement comme Etat fédéral
et sa séparation en deux ou trois entités indéfinissables,
je m'étonne du complet silence des autorités françaises.
Seraient-elles secrètement désireuses de voir une
Belgique éclatée devenir le symbole de la dissolution
des Etats composant l'Union européenne et s'insérant
dans ce que ses thuriféraires nomment " l'Europe des
régions " ? Le gouvernement français ne saurait rester
plus longtemps indifférent aux nombreuses marques de sympathie
des francophones du Nord envers la France, patrie qui fut longtemps
la leur, et vers laquelle beaucoup se tournent aujourd'hui. Faut-il
rappeler que Clovis, fondateur du premier royaume de France, est
né à Tournai, que le statut de 1830 a été
imposé contre le sentiment des belges, que le 14 juillet
vient d'être célébré avec ferveur à
Liège ? Comment ne pas donner un signe d'intérêt
à ces parlementaires wallons qui ont récemment présenté
une " loi organique portant statut d'une Belgique française
" qui serait intégrée comme collectivité
territoriale autonome dans la République ? Comment ne pas
prendre en compte la croissance si rapide des francophones qui,
selon plusieurs sondages des derniers jours, souhaitent un tel statut
- de 10%environ il y a un an à 30% ? Les francophones belges sont libres de décider,
mais la France se doit de donner un signe fraternel. Il est simple
et aisé : il suffit qu'une voix officielle rappelle l'article
88 de notre Constitution disposant que "La République
peut conclure des accords avec des Etats qui désirent s'associer
à elle". Ce texte, déjà mentionné
par le général de Gaulle en 1967 après une
entrevue avec des parlementaires "rattachistes" permettrait
de conclure un "contrat d'association" avec la Wallonie,
dans le cadre d'une France des régions bien plus souhaitable
que l'"Europe des régions", synonyme de son absorption
dans la moulinette euro-atlantique. Ce signe serait donc souhaitable,
à la fois pour l'Europe, pour la France ; il l'est par dessus
tout pour répondre à la désespérance
belge.
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Communiqué du 2 juillet 2008Va-t-on tenir tous les patriotes en garde à vue?
Hier, en fin d'après-midi, place de l'Etoile,
des militants souverainistes dont beaucoup sont membres du Rassemblement
pour l'Indépendance de la France (RIF) que je préside,
ont spontanément manifesté leur colère devant
le fait que soit hissé sous l'Arc de Triomphe, à égalité
de statut avec le drapeau français, le fanion bleu supposé
symboliser l'Union européenne. Quatre de ces militants (René
Delacroix, Claire Baumier, Nicole Colas Bourbon, Henri Massol) ont
été interpellés par la police parisienne, conduits
au Commissariat de police de la rue du faubourg Saint Honoré
et gardés à vue. Ce matin du 2 juillet, ils étaient
encore en détention. Je m'élève contre le prolongement de
la garde à vue de ces valeureux militants, et je demande
leur libération immédiate. Je constate que cette affaire, inconcevable il y a
quelques années, témoigne d'une montée de la
tension sur le sujet de la supranationalité européenne,
observable à la fois du côté des militants souverainistes
de toutes obédiences, dont les manifestations spontanées
se multiplient, et de la police. Je rappelle que le fanion dit européen a d'autant
moins de légitimité qu'il fut rejeté avec la
Constitution européenne le 29 mai 2005, et n'était
plus mentionné par son succédané, le projet
de traité de Lisbonne. Le seul drapeau officiel est celui
de la République française tel que l'a fixé
la Constitution de 1958. Compte tenu de la charge symbolique et
émotive que revêt tout drapeau, je considère
que leur manipulation intempestive et provocatrice ne peut qu'accroître
la tension confinant à la provocation contre le peuple français
qui a majoritairement refusé l'actuel modèle de construction
européenne : nous mènerons aussi la bataille des drapeaux
!
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Communiqué du 13 juin 2008
La victoire des Nations
La très nette victoire du non en Irlande confirme ce qu'annonce
de toutes parts le XXIème siècle : le grand retour des
nations. Elle s'ajoute au non que la France a opposé voici
trois ans à la supranationalité européenne, suivie
par la Hollande. Elle s'ajoute aussi à tout ce que nous savions,
notamment grâce à une multitude de sondages convergents,
de la résistance des peuples à la supranationalité
de Lisbonne, au nom de ce qu'ils ont de plus précieux, le droit
de disposer d'eux-mêmes, de se gouverner selon leurs principes
et leurs intérêts propres, en d'autres termes leur souveraineté.
Dans la très grande majorité des pays qui n'ont pas
eu droit au référendum, ni pour le traité Giscard,
ni pour son pauvre succédané de Lisbonne, les sondages
indiquent un net refus du modèle supranational, supérieur
à 60% en Grande Bretagne, en Autriche, en République
Tchèque, en Hongrie, en Slovaquie, au Danemark, en Suède,
en Pologne, en Grèce, et dans une moindre mesure au Portugal
et en Italie : désaveu cinglant pour les parlements, qui ont
ou auraient tous ratifié sans trembler (y compris en Irlande…)
-désaveu aussi pour une certaine forme de démocratie
parlementaire, si malade aujourd'hui. Ajoutons qu'il est plus que
probable que le président tchèque M. Klaus refuse de
signer la ratification au nom de la République tchèque,
ce qui fait deux défaut de ratification au moins ; quant à
M. Brown, gageons qu'il va hésiter longtemps encore avant de
conduire à son terme la procédure de ratification en
Grande-Bretagne.
En somme, les oligarques de Bruxelles sont refusés par l'Europe
dont ils portent si indument le nom. C'est la méthode Monnet
qu'abattent aujourd'hui, avec la France et la Hollande, ce fier peuple
Irlandais dont il faut saluer le courage (on se souviendra longtemps
de l'incroyable menace de M. Kouchner, si obsédé à
abattre toute trace de nation en Europe : " si les Irlandais
votent non, ils en seront les principales victimes " -sic !-).
On sait que la fameuse méthode consistait à s'en remettre
au couple infernal que forment la Commission de Bruxelles et la Cour
de Luxembourg pour construire par petites touches subreptices, à
l'insu des peuples et contre eux, un Etat supranational chapeauté
par Washington. Elle est morte. Son échec était d'ailleurs
prévisible puisqu'elle revenait à créer l'Europe
contre les règles élémentaires de la démocratie,
dans le temps où l'on affirmait que ladite démocratie
était son fondement même, l'ultima ratio de notre modèle
politique. Cette contradiction, si caractéristique de toutes
les idéologies démentes, pouvait d'autant moins tenir
que l'Europe de Bruxelles niait dans le même temps l'ensemble
du substrat culturel et civilisationnel de nos nations, leurs racines
chrétiennes et leurs sources, Jérusalem, Athènes
et Rome. Bruxelles échafaudait un Etat immense au dessus du
vide, et ne pouvait que s'écrouler.
Quatre conséquences
La première conséquence du vote irlandais est juridique.
Comme le rappelle H. Védrine aujourd'hui même, tous les
points de la présidence française (qu'ils soient justifiés
ou non, là n'est pas la question) peuvent entrer en application
sur le fondement du traité de Nice -évidence, d'ailleurs,
puisque les dispositions de Lisbonne ne se seraient entrées
en application qu'en 2009. Toute tentative de faire autrement que
de rester dans le cadre de Nice ne serait qu'une forfaiture supplémentaire,
tant il est vrai que tout traité doit être ratifié
par chacun de ses signataires ou devient nul. Lisbonne est mort, Nice
s'applique. Hélas, pour nos grandioses bâtisseurs, il
fixait la répartition des voix au Conseil et des sièges
au Parlement, en sorte qu'il sera lui aussi caduc dès qu'interviendra
une nouvelle adhésion: ce n'est donc pas simplement Lisbonne
et Nice qu'il faut remplacer mais tous les traités: en d'autres
termes, édifier un nouveau traité fondateur pour une
autre Europe.
La deuxième conséquence est toute entière politique.
L'heure est venue de concevoir une autre Europe, respectueuse des
Nations et d'organiser leur collaboration sur des nouvelles bases:
lesquelles? comme nous l'avons demandé ici plusieurs fois (
c'est notre plan B que les médias refusent de prendre en compte)
il faut supprimer la Commission Européenne et la Cour de Luxembourg,
et placer le Conseil Européen et le Parlement de Strasbourg
(à réunir, à terme, avec le Conseil de l'Europe),
au service d'un ensemble de coopérations entre Etats, en privilégiant
cinq domaines d'action: une politique coordonnée de la recherche,
une politique industrielle, une politique commerciale (en réhabilitant
notamment, en tout domaine, la préférence communautaire),
assorties d'un pacte de défense véritablement européen
(c'est à dire délivré de l'OTAN), ainsi qu'une
surveillance accrue des frontières, renforçant des contrôles
nationaux si mal assurés aujourd'hui. Cette autre Europe est
possible : la France doit la proposer aux peuples, qui d'ailleurs
n'en veulent aucune autre.
La troisième conséquence fut annoncée par un
communiqué commun signé dès le 10 juin par mon
ami Patrick Louis pour le MPF et moi-même pour le RIF : dès
le 1er juillet, nous réunirons au sein du groupe Indépendance
et Démocratie un Comité Permanent de Surveillance de
la Présidence Française. Pas à pas, pendant six
mois, nous "marquerons" ainsi la présidence française
pour nous assurer qu'aucune de ses initiatives ne s'inscrit dans le
cadre du traité de Lisbonne, puisque, désormais, son
application est non seulement illégitime, mais illégale.
La quatrième conséquence est électorale: aujourd'hui,
à un an exactement du vote, s'ouvre la campagne pour les Européennes.
Le vote irlandais s'ajoute aux nombreux éléments qui
annoncent une belle victoire des partisans de la souveraineté
nationale et populaire. Les récents débats parlementaires
ont d'ailleurs prouvé (p.e. sur les OGM ou le label Bio) quue
les cadres fixés sur tout sujet par Bruxelles et Luxembourg,
sont si contraignants que ce qui ne s'appelle plus le pouvoir que
par dérision n'a plus grande marge -au point que les parlementaires
eux-mêmes et jusqu'à bon nombre de députés
UMP découvrent les conséquences de traités qu'ils
ont ratifiés en catimini, et dans leur propre brouillard. L'objectif
est évidemment de réitérer le "coup de 1999
" et de faire en sorte que nos listes devancent partout celles
de l'UMP.
L'Etat major UMP est aux abois. Pour éviter la probable bérézina
de juin 2009, il dispose de deux parades terribles: la première
est la diminution du nombre des sièges français (il
passera de 78 à 73) qui rendra l'élection plus difficile
puisque la barre est mécaniquement relevée -il faudra
obtenir de 8 à 10% des voix selon les régions. Il n'est
d'ailleurs pas exclu que nos négociateurs aient d'autant moins
défendu les sièges français (à la différence
de l'Allemagne qui, bien qu'elle ait déjà un nombre
de sièges proportionnellement supérieur à sa
population, soit 99, n'en perdra que 2, soit beaucoup moins que la
France !) qu'ils entrevoyaient ainsi l'occasion de se débarrasser
de nous. La seconde ruse consiste à susciter des divisions
en notre sein, et spécialement des candidatures contre nos
députés sortants: une manœuvre du même genre,
en 2004, a couté 3% à notre liste. Le but évidemment
n'est pas d'obtenir des élus, mais de barrer les sortants,
et nous empêcher d'obtenir les 12 ou 15 sièges désormais
à portée de nous.
Je mets solennellement en garde tous les Français attachés
à la souveraineté nationale et populaire, aux valeurs
de la République et à l'indépendance de la France,
contre ces manœuvres de diversion, et plus largement contre l'esprit
de désunion qui nous a déjà tant rongé
déjà, mais qui ne nous empêchera pas de vaincre
: le rassemblement de toutes nos forces est plus que jamais nécessaire
pour assurer ce dont la victoire des peuples contre leurs oligarchies,
le 29 mai 2005 en France et aujourd'hui en Irlande, porte la promesse
: la sauvegarde des patries, au premier rang desquelles la France,
et sa civilisation.
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Communiqué du 11 juin 2008
Les défenseurs français des souverainetés nationales
et populaires n'attendent pas le résultat du référendum
du 12 juin pour féliciter le peuple irlandais de manifester,
seul contre tous, tant d'indépendance d'esprit et de courage.
Dès aujourd'hui, ils s'engagent à faire respecter leur
Non et à créer un COMITE EUROPEEN DE SURVEILLANCE DE
LA PRESIDENCE FRANCAISE, voulant encore espérer que le président
et le gouvernement français amorceront le processus conduisant
à une autre Europe respectueuse des nations et des peuples.
Notre inquiétude se fonde sur le rejet par une forte majorité
de parlementaires européens, le 21 février dernier,
d'un amendement demandant à ce que "l'U.E. s'engage à
respecter le résultat du référendum irlandais",
ainsi que des récents propos de Bernard Kouchner affirmant
honteusement que si les Irlandais votent Non, ils en seront les premières
victimes. Le 1er juillet prochain, premier jour de la présidence française,
nous annoncerons la composition du comité de surveillance,
qui comportera notamment des Français, des Irlandais, des Hollandais
et d'autres défenseurs en Europe des souverainetés nationales.
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Communiqué du 23 mai 2008
1- A l'approche de la présidence française de l'UE,
du référendum irlandais du 12 juin et de l'anniversaire
du référendum du 29 mai 2005, la question européenne
redevient d'actualité. Elle touche même nos débats
intérieurs, comme l'a montré le débat OGM, dont
tous les cadres avaient été fixés par la directive
2001/18/CE de la Commission, et qui ne pouvaient faire l'objet que
d'une retranscription dans le droit français, nullement d'un
examen libre par la représentation nationale, obligeant le
gouvernement à rejeter des amendements pourtant soutenus par
une majorité de Français et de leurs élus (dont
de nombreux UMP), vraie cause des péripéties que l'on
vit. La chape de plomb européenne est au centre de la scène
française, et pour longtemps. 2- Après le coup de force du Traité de Lisbonne, qui
reprend l'essentiel de la Constitution rejetée, j'invite Parisiens
et Franciliens à se rassembler le jeudi 29 mai, fête
nationale de la souveraineté, à 18 heures 30, Place
St-Germain des Prés (Paris VIème) et à défiler
sous la bannière " Traité de Lisbonne = Coup d'Etat
" - seul insigne autorisé, le drapeau national.
Ce même jour des rassemblements semblables auront lieu dans
plusieurs villes de province, notamment à Aubagne, Compiègne,
Perpignan, Toulouse. Ces rassemblements pacifiques entrent dans le
cadre des manifestations spontanées organisées à
travers tout le pays à l'initiative d'Etienne Chouard sous
l'enseigne commune des MOCRIE (manifestations Obstinées Contre
le Régime Illégitime Européen), auxquelles j'invite
tous les électeurs du Non à participer.
La veille, mercredi 28 mai, à 16 heures 30, les députés
souverainistes français au parlement européen, Patrick
Louis et moi-même, accompagnés d'élus irlandais
partisans du Non, organisent une conférence de presse au siège
parisien du Parlement européen. Celle-ci sera suivie, à
19 heures, d'un pique-nique de soutien qui aura lieu devant l'ambassade
d'Irlande, 12 avenue Foch, Paris XVIème (M° Ch.de Gaulle)
3- Elu le 17 mai Président du RIF, j'entends en faire un
pont entre les souverainistes de tous horizons, notamment en vue de
préparer des listes communes lors des élections européennes
de juin 2009.
A ce sujet, le RIF condamnera les aventures solitaires, notamment
celle dans laquelle semble s'engager Nicolas Dupont-Aignan qui, depuis
plusieurs semaines déjà, annonce de son propre chef
vouloir présenter dans 7 circonscriptions européennes
des listes qu'il serait seul à parrainer, cela sans nullement
chercher la concertation avec quiconque. Il estime que M. de Villiers
a pourtant conquis dans ce type d'élection, après trois
campagnes prometteuses (12,4% en 1994 ; 13,1 % en 1999 avec Charles
Pasqua ; 6,9% en 2004) une légitimité incontestable.
Il rappelle à M. Dupont-Aignan, comme aux militants de Debout
la République, cette évidence physique et politique
que, quiconque "déstabilise" le premier de cordée
prend le risque de chuter le premier. 4- Dans l'immédiat, j'appelle tous les Français, connus
ou inconnus, à signer le texte intitulé "Le traité
illégitime de Lisbonne ne peut fonder aucun droit en France"
(1) déjà signé par Jean Foyer, Pierre Lefranc,
Pierre-Marie Gallois, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de
Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Louis, Maxime Gremetz, Jean-Paul
Bled, Alain Bournazel, ainsi qu'une cinquantaine d'autres personnalités.
Ce texte doit devenir une plate forme commune pour poursuivre la lutte
contre la supranationalité qui, bafouant chaque jour la démocratie,
enlève à la France et aux Français la pleine
responsabilité d'eux-mêmes.
(1) Le Peuple français a rejeté le 29 mai 2005 le projet
de Constitution européenne. Ce même projet, sous la forme
du traité de Lisbonne, a été ratifié dans
le mépris du peuple et la trahison de l'indépendance
nationale, avec l'approbation, au Parlement, de représentants
non mandatés à cet effet. La souveraineté est
inhérente à notre Nation ; nul représentant ne
peut l'abolir. Or, le traité porte une atteinte mortelle à
l'indépendance et à l'unité de la Nation. Il
met fin à notre liberté chèrement acquise, et
à notre faculté de décider de notre avenir. En
validant la charte des droits fondamentaux, il mène au communautarisme,
à l'inégalité des droits entre Français,
et à la désintégration nationale. Illégitime,
il est nul et non avenu, comme le seront les textes et jugements fondés
sur lui. Les auteurs de cette forfaiture devront en répondre
devant le peuple.
Contacts : 06 81 41 89 32 /            00 32 2 284 72 06
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APPEL AUX FRANÇAIS
par Paul-Marie COÛTEAUX
FRANÇAIS, FAISONS RESPECTER NOTRE NON
Le 29 mai 2005, près de 16 millions de Français (54,7
% des exprimés) ont refusé par référendum
une "constitution européenne" préparée
par une Convention sous présidence de M. Giscard d'Estaing.
Après un nouvel échec aux Pays-Bas, puis le gel du
processus par cinq autres pays, la plupart de ses partisans ont déclaré
qu'ils ne renonçaient pas à leur objectif, la création
d'un super-Etat européen. Le Président de la Commission,
M. Barroso, affirmait par exemple ("Entretiens d'Europe"
n° 18) vouloir "préserver le texte dans sa substance,
en particulier les réformes et les valeurs figurant dans les
parties I et II", affirmant même : "L'ensemble ne
peut pas être défait et négocié de nouveau
par les gouvernements, car il n'y a pas d'alternative". Le 28
février 2007, une conférence institutionnelle réunie
à Madrid par la présidence allemande appelait à
préserver la substance du traité constitutionnel par
un nouveau texte dont "la formulation devra être améliorée
pour emporter l'adhésion du public" (Service de presse
du Parlement européen, 1er mars 2007). Ce "nouveau"
texte s'appela d'abord et mensongèrement "mini-traité"
puis "traité simplifié", puis "traité
modificatif", cette dernière dénomination révélant
finalement le procédé retenu : il s'agit d'amender les
traités précédents, y compris le traité
de Rome, par un maquis de modifications si touffu (l'ensemble dépassant
3 000 pages) que, alors que le texte Giscard était du moins
lisible et propice au débat, "l'adhésion du public"
est cette fois escomptée par l'ignorance de son contenu véritable.
Le 23 juin, le sommet européen de Bruxelles donnait mandat
à une nouvelle Conférence Intergouvernementale de reprendre
l'ensemble des dispositions institutionnelles : personnalité
juridique permettant à l'UE d'être reconnue comme un
Etat à part entière sur la scène internationale
; instauration d'une présidence de l'UE "stable",
et autonome par rapport aux gouvernements, ainsi que d'un "haut
représentant pour la politique étrangère"
doté d'un service diplomatique - en clair d'ambassades ; élargissement
à 51 nouveaux sujets des domaines où la décision
est prise à la majorité, soit 71 sujets couvrant désormais
la quasi-totalité de la responsabilité politique ne
laissant aux anciens Etats que l'application des lois européennes
ou des domaines accessoires comme s'ils n'étaient plus que
de simples länders ; rappel de la jurisprudence de la Cour de
justice de Luxembourg posant la supériorité de toute
norme européenne sur toute norme nationale, et du titre V du
traité dit de Maëstricht posant que "la politique
étrangère et de sécurité commune s'inscrit
dans les cadres de l'OTAN". Par ailleurs, un protocole additionnel
mentionne la Charte des droits fondamentaux (titre II du traité
rejeté) qui permet à tout "citoyen européen"
d'attaquer tout gouvernement pour manquement à des principes
fort généraux, devant une cour de justice européenne
ainsi chargée d'une mission générale de surveillance
des Etats et des législations restant de leur compétence.
Un autre protocole additionnel fait du principe de concurrence libre
et non faussée un des "objectifs de l'Union", ceci
contrairement à l'annonce qui avait été faite
par le Président de la République à Bruxelles
le 22 juin.
Sur cette "relance européenne", très peu
d'informations sont données aux Français, lesquels sont
abusés par l'affirmation du nouveau Président de la
République selon laquelle "il n'y aura pas de Constitution
nouvelle", ce qui est vrai sur la forme et mensonger quant au
fond. Aucune information ne filtre des travaux de la conférence
de Lisbonne ; les grands moyens d'information sont muets. Si rien
ne vient y faire obstacle, c'est dans l'indifférence que l'obscur
traité sera furtivement ratifié par la voie parlementaire.
Ses premières applications interviendraient fin 2008 sous présidence
française, l'essentiel s'appliquant à partir de 2009.
La France dès lors ne sera plus une nation souveraine.
Nous sommes confrontés à une supercherie sans précédent,
une forfaiture qui dénie le suffrage universel, et montre une
fois encore que, avec la souveraineté nationale et populaire,
c'est la démocratie qui se trouve ainsi bafouée. Le
peuple français doit impérativement exiger du Président
de la République qu'il respecte le vote irrévocable
du 29 mai 2005.
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Mémorandum de Paul-Marie Coûteaux
du 24 juin 2007
Ce que contient la Constitution européenne
remaquillée
Une Constitution remaquillée est toujours une Constitution. Bon
connaisseur du débat institutionnel européen, M. Bourlanges
s'émerveille du " traité modificatif " adopté
le 23 aux petites heures : " Toute la Constitution est là !
Il n'y manque rien ! " ; et le Monde (24 et 25 juin) peut titrer
: " Les symboles disparaissent, le fond reste ". Quelques jours
après la fin du cycle électoral privant les Français
de toute expression nationale avant longtemps, le sommet n'avait d'autre
but que de reprendre le texte rejeté en 2005 en le remaquillant assez
pour éviter un nouveau référendum. La manœuvre
a donc réussi.
Je mets en garde les Français : ne nous laissons pas abuser par
les malicieuses déclarations des partisans les plus acharnés
de la supranationalité qui font mine de regretter la Constitution,
ici quelques mots, là quelques symboles, ni par une presse dupée
par le maquillage, qui évoque une victoire diplomatique de M. Sarkozy,
comme si la France qui a dit Non sortait victorieuse de l'épreuve
: en réalité les nonistes sont refaits, ce que montre toute
étude précise dudit "compromis" et de ses cinq points-clefs
:
1-Personnalité juridique accordée
à l'Union : point cardinal du fédéralisme
qui permettait au texte Giscard de s'intituler Constitution, il est repris
tel quel, certes discrètement. A lui seul, il crée en effet
un nouvel Etat qui peut désormais être reconnu comme tel sur
la scène internationale, ce qui permet de parler de nouveau de Constitution.
2-Présidence stable de l'Union
: si ce traité était ratifié, l'Union se trouverait
aussitôt placée sous l'autorité d'un Président,
réputé "stable" en raison d'un mandat allongé
- de six mois à deux ans et demi, et vraisemblablement porté
ensuite à 5 ans comme le mandat parlementaire européen. Surtout,
ce Président est désormais indépendant de tout Etat
- alors qu'il était auparavant un chef de gouvernement en exercice
; il sera doté d'une autorité propre, ainsi que d'un secrétariat,
puis d'un cabinet, etc... Gageons que cet instrument supranational se révèlera
d'autant plus efficace que, à la différence des autres institutions,
il sera incarné…
3-Haut Représentant pour la politique
étrangère : comme l'a avoué imprudemment
Nicolas Sarkozy lors de son allocution télévisée du
20 juin, c'est un "ministre des relations extérieures sans le
nom" ; mais, à l'instar du texte Giscard, il sera dès
2009 vice-président de la Commission, ce qui lui donnera un grand
poids auprès des autres Commissaires, et se verra doté d'un
"service diplomatique" - en clair d'ambassades, les quelque 120
actuels bureaux de l'Union dans les capitales étrangères étant
débaptisées et étoffées, leurs agents bénéficiant
(grâce à la personnalité juridique) d'immunités
et privilèges diplomatiques. A terme, lorsque ce super-ministère
aura pris son allure et son poids, les ministères nationaux seront
marginalisés, ce que symbolise déjà la délocalisation
du Quai d'Orsay annoncée par M. Kouchner. Quant à la référence
à l'OTAN, elle peut disparaître puisque le nouveau texte renvoie
explicitement au traité de Maestricht, dont le titre V fixait que
"Les Etats veillent à la conformité de leurs politiques
nationales avec les positions communes" (art. J-2), et précisait
que celles-ci devaient être compatibles avec "les cadres de l'OTAN".
A la politique étrangère commune, il manquait un instrument
: le voici.
4- Décisions à la majorité
qualifiée. Quel que soit le mode d'adoption (système
de Nice ou système appliqué partir de 2014), l'essentiel est
que le cercle des questions échappant à l'unanimité
s'élargisse considérablement ; outre les affaires communautaires
(politique agricole, commerciale, douanière et, surtout, industrielle
- dite "de concurrence", où la commission est pleinement
compétente), il inclut quarante nouveaux domaines, les uns d'ordre
économique (marché intérieur, énergie, recherche,
politique sociale "partagée" avec les Etats) et d'autres
plus régaliens : coopération judiciaire en matière
pénale, porte ouverte au Parquet européen, et coopération
policière, amorce d'une "police fédérale"
. Désormais, la compétence de l'Union concerne quelque 70
domaines, soit l'essentiel des décisions et de la responsabilité
politique - manquent encore la culture, l'éducation…
Schéma fédéral classique, d'autant que le compromis
de Luxembourg permettant à un Etat d'invoquer ses intérêts
vitaux, dont le candidat Sarkozy avait fait grand cas au cours de sa campagne,
n'apparaît plus : une décision adoptée à la majorité
s'appliquera dans tous les cas, et même un Etat qui n'y est pas favorable
devra le mettre en œuvre sous peine de sanctions. Régime de
fer, dont plusieurs Etats s'exemptent : la Grande-Bretagne, l'Irlande et
le Danemark ; pas la France.
5-Charte des droits fondamentaux.
Elle s'applique désormais de droit (sauf pour la Grande-Bretagne,
qui jouit d'une dérogation) ; non reprise in extenso, elle
fait cependant l'objet d'une référence dans le texte, ce qui
en droit revient au même - d'autant que le droit est ici interprété
par la très supranationale Cour de Luxembourg. Ses dispositions justifient
les critiques que nous avions développées en 2005 : comment
admettre par exemple le droit pour tout citoyen de saisir la Cour européenne
des Droits de l'Homme aux fins de condamner un Etat pour non respect de
principes très généraux - tel celui de l'égalité,
qui inspire déjà la reconnaissance de l'homoparentalité
ou du mariage homosexuel, ou celui de la liberté religieuse contre
un Etat appliquant une législation laïque - telle la loi sur
le voile ?
Il n'est pas question d'accepter un tel traité ; contrairement à
ce que prétend une propagande bien orchestrée, les concessions
aux souverainistes n'en sont pas. Certes, ne figurent plus les symboles
de l'Union, drapeau, hymne et devise ; mais ils ont déjà été
adoptés en Conseil et s'imposent sans qu'il soit besoin de les rappeler.
Il en va ainsi de l'ancien art.6 du texte Giscard posant la supériorité
de la norme européenne sur la loi nationale : si celle-ci ne figure
plus dans le traité proprement dit, il y est cependant renvoyé
explicitement dans une déclaration additionnelle, qui elle-même
rappelle la jurisprudence de la Cour de Justice, ce qui revient au même.
D'ores et déjà, outre les juges de Luxembourg, toutes les
juridictions nationales admettent la supériorité du droit
européen, écartant lois françaises, principes et dispositions
constitutionnels chaque fois qu'ils entrent en contradiction avec une norme
européenne. De même, c'est une escroquerie intellectuelle de
prétendre, comme le fait M. Sarkozy, que le principe de "concurrence
libre et non faussée" a disparu du traité, puisque celui-ci
renvoie à un protocole additionnel qui le proclame, et le présente
même comme un "instrument politique majeur" au service des
objectifs du nouveau traité - la gauche semble n'y voir que du feu.
Habiletés qui sont autant d'escroqueries morales, la pire étant
de nommer traité simplifié un texte qui crée juridiquement
un Etat et lui attribue de nombreuses compétences: il s'agit bien
d'une Constitution, moins ronflante que le texte Giscard et d'autant plus
habile
Il y a deux ans, les supranationaux étaient décontenancés
par le double non français et hollandais ; nous savions qu'ils chercheraient
une parade. Elle fut simple et terrible : le problème venant de la
France, c'est elle et ses Français qu'il fallait circonvenir ; pour
les oligarchies européennes, il aura suffit d'attendre l'élection
présidentielle et de trouver un homme assez rusé pour s'imposer,
avec leur aide, et capable, une fois doté d'une fraîche légitimité
d'annihiler en leur nom le Non des Français : la supercherie a parfaitement
fonctionné. Restait à faire quelques concessions aux récalcitrants
: un plus long délai pour la consultation des parlements nationaux,
à la demande des Pays-Bas (et de partis danois) ; la prolongation
pendant dix ans d'un système de pondération des voix qui avantage
beaucoup une Pologne qui, elle, s'est bien battue - essuyant des quolibets
innombrables : on moqua une phrase de son Président rappelant que,
sans l'agression allemande de 1939, la Pologne aurait aujourd'hui quelque
vingt millions d'habitants supplémentaires : un pays qui en détruit
un autre peut-il, soixante ans plus tard, arguer de sa faiblesse pour le
faire taire ? Il est vrai que l'habitude est désormais installée
de tourner en dérision tout pays qui prétendra affirmer ses
droits et ses principes.
Il y a quelque chose d'insupportable dans l'actuelle fanfaronnade de M.
Sarkozy assurant que "en un mois et demi, il s'est passé plus
de choses qu'en deux ans", ce qui est vrai : il s'est passé
ceci que la France a été trahie par un ensorceleur qu'elle
a pour son malheur placé à sa tête et qui peut désormais
parler en son nom. Ceux qui, en votant pour M. Sarkozy ont permis cette
supercherie portent une lourde responsabilité devant notre histoire.
J'appelle solennellement les Français qui ont dit Non à déjouer
les propagandes - d'abord pour eux-mêmes ; je les appelle à
étudier de près les informations qui filtreront de la prochaine
Conférence Intergouvernementale et le texte définitif signé
en octobre ; je les appelle à se mobiliser pour exiger que sa ratification
soit soumise à référendum ; je les appelle à
exiger pour la France un statut à tout le moins comparable à
celui de la Grande-Bretagne, et des protections pour les droits, les principes
et les intérêts de la France et des Français - et d'abord
le respect de la démocratie, c'est-à-dire de la souveraineté
populaire, dont on ne voit que trop qu'elle disparaît avec la souveraineté
nationale ; je les appelle à agir sur les partis ou les solidarités
diverses qui peuvent permettre de faire barrage lors du Congrès qui
devra modifier une nouvelle fois notre Constitution ; je les appelle à
manifester les troisièmes vendredis de chaque mois, à compter
du 19 octobre, quelles que soient leurs opinions ou leurs inclinations,
pourvu qu'ils soient attachés à la survie de la France comme
Nation libre parmi les Nations du monde.
• Communiqué du 12 décembre 2008
Divorce européen : point de non-retour
La
décision que vient d'annoncer le président de la République de faire
voter de nouveau le peuple irlandais sur un traité qu'il a déjà rejeté
il y a quelques mois dissout le dernier filet de légitimité de
l'échafaudage européen ; plus jamais, l'U.E. ne pourra être dite
démocratique : entre les peuples et les oligarchies bruxelloises,
le divorce a atteint un point de non-retour.
L'U.E. flotte désormais dans une dangereuse apesanteur d'autant plus
qu'après avoir renoncé à reconnaître ses fondements civilisationnels
(les "racines chrétiennes"), elle renonce à présent à son ultime
fondement politique possible, la démocratie et le droit des peuples. Et
voici qu'elle dérive même loin de ses propres principes fondateurs :
l'institution d'un commissaire par pays, mesure contenue à terme dans
le "commissaire irlandais", rompt avec sa première règle de base,
l'indépendance des membres de la Commission par rapport à leurs Etats,
et la fiction désormais béante selon laquelle ils
représenteraient l'intérêt supérieur de la Communauté : celui-ci
n'existe donc plus, même dans le discours.
Niant ses
principes comme ses fondements, rejetée par les peuples, débordée par
la crise économique, financière, sociale et bientôt politique qui
soulève contre les oligarques de tout poil en Grèce, en Italie,
en Espagne et bientôt de part en part toute la jeunesse d'Europe dans
une atmosphère de désespoir et de violence, l'U.E. se condamne à
disparaître à très court terme. J'appelle la jeunesse française à se
joindre à la révolte des jeunesses d'Europe.
•
Communiqué du 28 janvier 2007
Lundi 4 février, jour où les parlementaires, cédant
aux oligarchies iront à Versailles pour conformer la Constitution
nationale au prétendu "mini-traité" européen,
le mensuel des souverainistes L'Indépendance (directeur : Paul-Marie
Coûteaux) et le comité national Non c'est Non appellent
à un large rassemblement des Non de tous les horizons contre
la trahison de la démocratie et de la nation.
Nous nous rassemblerons à Versailles, avenue de Sceaux - le long
des Petites Ecuries - (à proximité de la Place d'Armes)
à 15 heures.
Le suffrage universel est bafoué ! Rassemblons-nous face aux
coup d'Etat de Sarkozy !
•
Communiqué du 14 septembre 2007
Admirable M. Jouyet ! En annonçant, avec l'aval de l'Elysée,
et conformément à ce qu'avait dit l'hiver dernier le candidat
Sarkozy, que la réforme constitutionnelle pourrait supprimer
l'article 88-5 faisant obligation au gouvernement français de
soumettre à référendum toute adhésion future
d'un nouveau membre, il prouve que les craintes des opposants à
l'entrée de la Turquie étaient fondées. Précisant
que l'initiative qu'avait prise Jacques Chirac voici deux ans d'inclure
cette précaution était à ses yeux "ni faite,
ni à faire", il donne à réfléchir aux
têtes légères qui ont voté pour lui. La manoeuvre
destinée à calmer les oppositions populaires manifestées
lors de l'ouverture des négociations le 3 octobre 2005 a réussi.
On annonce qu'un référendum serait organisé le
moment venu, on modifie la Constitution, puis, une fois les esprits
apaisés et les négociations lancées, on supprime
la précaution constitutionnelle et le tour est joué.
Le plaidoyer de M. Jouyet pour la voie parlementaire est significatif
de la façon dont la France est désormais gouvernée
: dire que la voie parlementaire fera aussi bien l'affaire, c'est admettre
comme allant de soi que le Parlement peut parfaitement dire Oui là
où le peuple aurait parfaitement dit Non.
Cette affaire montre une fois de plus que la France, dont on a attendu
que s'achève en juin le cycle électoral, est prise dans
l'engrenage sans que son peuple ne puisse plus rien dire. Elle prouve
qu'il est décidément essentiel d'imposer à M. Sarkozy
un référendum avant toute ratification de la Constitution
européenne (nouvelle mouture). J'appelle tous les patriotes de
droite comme de gauche et tous ceux qui ne sont ni de droite ni de gauche
à manifester le 19 octobre lors du sommet européen de
Lisbonne. Je les appelle d'ores et déjà à se rassembler
dans cette perspective.
Le masque du patriote que s'était donné Nicolas Sarkozy
est désormais tombé, en tous sujets, et notamment sur
le point cardinal de la Constitution européenne et de l'adhésion
de la Turquie. J'appelle les dirigeants et les militants souverainistes
à ouvrir les yeux sur ce fait et à reprendre le combat
pour la défense de la souveraineté nationale et populaire
et celle de la civilisation française.
•
Communiqué du 21 juin 2007
La réunion de famille qui se tient à Bruxelles sous le
nom de sommet européen n'a qu'un seul but : éviter partout
le référendum, ce qui se nomme en langage bruxellois risque
de déferlement populiste. Il est significatif qu'il se tienne
quelques jours à peine après la fin du cycle électoral
en France : on attendait que le peuple français n'ait plus la
parole pour que ses "représentants" puissent dire Oui
là il avait dit Non déclenchant la fameuse "crise
européenne".
Derrière les habituels jeux de rôle et opérations
de dramatisation de dernière minute, il est probable que les
Vingt-Sept parviendront à un accord, dégageant les grandes
lignes d'une Constitution remaquillée, quitte à consentir
à la Grande-Bretagne des dérogations, comme d'habitude,
et des amodiations, délais ou compensations financières
à quelques autres récalcitrants. Le prétendu "traité
simplifié" reprendra l'essentiel des dispositions institutionnelles
du titre un du traité rejeté, assurant définitivement
la supranationalité. Il est évident que les quarante domaines
passant à la majorité permettront d'adopter ensuite sans
débat toutes les politiques imprudemment inscrites dans le projet
Giscard - qu'il s'agisse des services publics, de la fiscalité,
des droits sociaux, et d'autres. Il instituera un Président européen
indépendant des gouvernements et un ministre des Affaires étrangères
qui, comme l'a dit, sans rire, M. Sarkozy, "n'en portera pas le
nom". A quoi dès lors servira M. Kouchner et son administration
délocalisée ?
Faire accepter pareille Constitution bis sans référendum
est une supercherie : d'une part, les politiques que veut mener l'UE
depuis des années seront alors faciles à imposer sans
plus aucun débat dans les Etats (finis les rêves d'Europe
sociale qu'agite une gogoche qui n'y voit que du feu), d'autre part,
ce traité ouvrira la voie à d'autres traités dans
l'avenir comme l'annonce M. Lamassoure sur France Culture. Il est faux
de prétendre que l'Europe sombrerait sans la perfusion d'un traité
tous les cinq ou six ans comme elle en a pris l'habitude depuis l'Acte
Unique de1986 : elle ne fonctionne déjà que trop bien
sous le régime du traité de Nice, alors présenté
comme "pur et parfait" par ses signataires.
Les souverainistes exigent au moins pour la France qui a dit Non les
quatre garanties de souveraineté présentées par
M. Blair comme non négociables. Ils demandent par ailleurs à
M. Sarkozy l'organisation d'un référendum - comme le font
des membres de plusieurs groupes du Parlement européen pourtant
favorables à la Constitution. En admettant, par une phrase stupéfiante
que "le premier référendum a plongé l'Europe
dans la crise, un second la tuerait", M. Sarkozy admet implicitement
que le texte qu'on prépare dans son dos serait désapprouvé
par le peuple français. Il ne serait donc pas légitime
et ouvrirait la voie à une grave crise politique et sociale.
Tous les partisans de la souveraineté nationale et populaire
y sont prêts.
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Communiqué du 13 juin 2007
Dimanche prochain, aucune des voix opposées à la Constitution
européenne ne saurait se porter sur un candidat de l'UMP, ce
parti dont les députés européens ont approuvé
encore, jeudi 7 juin, le rapport Baron-Crespo/Brok exigeant "la
poursuite du processus constitutionnel en cour, sur le base du traité
constitutionnel, si nécessaire sous une forme différente".
En prétendant qu'il n'y aurait pas de Constitution européenne,
M. Sarkozy a joué sur les mots et trompé les Français
: se disant "en plein accord" avec Romano Prodi comme Angela
Merkel ou José Zapatero, défenseurs de l'adoption de la
Constitution telle qu'elle est, M. Sarkozy a rangé la France
dans le camp des Oui. C'est une insulte aux Français qui ont
dit Non et à leurs porte-paroles.
Je m'étonne donc que le MPF appelle aujourd'hui à voter
UMP. Alors que le Système a noyé les 55% de Non du 29
mai, ceux-ci pourraient n'avoir plus de porte-parole dans la future
Assemblée, aux seules exceptions de MmeBesse et de M. Sarlot.
Il est évident que toutes les voix souverainistes doivent aller
aux sur les derniers d'entre eux encore en lisse au second tour, notamment
Marie-Françoise Bechtel (2ème-Indre), Marine Le Pen (14ème-Pas
de Calais), Jean-Pierre Chevènement (2ème-Belfort), Vincent
Peillon (3ème-Somme), Georges Sarre (2ème-Creuse).
Par ailleurs, le candidat RIF - Rassemblement pour l'Indépendance
de la France - dans la 2ème de Gironde (où se présente
M. Juppé) a reçu consigne d'appeler à voter blanc
au second tour.
Une inévitable majorité UMP va ratifier aussi vite que
possible un "traité simplifié" supprimant, comme
se proposait de le faire la Constitution rejetée, ce qui reste
à la France de souveraineté nationale et populaire. Pas
avec nos voix !
•
Communiqué du 31 mai 2007
Après le Non français du 29 mai 2005, M. Chirac
se sentait tenu à une certaine expectative. Au contraire, M.
Sarkozy se livre à un stupéfiant activisme pro-bruxellois,
comme le confirme sa visite à Madrid : s'il accepte que soit
modifié le nom de Constitution, il garde le contenu du traité
initial, conformément au souhait de ses interlocuteurs espagnols,
farouches défenseurs du Oui.
Le 21 mai, le négociateur personnel de Mme Merkel s’étonnait
de « trouver une France si docile » ; le 28 mai, après
leur rencontre à l’Elysée, M. Sarkozy s’est
félicité d’avoir « des positions très
proches » de M. Prodi, celui-là même qui refuse depuis
des mois tout « compromis constitutionnel au rabais ». L'accord
de Madrid confirme les pires craintes des souverainistes : désormais,
la France est aux côtés des pays les plus favorables au
maintien de la Constitution, l’Allemagne, l'Espagne ou l’Italie,
contre les pays eurosceptiques, les Pays-Bas (dont le Gouvernement s’estime
lié par les règles minimales de la démocratie),
la Pologne et la Grande Bretagne. On a même entendu cette semaine
le porte parole de l’Elysée, M. Martinon, exhorter M. Blair
« à se montrer courageux sur la majorité qualifiée
» !
Des mécanismes supranationaux se dégagent bel et bien
au fil des jours : instauration d’un président européen
et d’un ministre des affaires étrangères ; reconnaissance
de la personnalité juridique qui fera de l'Union européenne
un Etat à part entière ; extension du champ de la majorité
qualifiée, et quasi disparition du droit de véto ; supériorité
du droit européen sur toute norme nationale : ce sont les points-clefs
de la Constitution que M. Sarkozy va faire avaliser par un Parlement
à sa botte. Or, le Parlement ne peut déjuger le peuple,
à moins d’un coup d’Etat de velours qui annonce une
très grave crise politique en France.
M. Sarkozy se moque-t-il à ce point du peuple ? En déclarant
« qu’il n’y aurait pas de Constitution européenne
», il joue honteusement sur les mots. J’appelle tous les
souverainistes à se remobiliser : pas une voix ne doit aller
à aucun des candidats UMP, même s’il s’est déclaré
opposé à la Constitution européenne. Nous serons
appelés à nous manifester le 21 juin, jour du prochain
sommet.
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Communiqué du 18 mai 2007
On se demande à quel degré M. Sarkozy prend ses
discours de campagne au sérieux. Après avoir vilipendé
Mai-68, il nomme aux Affaires étrangères et européennes
un soixante-huitard emblématique, Bernard Kouchner, ancien dirigeant
de l'Union des Etudiants Communistes. Après avoir fait des gloses
sur l'identité nationale, la grandeur et l'indépendance
de la France, il confie notre diplomatie au seul homme politique français
ayant approuvé l'invasion de l'Irak. Après avoir promis
qu'il n'y aura pas de Constitution européenne, il en accepte
les dispositifs supranationaux essentiels sous couvert de réforme
institutionnelle.
Combien emblématique l'adoubement du nouveau président
français à Berlin, où il tint à recevoir
le jour même de son investiture, de la Kaiserin Angela l'onction
du Saint Chrême !
J'appelle tous les Français qui ont voté "Non"
en 2005 et pour M. Sarkozy il y a 10 jours à ouvrir les yeux
et à voter lors des législatives pour les candidats du
MPF (Mouvement Pour la France) et du RIF (Rassemblement pour l'Indépendance
de la France) qui ont conclu un accord. Les souverainistes qui se sont
laissé tromper par la démagogie de cet ennemi de la souveraineté
nationale seraient, s'ils ne se reprenaient pas, les pauvres dindons
d'une sinistre farce.
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Communiqué du 10 mai 2007
En célébrant l'abolition de l'esclavage, ce 10
mai, au jardin du Luxembourg, alors que l'avant-veille, sous d'autres
cieux, il était trop occupé pour célébrer
la victoire sur le nazisme, M. Sarkozy a tôt cédé
à la repentance.
En préférant insister sur les jours sombres plutôt
que sur les jours de victoire, il remise ses discours de campagne et
cède à l'idéologie dominante, si conforme aux vues
des oligarchies dont les derniers jours ont montré à quel
point il reste leur prisonnier. Les masques tombent plus vite que prévu.
Le parti national ne tardera pas à recueillir les fruits des
graines que Nicolas Sarkozy a imprudemment semées depuis le début
de ce printemps. Nous aurons bientôt beaucoup d'eau sous la coque.
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Communiqué du 25 avril 2007
Dimanche, la majeure partie des voix souverainiste a été
aspirée par la démagogie des trois candidats présélectionnés
de l'Euroland. Servis par de puissants moyens, ceux-ci ont fait oublier
qu'ils étaient favorables à la Constitution européenne
pourtant rejetée massivement par les Français.
Au second tour, aucune voix souverainiste ne doit donner une légitimité
populaire au coup de force qui se prépare. En particulier, aucune
de nos voix ne saurait aller à Nicolas Sarkozy, qui a d'ores
et déjà approuvé le plan Merkel de relance de la
Constitution et s'apprête à le faire avaliser en catimini,
sous la forme d'un mini-traité, par la voie parlementaire.
J'appelle tous les Français qui le 29 mai 2005 ont dit "non"
à exprimer leur refus de ce grave détournement de démocratie
en déposant dans les urnes un bulletin blanc.
J'appelle tous les Français attachés à la liberté
de la France à rejoindre le RIF (Rassemblement pour l'Indépendance
et la Souveraineté de la France) qui réunira 72, avenue
Félix Faure Paris 15ème, samedi 28 avril, une convention
nationale en présence de Nigel Farage, Président du parti
indépendantiste britannique UKIP, co-président du Groupe
Indépendance et Démocratie au Parlement européen.
Que les souverainistes de tous horizons reprennent leur longue marche
pour la reconquête de la souveraineté populaire et nationale
et fassent obstacle à tout nouveau traité visant à
"approfondir l'UE", c'est-à-dire à limiter encore
l'indépendance de la France.
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Communiqué du 23 mars 2007
En voulant à toutes forces relancer la Constitution qu'ils ont
rejetée par référendum, la Chancelière allemande
insulte les Français. C'est le pas de trop, qui prouve que l'U.E.
n'est pas démocratique en son essence même.
Mettons en garde les apprentis-sorciers de l'axe Rome-Berlin qui pavoisent
aujourd'hui : s'ils s'entêtent à imposer aux peuples les
sortilèges d'une dite "Union européenne" qui
dans la réalité détruit l'Europe, ils les obligeront
à la quitter. Déjà plusieurs partis le réclament
à travers le continent (UKIP en Grande-Bretagne et désormais
le RIF en France). D'un NON à la Constitution, le 29 mai pourrait
se transformer bientôt en un NON à l'U.E. toute entière.
Privées de légitimité, réduites à
des pouvoirs de fait, les institutions supranationales, la Commission
de Bruxelles comme la Cour de Luxembourg, seront tôt ou tard balayées.
50 ans, ça suffit ! S'étant privée de sa seule
substance vivante, les nations, l'Union, zone économique du monde
à la plus faible croissance, fait de l'Europe l'homme malade
de la mondialisation. Des agricultures menacées, des industries
délocalisées, des civilisations détruites, une
jeunesse reformatée sur le modèle américain - dont
le slogan "Together since 57" est emblématique -, des
Etats interdits de politique : notre continent est devenu incapable
de distinguer ses propres intérêts.
Mais la conscience des peuples évolue : ils comprennent que,
U.E. ou démocratie, il faudra choisir. Par leur insistance, l'Allemagne
et les oligarchies européennes dont le rêve de Rome, une
Europe ouverte devenue une Europe offerte, ressemble de plus en plus
au pacte de Faust vendant son âme contre la promesse d'une éternelle
jeunesse. Hélas, les europiomanes se sont tant drogués
à la supranationalité qu'ils ne peuvent sortir de la "gueule
de bois" du 29 mai que par le coup de force : en biffant la voix
des Français, la " Déclaration de Berlin " risque
de montrer aux peuples que, faute de pouvoir réformer l'U.E.
ils doivent songer à s'en délivrer. L'U.E., il faut désormais
la changer ou la quitter.
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Communiqué du 7 mars 2007
Alors que l'on va célébrer à grand bruit les 24
et 25 mars, à Berlin, le 50ème anniversaire du Traité
de Rome et que, demain à Bruxelles, la présidence allemande
relance la Constitution, il est frappant que la campagne présidentielle
française reste muette sur l'Europe.
L'explication est simple : pendant que les candidats des grands partis,
notamment N. Sarkozy partisan de la voie parlementaire, bafouent le
Non français, les quatre candidats souverainistes se trouvent
accaparés par le "barrage des signatures" résultant
de leur assèchement systématique par le même Sarkozy
qui, usant de toute son autorité de ministre de l'Intérieur,
les contraint à se disputer mutuellement les parrainages indépendants,
ou bien à composer avec lui. N. Sarkozy prépare ainsi
le passage en force de la Constitution pendant que plus d'un quart de
l'électorat français (la moitié au moins des non
du 29 mai) est réduit au silence. C'est le coup d'Etat permanent.
Ainsi, la France sera de deux façons faite et refaite : D'une
part, une Constitution dont les Français n'ont pas voulu leur
sera imposée par le tour de passe-passe d' une présidentielle
dès le départ faussée ; d'autre part, le douteux
vainqueur de mai, ne procédant pas d'un vrai suffrage universel
mais d'un suffrage censitaire d'un nouveau type n'aura pas la légitimité,
c'est-à-dire l'autorité politique nécessaire pour
défendre les intérêts du peuple français.
J'appelle les maires qui font la grève des signatures (au point
qu'aucun des candidats souverainistes ne sera peut-être candidat)
à mesurer l'extrême gravité de la responsabilité
qu'ils prennent aujourd'hui.
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Communiqué du 24 janvier 2007
En évoquant la souveraineté du Québec, Mme Royal
met fin au désintérêt des gouvernements français
pour le Québec. A la veille d'un probable retour au pouvoir du
Parti Québécois et d'un référendum que les
souverainistes ont toutes chances de remporter, les souverainistes français
saluent cette position courageuse, et se félicitent de cette
entrée dans le débat présidentiel de la francophonie,
dimension majeure de notre diplomatie dont l'axe franco-québécois
est le support nécessaire.
Tout candidat peut se prononcer pour la souveraineté de quelque
nation que ce soit, le Liban ou le Québec. De ce point de vue,
Mme Royal a raison, n'était son inconséquence : alors
qu'elle approuve une Constitution fédérale qui ruine la
souveraineté française, comment peut-elle prôner
celle du Québec ? Alors que les socialistes ont délaissé
la francophonie et que Lionel Jospin a annulé les sommets franco-québécois
instaurés par les accords Peyrefitte-Johnson de 1965, elle va
plus loin qu'aucun gouvernement français n'osa le faire !
Les souverainistes réclament depuis longtemps une grande politique
francophone, laquelle suppose une vigoureuse défense de la langue
française en France même, notamment le renforcement de
la loi Toubon dont Mme Royal s'est plusieurs fois moqué publiquement.
Qu'elle s'intéresse donc aux actions en justice en cours pour
le respect du français dans l'entreprise, comme celle que le
syndicat CFTC intente à Europe Assistance qui impose à
ses salariés de travailler en anglo-américain. Seuls les
souverainistes prennent au sérieux la cause de la langue française,
le développement de la francophonie et le renforcement du lien
entre une France souveraine et un Québec souverain.
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Communiqué du 14 janvier 2007
Toute équivoque est donc aujourd'hui levée : investi
par une convention à l'américaine, Nicolas Sarkozy est
plus que jamais l'homme d'un parti, et nullement l'homme de la nation
en qui pourrait se reconnaître un seul gaulliste de conviction.
Président fondateur du RIF que j'ai créé en 2002
après avoir quitté le RPF de Charles Pasqua, membre de
l'Institut Charles de Gaulle, ancien directeur de la revue du RPR "Une
certaine idée", j'appelle tous les Français fidèles
à la mémoire et à l'oeuvre du général
de Gaulle à dénoncer l'imposture de Nicolas Sarkozy :
nulle voix ne doit se porter sur le candidat de l'insupportable, la
relance de la "Constitution européenne", l'alignement
sur les Etats-Unis, l'abandon des services publics et le renoncement
à l'unité de la nation par un communautarisme généralisé
qui signerait sa mort. Que les ambiguïtés se dissipent :
le souverainisme sera au XXIème siècle ce que le gaullisme
avait été depuis 1940, le seul mouvement capable de défendre
la souveraineté de la France et de fonder sur elle une grande
politique nationale.
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