Communiqué du 28 janvier 2007
Lundi 4 février, jour où les parlementaires, cédant
aux oligarchies iront à Versailles pour conformer la Constitution
nationale au prétendu "mini-traité" européen,
le mensuel des souverainistes L'Indépendance (directeur : Paul-Marie
Coûteaux) et le comité national Non c'est Non appellent
à un large rassemblement des Non de tous les horizons contre
la trahison de la démocratie et de la nation.
Nous nous rassemblerons à Versailles, avenue de Sceaux - le long
des Petites Ecuries - (à proximité de la Place d'Armes)
à 15 heures.
Le suffrage universel est bafoué ! Rassemblons-nous face aux
coup d'Etat de Sarkozy !
Communiqué du 14 septembre 2007
Admirable M. Jouyet ! En annonçant, avec l'aval de l'Elysée,
et conformément à ce qu'avait dit l'hiver dernier le candidat
Sarkozy, que la réforme constitutionnelle pourrait supprimer
l'article 88-5 faisant obligation au gouvernement français de
soumettre à référendum toute adhésion future
d'un nouveau membre, il prouve que les craintes des opposants à
l'entrée de la Turquie étaient fondées. Précisant
que l'initiative qu'avait prise Jacques Chirac voici deux ans d'inclure
cette précaution était à ses yeux "ni faite,
ni à faire", il donne à réfléchir aux
têtes légères qui ont voté pour lui. La manoeuvre
destinée à calmer les oppositions populaires manifestées
lors de l'ouverture des négociations le 3 octobre 2005 a réussi.
On annonce qu'un référendum serait organisé le
moment venu, on modifie la Constitution, puis, une fois les esprits
apaisés et les négociations lancées, on supprime
la précaution constitutionnelle et le tour est joué.
Le plaidoyer de M. Jouyet pour la voie parlementaire est significatif
de la façon dont la France est désormais gouvernée
: dire que la voie parlementaire fera aussi bien l'affaire, c'est admettre
comme allant de soi que le Parlement peut parfaitement dire Oui là
où le peuple aurait parfaitement dit Non.
Cette affaire montre une fois de plus que la France, dont on a attendu
que s'achève en juin le cycle électoral, est prise dans
l'engrenage sans que son peuple ne puisse plus rien dire. Elle prouve
qu'il est décidément essentiel d'imposer à M. Sarkozy
un référendum avant toute ratification de la Constitution
européenne (nouvelle mouture). J'appelle tous les patriotes de
droite comme de gauche et tous ceux qui ne sont ni de droite ni de gauche
à manifester le 19 octobre lors du sommet européen de
Lisbonne. Je les appelle d'ores et déjà à se rassembler
dans cette perspective.
Le masque du patriote que s'était donné Nicolas Sarkozy
est désormais tombé, en tous sujets, et notamment sur
le point cardinal de la Constitution européenne et de l'adhésion
de la Turquie. J'appelle les dirigeants et les militants souverainistes
à ouvrir les yeux sur ce fait et à reprendre le combat
pour la défense de la souveraineté nationale et populaire
et celle de la civilisation française.
Communiqué du 21 juin 2007
La réunion de famille qui se tient à Bruxelles sous le
nom de sommet européen n'a qu'un seul but : éviter partout
le référendum, ce qui se nomme en langage bruxellois risque
de déferlement populiste. Il est significatif qu'il se tienne
quelques jours à peine après la fin du cycle électoral
en France : on attendait que le peuple français n'ait plus la
parole pour que ses "représentants" puissent dire Oui
là il avait dit Non déclenchant la fameuse "crise
européenne".
Derrière les habituels jeux de rôle et opérations
de dramatisation de dernière minute, il est probable que les
Vingt-Sept parviendront à un accord, dégageant les grandes
lignes d'une Constitution remaquillée, quitte à consentir
à la Grande-Bretagne des dérogations, comme d'habitude,
et des amodiations, délais ou compensations financières
à quelques autres récalcitrants. Le prétendu "traité
simplifié" reprendra l'essentiel des dispositions institutionnelles
du titre un du traité rejeté, assurant définitivement
la supranationalité. Il est évident que les quarante domaines
passant à la majorité permettront d'adopter ensuite sans
débat toutes les politiques imprudemment inscrites dans le projet
Giscard - qu'il s'agisse des services publics, de la fiscalité,
des droits sociaux, et d'autres. Il instituera un Président européen
indépendant des gouvernements et un ministre des Affaires étrangères
qui, comme l'a dit, sans rire, M. Sarkozy, "n'en portera pas le
nom". A quoi dès lors servira M. Kouchner et son administration
délocalisée ?
Faire accepter pareille Constitution bis sans référendum
est une supercherie : d'une part, les politiques que veut mener l'UE
depuis des années seront alors faciles à imposer sans
plus aucun débat dans les Etats (finis les rêves d'Europe
sociale qu'agite une gogoche qui n'y voit que du feu), d'autre part,
ce traité ouvrira la voie à d'autres traités dans
l'avenir comme l'annonce M. Lamassoure sur France Culture. Il est faux
de prétendre que l'Europe sombrerait sans la perfusion d'un traité
tous les cinq ou six ans comme elle en a pris l'habitude depuis l'Acte
Unique de1986 : elle ne fonctionne déjà que trop bien
sous le régime du traité de Nice, alors présenté
comme "pur et parfait" par ses signataires.
Les souverainistes exigent au moins pour la France qui a dit Non les
quatre garanties de souveraineté présentées par
M. Blair comme non négociables. Ils demandent par ailleurs à
M. Sarkozy l'organisation d'un référendum - comme le font
des membres de plusieurs groupes du Parlement européen pourtant
favorables à la Constitution. En admettant, par une phrase stupéfiante
que "le premier référendum a plongé l'Europe
dans la crise, un second la tuerait", M. Sarkozy admet implicitement
que le texte qu'on prépare dans son dos serait désapprouvé
par le peuple français. Il ne serait donc pas légitime
et ouvrirait la voie à une grave crise politique et sociale.
Tous les partisans de la souveraineté nationale et populaire
y sont prêts.
Communiqué du 13 juin 2007
Dimanche prochain, aucune des voix opposées à la Constitution
européenne ne saurait se porter sur un candidat de l'UMP, ce
parti dont les députés européens ont approuvé
encore, jeudi 7 juin, le rapport Baron-Crespo/Brok exigeant "la
poursuite du processus constitutionnel en cour, sur le base du traité
constitutionnel, si nécessaire sous une forme différente".
En prétendant qu'il n'y aurait pas de Constitution européenne,
M. Sarkozy a joué sur les mots et trompé les Français
: se disant "en plein accord" avec Romano Prodi comme Angela
Merkel ou José Zapatero, défenseurs de l'adoption de la
Constitution telle qu'elle est, M. Sarkozy a rangé la France
dans le camp des Oui. C'est une insulte aux Français qui ont
dit Non et à leurs porte-paroles.
Je m'étonne donc que le MPF appelle aujourd'hui à voter
UMP. Alors que le Système a noyé les 55% de Non du 29
mai, ceux-ci pourraient n'avoir plus de porte-parole dans la future
Assemblée, aux seules exceptions de MmeBesse et de M. Sarlot.
Il est évident que toutes les voix souverainistes doivent aller
aux sur les derniers d'entre eux encore en lisse au second tour, notamment
Marie-Françoise Bechtel (2ème-Indre), Marine Le Pen (14ème-Pas
de Calais), Jean-Pierre Chevènement (2ème-Belfort), Vincent
Peillon (3ème-Somme), Georges Sarre (2ème-Creuse).
Par ailleurs, le candidat RIF - Rassemblement pour l'Indépendance
de la France - dans la 2ème de Gironde (où se présente
M. Juppé) a reçu consigne d'appeler à voter blanc
au second tour.
Une inévitable majorité UMP va ratifier aussi vite que
possible un "traité simplifié" supprimant, comme
se proposait de le faire la Constitution rejetée, ce qui reste
à la France de souveraineté nationale et populaire. Pas
avec nos voix !
Communiqué du 31 mai 2007
Après le Non français du 29 mai 2005, M. Chirac
se sentait tenu à une certaine expectative. Au contraire, M.
Sarkozy se livre à un stupéfiant activisme pro-bruxellois,
comme le confirme sa visite à Madrid : s'il accepte que soit
modifié le nom de Constitution, il garde le contenu du traité
initial, conformément au souhait de ses interlocuteurs espagnols,
farouches défenseurs du Oui.
Le 21 mai, le négociateur personnel de Mme Merkel sétonnait
de « trouver une France si docile » ; le 28 mai, après
leur rencontre à lElysée, M. Sarkozy sest
félicité davoir « des positions très
proches » de M. Prodi, celui-là même qui refuse depuis
des mois tout « compromis constitutionnel au rabais ». L'accord
de Madrid confirme les pires craintes des souverainistes : désormais,
la France est aux côtés des pays les plus favorables au
maintien de la Constitution, lAllemagne, l'Espagne ou lItalie,
contre les pays eurosceptiques, les Pays-Bas (dont le Gouvernement sestime
lié par les règles minimales de la démocratie),
la Pologne et la Grande Bretagne. On a même entendu cette semaine
le porte parole de lElysée, M. Martinon, exhorter M. Blair
« à se montrer courageux sur la majorité qualifiée
» !
Des mécanismes supranationaux se dégagent bel et bien
au fil des jours : instauration dun président européen
et dun ministre des affaires étrangères ; reconnaissance
de la personnalité juridique qui fera de l'Union européenne
un Etat à part entière ; extension du champ de la majorité
qualifiée, et quasi disparition du droit de véto ; supériorité
du droit européen sur toute norme nationale : ce sont les points-clefs
de la Constitution que M. Sarkozy va faire avaliser par un Parlement
à sa botte. Or, le Parlement ne peut déjuger le peuple,
à moins dun coup dEtat de velours qui annonce une
très grave crise politique en France.
M. Sarkozy se moque-t-il à ce point du peuple ? En déclarant
« quil ny aurait pas de Constitution européenne
», il joue honteusement sur les mots. Jappelle tous les
souverainistes à se remobiliser : pas une voix ne doit aller
à aucun des candidats UMP, même sil sest déclaré
opposé à la Constitution européenne. Nous serons
appelés à nous manifester le 21 juin, jour du prochain
sommet.
Communiqué du 18 mai 2007
On se demande à quel degré M. Sarkozy prend ses
discours de campagne au sérieux. Après avoir vilipendé
Mai-68, il nomme aux Affaires étrangères et européennes
un soixante-huitard emblématique, Bernard Kouchner, ancien dirigeant
de l'Union des Etudiants Communistes. Après avoir fait des gloses
sur l'identité nationale, la grandeur et l'indépendance
de la France, il confie notre diplomatie au seul homme politique français
ayant approuvé l'invasion de l'Irak. Après avoir promis
qu'il n'y aura pas de Constitution européenne, il en accepte
les dispositifs supranationaux essentiels sous couvert de réforme
institutionnelle.
Combien emblématique l'adoubement du nouveau président
français à Berlin, où il tint à recevoir
le jour même de son investiture, de la Kaiserin Angela l'onction
du Saint Chrême !
J'appelle tous les Français qui ont voté "Non"
en 2005 et pour M. Sarkozy il y a 10 jours à ouvrir les yeux
et à voter lors des législatives pour les candidats du
MPF (Mouvement Pour la France) et du RIF (Rassemblement pour l'Indépendance
de la France) qui ont conclu un accord. Les souverainistes qui se sont
laissé tromper par la démagogie de cet ennemi de la souveraineté
nationale seraient, s'ils ne se reprenaient pas, les pauvres dindons
d'une sinistre farce.
Communiqué du 10 mai 2007
En célébrant l'abolition de l'esclavage, ce 10
mai, au jardin du Luxembourg, alors que l'avant-veille, sous d'autres
cieux, il était trop occupé pour célébrer
la victoire sur le nazisme, M. Sarkozy a tôt cédé
à la repentance.
En préférant insister sur les jours sombres plutôt
que sur les jours de victoire, il remise ses discours de campagne et
cède à l'idéologie dominante, si conforme aux vues
des oligarchies dont les derniers jours ont montré à quel
point il reste leur prisonnier. Les masques tombent plus vite que prévu.
Le parti national ne tardera pas à recueillir les fruits des
graines que Nicolas Sarkozy a imprudemment semées depuis le début
de ce printemps. Nous aurons bientôt beaucoup d'eau sous la coque.
Communiqué du 25 avril 2007
Dimanche, la majeure partie des voix souverainiste a été
aspirée par la démagogie des trois candidats présélectionnés
de l'Euroland. Servis par de puissants moyens, ceux-ci ont fait oublier
qu'ils étaient favorables à la Constitution européenne
pourtant rejetée massivement par les Français.
Au second tour, aucune voix souverainiste ne doit donner une légitimité
populaire au coup de force qui se prépare. En particulier, aucune
de nos voix ne saurait aller à Nicolas Sarkozy, qui a d'ores
et déjà approuvé le plan Merkel de relance de la
Constitution et s'apprête à le faire avaliser en catimini,
sous la forme d'un mini-traité, par la voie parlementaire.
J'appelle tous les Français qui le 29 mai 2005 ont dit "non"
à exprimer leur refus de ce grave détournement de démocratie
en déposant dans les urnes un bulletin blanc.
J'appelle tous les Français attachés à la liberté
de la France à rejoindre le RIF (Rassemblement pour l'Indépendance
et la Souveraineté de la France) qui réunira 72, avenue
Félix Faure Paris 15ème, samedi 28 avril, une convention
nationale en présence de Nigel Farage, Président du parti
indépendantiste britannique UKIP, co-président du Groupe
Indépendance et Démocratie au Parlement européen.
Que les souverainistes de tous horizons reprennent leur longue marche
pour la reconquête de la souveraineté populaire et nationale
et fassent obstacle à tout nouveau traité visant à
"approfondir l'UE", c'est-à-dire à limiter encore
l'indépendance de la France.
Communiqué du 23 mars 2007
En voulant à toutes forces relancer la Constitution qu'ils ont
rejetée par référendum, la Chancelière allemande
insulte les Français. C'est le pas de trop, qui prouve que l'U.E.
n'est pas démocratique en son essence même.
Mettons en garde les apprentis-sorciers de l'axe Rome-Berlin qui pavoisent
aujourd'hui : s'ils s'entêtent à imposer aux peuples les
sortilèges d'une dite "Union européenne" qui
dans la réalité détruit l'Europe, ils les obligeront
à la quitter. Déjà plusieurs partis le réclament
à travers le continent (UKIP en Grande-Bretagne et désormais
le RIF en France). D'un NON à la Constitution, le 29 mai pourrait
se transformer bientôt en un NON à l'U.E. toute entière.
Privées de légitimité, réduites à
des pouvoirs de fait, les institutions supranationales, la Commission
de Bruxelles comme la Cour de Luxembourg, seront tôt ou tard balayées.
50 ans, ça suffit ! S'étant privée de sa seule
substance vivante, les nations, l'Union, zone économique du monde
à la plus faible croissance, fait de l'Europe l'homme malade
de la mondialisation. Des agricultures menacées, des industries
délocalisées, des civilisations détruites, une
jeunesse reformatée sur le modèle américain - dont
le slogan "Together since 57" est emblématique -, des
Etats interdits de politique : notre continent est devenu incapable
de distinguer ses propres intérêts.
Mais la conscience des peuples évolue : ils comprennent que,
U.E. ou démocratie, il faudra choisir. Par leur insistance, l'Allemagne
et les oligarchies européennes dont le rêve de Rome, une
Europe ouverte devenue une Europe offerte, ressemble de plus en plus
au pacte de Faust vendant son âme contre la promesse d'une éternelle
jeunesse. Hélas, les europiomanes se sont tant drogués
à la supranationalité qu'ils ne peuvent sortir de la "gueule
de bois" du 29 mai que par le coup de force : en biffant la voix
des Français, la " Déclaration de Berlin " risque
de montrer aux peuples que, faute de pouvoir réformer l'U.E.
ils doivent songer à s'en délivrer. L'U.E., il faut désormais
la changer ou la quitter.
Communiqué du 7 mars 2007
Alors que l'on va célébrer à grand bruit les 24
et 25 mars, à Berlin, le 50ème anniversaire du Traité
de Rome et que, demain à Bruxelles, la présidence allemande
relance la Constitution, il est frappant que la campagne présidentielle
française reste muette sur l'Europe.
L'explication est simple : pendant que les candidats des grands partis,
notamment N. Sarkozy partisan de la voie parlementaire, bafouent le
Non français, les quatre candidats souverainistes se trouvent
accaparés par le "barrage des signatures" résultant
de leur assèchement systématique par le même Sarkozy
qui, usant de toute son autorité de ministre de l'Intérieur,
les contraint à se disputer mutuellement les parrainages indépendants,
ou bien à composer avec lui. N. Sarkozy prépare ainsi
le passage en force de la Constitution pendant que plus d'un quart de
l'électorat français (la moitié au moins des non
du 29 mai) est réduit au silence. C'est le coup d'Etat permanent.
Ainsi, la France sera de deux façons faite et refaite : D'une
part, une Constitution dont les Français n'ont pas voulu leur
sera imposée par le tour de passe-passe d' une présidentielle
dès le départ faussée ; d'autre part, le douteux
vainqueur de mai, ne procédant pas d'un vrai suffrage universel
mais d'un suffrage censitaire d'un nouveau type n'aura pas la légitimité,
c'est-à-dire l'autorité politique nécessaire pour
défendre les intérêts du peuple français.
J'appelle les maires qui font la grève des signatures (au point
qu'aucun des candidats souverainistes ne sera peut-être candidat)
à mesurer l'extrême gravité de la responsabilité
qu'ils prennent aujourd'hui.
Communiqué du 24 janvier 2007
En évoquant la souveraineté du Québec, Mme Royal
met fin au désintérêt des gouvernements français
pour le Québec. A la veille d'un probable retour au pouvoir du
Parti Québécois et d'un référendum que les
souverainistes ont toutes chances de remporter, les souverainistes français
saluent cette position courageuse, et se félicitent de cette
entrée dans le débat présidentiel de la francophonie,
dimension majeure de notre diplomatie dont l'axe franco-québécois
est le support nécessaire.
Tout candidat peut se prononcer pour la souveraineté de quelque
nation que ce soit, le Liban ou le Québec. De ce point de vue,
Mme Royal a raison, n'était son inconséquence : alors
qu'elle approuve une Constitution fédérale qui ruine la
souveraineté française, comment peut-elle prôner
celle du Québec ? Alors que les socialistes ont délaissé
la francophonie et que Lionel Jospin a annulé les sommets franco-québécois
instaurés par les accords Peyrefitte-Johnson de 1965, elle va
plus loin qu'aucun gouvernement français n'osa le faire !
Les souverainistes réclament depuis longtemps une grande politique
francophone, laquelle suppose une vigoureuse défense de la langue
française en France même, notamment le renforcement de
la loi Toubon dont Mme Royal s'est plusieurs fois moqué publiquement.
Qu'elle s'intéresse donc aux actions en justice en cours pour
le respect du français dans l'entreprise, comme celle que le
syndicat CFTC intente à Europe Assistance qui impose à
ses salariés de travailler en anglo-américain. Seuls les
souverainistes prennent au sérieux la cause de la langue française,
le développement de la francophonie et le renforcement du lien
entre une France souveraine et un Québec souverain.
Communiqué du 14 janvier 2007
Toute équivoque est donc aujourd'hui levée : investi
par une convention à l'américaine, Nicolas Sarkozy est
plus que jamais l'homme d'un parti, et nullement l'homme de la nation
en qui pourrait se reconnaître un seul gaulliste de conviction.
Président fondateur du RIF que j'ai créé en 2002
après avoir quitté le RPF de Charles Pasqua, membre de
l'Institut Charles de Gaulle, ancien directeur de la revue du RPR "Une
certaine idée", j'appelle tous les Français fidèles
à la mémoire et à l'oeuvre du général
de Gaulle à dénoncer l'imposture de Nicolas Sarkozy :
nulle voix ne doit se porter sur le candidat de l'insupportable, la
relance de la "Constitution européenne", l'alignement
sur les Etats-Unis, l'abandon des services publics et le renoncement
à l'unité de la nation par un communautarisme généralisé
qui signerait sa mort. Que les ambiguïtés se dissipent :
le souverainisme sera au XXIème siècle ce que le gaullisme
avait été depuis 1940, le seul mouvement capable de défendre
la souveraineté de la France et de fonder sur elle une grande
politique nationale.