Communiqués de Paul-Marie Coûteaux

 

Communiqué du 16 mai 2009


 Après une analyse approfondie de la préparation des élections européennes, le comité directeur du Rassemblement pour l’Indépendance de la France réuni à Paris, le 16 mai 2009, constate avec regret que ses efforts pour la mise en oeuvre d'une stratégie de rassemblement des souverainistes n'ont reçu aucun accueil favorable des mouvements politiques avec lesquels il entretenait des rapports étroits.
 Le comité directeur du RIF déplore que les chefs qui étaient censés défendre les intérêts de la France aient choisi de s'égarer dans des aventures personnelles sans avenir. La division est inscrite dans l’oubli de la souveraineté : l'unité n’est possible que sur ce point de communion. S’agissant d’élections au Parlement européen, il est superflu d’aller plus loin en fait de « programme », puisque le parlement européen n’est nullement chargé de mener une politique autonome. Tout « programme » ou « projet pour une autre Europe », outre qu’il divise nécessairement, est de toute façon, lors de ces élections, hors de propos…
 
L'abstention ou le vote blanc constitue pour nous aujourd'hui, à grands regrets, la seule attitude possible, ce qu'ont aussi conclu d'autres mouvements et personnalités attachés à la souveraineté : Jean-Pierre Chevènement et le MRC, le Comité Valmy, les Gaullistes de conviction, l'UPR, et bien d'autres...
Le comité directeur du RIF, conscient du rôle qui lui incombera après des déconvenues électorales aujourd'hui probables, entend contribuer à accroître la diffusion des Cahiers de L'Indépendance "ouverts aux souverainistes de tous horizons".

Pour le comité directeur du RIF,
le président  Paul-Marie Coûteaux,
le secrétaire général  Alain Bournazel.

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Communiqué du 29 avril 2009

                             

Je constate que les divisions, trahisons et confusions qui règnent parmi ceux qu’avaient unis le Non à la Constitution européenne et qui, depuis lors, n’ont pas réussi à se donner un porte-parole incontesté, rendent impossible la constitution, où que ce soit, de listes unies autour de leur seul point de communion possible, la souveraineté nationale et populaire . Je ne serai donc pas candidat.

Je constate aussi que, entre le fédéral-réformisme des uns, empêtrés dans les ambiguïtés de "l’autre Europe", et la fédéral-démocratie des autres, absorbés par un mouvement pan-européen à direction irlando-atlantique et célébrant à Rome le traité Monnet, la défense de la souveraineté est aujourd’hui abandonnée par ceux qui en ont fait un étendard occasionnel, cédant en rase et triste campagne à l’idéologie dominante.

Je constate que c’est la même question, la souveraineté nationale, qui a fait échouer les négociations des souverainistes de gauche, excluant Jean-Pierre Chevènement que je rejoins dans le qualificatif de « simulacre complet » qu’il a utilisé à propos de ces élections. Avec bien d‘autres souverainistes de divers horizons, je m'associe à  l’appel au vote blanc ou à l’abstention le 7 juin prochain.

Je constate enfin que la majeure partie de ceux qui veulent délivrer la France des tutelles qui, à Bruxelles, à Francfort, à Washington, l’empêchent de mener une politique conforme à ses principes, ses intérêts et sa vocation, sont aujourd’hui orphelins. A leurs innombrables groupements, épars à travers tout le pays, aux dissidents des partis, et notamment aux deux derniers nés, « les gaullistes en colère », et le « M.P.F.I.D » réunissant plusieurs présidents de fédération M.P.F., je donne rendez-vous pour les échéances nationales. A l'initiative du RIF dont la mission me paraît plus que jamais nécessaire, se tiendront prochainement des états-généraux de la souveraineté qui,  au delà de la simple affaire européenne, uniront les âmes fortes de la République pour la reconquête de la souveraineté, seul moyen pour la France et les Français  de maîtriser leur avenir.

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Communiqué du 31 mars 2009

OTAN suspens ton viol !

   Tous les patriotes sont invités à se réunir pour protester contre le retour de la France dans l’organisation militaire intégrée de l’OTAN ce jeudi 2 avril 2009 à 18 heures devant la statue du Général de Gaulle, Place Clémenceau, 8ème arrondissement de Paris (métro Champs-Elysées-Clemenceau).


    Ce rassemblement, notamment organisé par le Rassemblement pour l’Indépendance de la France, obéit à un seul mot d'ordre : être en tenue de deuil, porter des drapeaux français en berne et jeter des chrysanthèmes sur le cercueil symbolisant l’enterrement de la France. Henri Tisot lira la lettre par laquelle le général de Gaulle signifia en 1966 au président Johnson que la France quittait le commandement militaire intégré de l’OTAN et réclamait le départ des troupes étrangères stationnées sur son sol. Pierre Lefranc lira de son côté un message dont nul ne doute qu'il sera la voix de tous les Français attachés à l'oeuvre et à la mémoire du général de Gaulle.

    A la veille du sommet de l'OTAN qui, réunissant Mme Merckel, MM. Obama et Sarkozy à Strasbourg (France) et à Kehl (Allemagne), achèvera la mise sous tutelle de notre indépendance militaire, nous entendons rappeler haut et fort que l'indépendance voulue par le général de Gaulle signifie que la France est avant tout une voix dans le monde. Elle doit rester claire et distincte.

  Il faut plus que jamais faire comprendre aux Français qu'ils n'ont de meilleures armes que celles de la France, qu'il n'est point de France sans politique française, ni de politique française sans souveraineté. 

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Communiqué du 24 mars 2009

 

Non à Bruxelles, Non à l'OTAN,

Oui à la France !

 

Lors d'une cinquième et ultime entrevue avec Nicolas Dupont-Aignan le 23 mars, j'ai définitivement refusé sa proposition de "tirer" la liste de Debout la République dans la circonscription Ile-de-France dont je suis député sortant. Les précautions, combinaisons et conditions dont il voulait assortir son soutien sont trop éloignées de ce que je crois être le véritable enjeu des européennes pour qu'il me soit concevable de jouer le rôle qu'il entendait écrire pour moi.

En réalité, je n'avais "carte blanche" que pour mener une liste dans l'Ouest, où je réside, proposition insistante que j'ai aussi refusée, d'abord par estime pour Philippe de Villiers, ensuite par souci de préserver dans l'avenir les chances d'unité des opposants à la supranationalité
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L'heure n'est pas au sauvetage de l'U.E., au bricolage de "plans B" pour une "Europe différente", encore moins à une relance européenne par l'extension du supposé "modèle Obama". Notre seul message qu'il faut garder net et constant doit faire comprendre aux Français qu'ils n'ont de meilleures armes que celles de la France, qu'il n'est point de France sans politique française, ni de politique française sans souveraineté. Telle est la seule façon de faire l'unité et d'éviter l'épouvantable dispersion actuelle ; tel est aussi le seul combat qui m'importe à l'occasion des européennes, et plus tard...

 

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Communiqué du 10 mars 2009



Non à l'Europe de la crise, Non à l'OTAN, Non à l'impuissance, Oui à la France !

 

Fidèle à l'Europe des Etats voulue par le Général de Gaulle, je ne puis accepter la prise en main de la campagne européenne des souverainistes par l'organisme pan-européen dénommé Libertas-Europe.

Si ce qui s‘est présenté comme un « label» pouvait afficher un lien entre les NON à travers l'Europe, il semble que son rôle aille désormais au-delà puisque son Président, l’homme d’affaires Declan Ganley est allé jusqu'à évoquer le 18 février dernier devant les membres de mon groupe Indépendance et Démocratie, la nécessité de "liste de vote commune". Soucieux de préserver l'indépendance de mes votes et de mes interventions, je récuse le parrainage de M. Ganley. Que ce soit en faveur d'une Europe qui serait rendue "démocratique" par l'élection d'un Président de l'Europe au suffrage universel, d'un "continent ouvert" qui exclurait toute forme de protection ou de préférence communautaire à commencer par la PAC, que ce soit l’intégration de la Turquie, ou l'appartenance de tous les Etats membres à l'OTAN ("Focus" février 2009), ses convictions ne sont pas celles pour lesquelles nous nous battons depuis Maestricht.

Elu en 1999 sur la liste Pasqua-Villiers-Garaud, réélu en 2004 en Ile-de-France sur les listes "changeons d'Europe" soutenues par Philippe de Villiers, j'entends poursuivre le combat victorieux du référendum de 2005 et faire respecter le NON du peuple Français, ainsi que l'indépendance de la France menacée par une double intégration dans l'U.E. et dans l'OTAN.

Avec mes amis du Mouvement pour la France, dont une trentaine de fédérations me demandent aujourd'hui de poursuivre ma tâche dans l'esprit qui fut toujours le nôtre (respect des Nations/Coopération entre Etats souverains), comme avec ceux du Rassemblement pour l'Indépendance de la France qui se veut un point de rencontre entre les souverainistes de tous les horizons, avec les fidèles des Cahiers et de la Lettre de l'Indépendance, j'entends construire en Ile-de-France une liste de large unité nationale pour que se rassemblent toujours plus nombreux les esprits et les cœurs des millions de solitaires qui, à l'heure des périls, ont besoin plus que jamais des solidarités, des principes politiques traditionnels et du nom même de la France.

  
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Le député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux  dénonce un rapport sur la visite au Maroc d'une délégation du Parlement européen.


Plusieurs députés européens membres de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb Arabe  ont dénoncé, mardi 17 mars 2009,  lors d'une réunion houleuse au Parlement européen, les fuites organisées d'un "projet de rapport sur la visite au Maroc d'une délégation du Parlement européen" et demandé "qu'une mise au point soit faite officiellement".
Paul-Marie Coûteaux, également membre de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, a indiqué avec la plus grande fermeté qu’il "récuse ce projet de rapport dans sa totalité et dans son esprit". Il a affirmé que cette "très grave fuite vicie la procédure dès son origine", qualifiant d’ "absolument scandaleux" le fait qu’un projet de rapport soit mis à la disposition de la presse avant qu’il ne soit validé. L’esprit du document démontre, à ses yeux, que ses auteurs sont allés "au-delà de leur mission en prenant des positions politiques". Paul-Marie Coûteaux a préconisé de "revoir l’ensemble de la procédure et la totalité du contenu de ce document".

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Communiqué du 16 janvier 2009

Elections européennes : rassemblement en vue contre la supranationalité

Le sondage sur "les rapports de force pour les élections européennes", réalisé par l'IFOP les 8 et 9 janvier derniers, comme les rumeurs et péripéties qui ont entouré le récent mini-remaniement ministériel, ont montré à l'évidence que Philippe de Villiers reste la seule personnalité d'envergure nationale capable de fédérer en juin prochain les opposants à la supranationalité.

Avec un point de départ de 6%, et bien qu'il ait observé une longue période de retrait, M. de Villiers est la figure marquante du Non français, relayé par les Pays-Bas, l'Irlande, la Pologne et la République Tchèque, à toute Constitution créant un grand Etat qui nierait l'Europe des réalités. Il est remarquable que le même sondage indique que certains électeurs du Oui se disent désormais disposés à voter pour ses listes, et que son meilleur score soit obtenu dans catégorie "ouvriers".

Autour de ce pôle, un rassemblement est désormais impérieux, d'une part avec les défenseurs de la Chasse, de la Pêche, de la Nature et des Traditions trop tôt publiés pour disparus ; d'autre part avec les souverainistes du RIF qui lanceront le 4 février un comité de liaison pour l'Indépendance de la France (CLIF) constitué de plusieurs mouvements attachés à la défense de la souveraineté nationale et populaire.

Ce rassemblement peut espérer le 7 juin un score à deux chiffres ; il doit se constituer dans un esprit d'unité, et sans agressivité vis-à-vis des mouvements de diversion et des stratégies solitaires. La France formera ainsi au Parlement européen l'ossature du groupe Libertas réunissant les nombreux Non qu'expriment les peuples de l'Europe pour sauvegarder l'indépendance de leurs Nations et les valeurs de la démocratie.

 

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Communiqué du 12 décembre 2008 

Divorce européen : point de non-retour

 

La décision que vient d'annoncer le président de la République de faire voter de nouveau le peuple irlandais sur un traité qu'il a déjà rejeté il y a quelques mois dissout le dernier filet de légitimité de l'échafaudage  européen ; plus jamais, l'U.E. ne pourra être dite démocratique : entre les peuples et les oligarchies bruxelloises, le  divorce a atteint  un point de non-retour.

L'U.E. flotte désormais dans une dangereuse apesanteur d'autant plus qu'après avoir renoncé à reconnaître ses fondements civilisationnels (les "racines chrétiennes"), elle renonce à présent à son ultime fondement politique possible, la démocratie et le droit des peuples. Et voici qu'elle dérive même loin de ses propres principes fondateurs : l'institution d'un commissaire par pays, mesure contenue à terme dans le "commissaire irlandais", rompt avec sa première règle de base, l'indépendance des membres de la Commission par rapport à leurs Etats, et la fiction désormais béante selon laquelle ils représenteraient  l'intérêt supérieur de la Communauté : celui-ci n'existe donc plus, même dans le discours.

Niant ses principes comme ses fondements, rejetée par les peuples, débordée par la crise économique, financière, sociale et bientôt politique qui soulève contre les oligarques de tout poil  en Grèce, en Italie, en Espagne et bientôt de part en part toute la jeunesse d'Europe dans une atmosphère de désespoir et de violence, l'U.E. se condamne à disparaître à très court terme. J'appelle la jeunesse française à se joindre à la révolte des jeunesses d'Europe. 

 

A noter que l'AFP  en a repris les passages suivants :
 
"Référendum en Irlande: "plus jamais, l'UE ne pourra être dite démocratique" (Coûteaux)
Le député européen Paul-Marie Coûteaux, président du RIF (Rassemblement pour l'Indépendance et la Souveraineté de la France), a estimé vendredi que "plus jamais, l'UE ne pourra être dite démocratique", en réaction à l'accord ouvrant la voie à un second référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne.
Cette décision "dissout le dernier filet de légitimité de l'échafaudage européen", a jugé dans un communiqué M. Coûteaux.
"Plus jamais, l'UE ne pourra être dite démocratique: entre les peuples et les oligarchies bruxelloises, le divorce a atteint un point de non-retour", a-t-il ajouté.
L'UE a entériné vendredi un accord ouvrant la voie à un nouveau référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne d'ici novembre 2009, en échange de concessions à Dublin comme le maintien de son commissaire à Bruxelles."

 

Communiqué de septembre 2008

Quand le futur est passé.

Etonnante année 2008 ! Les flonflons de l'interminable célébration de " mai 68 " n'étaient pas plus tôt retombés qu'une triple crise nous plongeait dans un monde à la fois nouveau et sombre : économique d'abord, la panne de croissance, en UE comme aux EU, étant au fond de tout ; commerciale ensuite -échec de Doha, diminution du commerce international dont témoigne le ralentissement du commerce maritime depuis plus d'un an ; financière enfin, qui ne fait qu'accentuer les autres, annonçant une série de crises sociales puis politiques. Finalement, ce que l'on mesura d'abord en semaines, puis en mois, et qu'il faudra compter en années est bien autre chose qu'une crise, mais la décadence de tout un système. Or, à pareille dimension, le crédit qui s'effondre n'est pas bancaire, il est d'abord intellectuel : c'est celui d'une idéologie si omniprésente depuis 68 qu'on ne peut mieux définir qu'en partant de son point cardinal, une foi inébranlable dans un progrès rapide et continu de l'humanité, si naturel qu'il suffirait de " dépasser " les contraintes anciennes et les vieux cadres (y compris ceux de la politique), pour que l'innovation technique et la liberté générale des mœurs et des échanges en assurent le triomphe éternel. Ce progressisme comme idéologie n'est pas le simple goût du progrès, lequel relève du bon sens - la condition de l'homme de Croc-magnon en persuade quiconque. Il est la certitude que le progrès va de lui-même, que " rien ne l'arrête ", qu'il est en somme automatique : l'avenir meilleur ne relève plus d'une préparation volontaire et rationnelle, d'un souci politique, mais d'une promesse : quoi que nous fassions, cette promesse sera tenue.

Le délire progressiste

Certes, l'idéologie du progrès vient de loin. Dans " L'Invention du progrès ", Frédéric Rouvillois montre comment, au long du XVIIIème siècle, elle a peu à peu conquis les élites européennes, jusqu'à l'apostasie de la Révolution. Depuis lors, le domaine propre du politique se trouva lentement envahi par un impératif nouveau autrefois dévolu aux religions, le progrès infini. Qu'il s'agisse du progressisme démocratique, si bien représenté par l'american dream, ou du communisme, lui aussi tendu vers " l'avenir radieux ", la politique ne fut plus pensable en dehors d'une soumission totale aux promesses du futur. Plus proches qu'on ne le crut (d'où les nombreux passages de l'un à l'autre), les deux matérialismes modernistes, progressisme démocratique et communisme, finirent par fusionner dans l'actuel " bloc historique " d'autant plus parfait que, englobant les idéologies autrefois opposées, il ne souffre plus de contestation : quiconque objecte ne peut être qu'abominable réac.

Comme tout millénarisme, le progressisme s'étendit à tout domaine, ce que permit la mère des anticipations, l'anticipation financière, " l'argent facile ". Lorsqu'en 1971, Richard Nixon, suspendit la convertibilité du dollar, toute monnaie (faut-il dire toute " valeur " ?) ne fut plus gagée sur rien, sinon des espérances, rebaptisées " potentiels " - de croissance, de gains, de productivité… L'anticipation progressiste ne se connut plus de borne, nourrie par la certitude si aimable qu'il y a toujours de l'argent quelque part, qu'il suffit de " débloquer les crédits ". On créa des " actifs financiers " sous mille formes, combustible cru inépuisable du progressisme universel : l'endettement (des individus, entreprises, collectivités, Etats) fut tel que, aux Etats-Unis, la masse monétaire fut multipliée par 24. Cet immense échafaudage de crédits fondés sur d'autres, et finalement gagés sur aucune richesse, flotte comme un père Noël au dessus du monde : il y aura toujours un banquier, une assurance, un budget public pour satisfaire à l'universel commerce des promesses. On n'a pas assez dit que les subprimes venaient du coeur de la pensée progressiste, permettre à tous les ménages aujourd'hui pauvres mais riches demain de posséder leur maison…

Les faux monnayeurs

Dans le monde où la valeur n'est gagée que sur les promesses du futur, tous les mots se mettent à mentir, comme le papier-monnaie -ils ne disent plus la chose qui est, mais ce qu'elle deviendra. Que sont par exemple les papiers des " sans papiers ", sinon des traites sur l'avenir, lesquellles ne garantissent nullement que l'on soit Français, ou bien plus tard -on ne le vérifie pas que dans les stades ? De même, l'irénique dénomination " pays en voie de développement " fut supposée assurer la prospérité à des milliards d'êtres qui


n'en virent jamais la couleur ailleurs que sur les écrans de télévision. Idem, le mythe progressiste par excellence, la jeunesse : elle est le futur, donc la vérité. Un professeur n'a plus tant à enseigner (c'est à dire à faire référence et révérence au passé) qu'à "écouter ses élèves ", " apprendre mille choses d'eux " comme dit le très moderne et sinistre " prof " d'Entre les murs… Tout est possible ! Or, le " tout est possible " (slogan de la campagne socialiste de 1974) n'envisage jamais que le pire aussi soit possible, s'empêchant de penser des phases d'involution…

Las, autocélébré jusqu'à plus soif par les hégémonies médiatico-financières comme une page qu'on ne se résigne pas à tourner, le progressisme est si ancré que, à la crise patente de l'anticipation générale, nos oligarchies ne savant répondre que par… l'anticipation. Les milliers de milliards qui valsent ces jours-ci, de grand discours en grand sommets, de " grande annonce " en G3, G5 ou G13, toute cette agitation à quoi se réduit désormais une action politique dépourvue de ses véritables instruments d'action ne font que confirmer pour les bons peuples qu'il y aura toujours un trésor caché. Or, ces " crédits " ne reposent que sur celui des Etats dont on a par ailleurs minutieusement sapé les bases - faut-il rappeler que le keynésianisme revenu en majesté suppose précisément des Etats forts, ce que n'est aucun Etat européen, miné depuis trente ans par l'idéologie de son dépassement ? Combien plus sage, quoiqu'infiniment plus douloureux, serait de rétablir en effet les seuls instruments d'action légitime que sont les Etats, de restaurer les prérogatives régaliennes, de réformer les services publics en perdition (la Justice, l'Education Nationale), de relancer une politique industrielle et de la recherche. Plus que de crédits, il nous faudrait retrouver la crédibilité, c'est-à dire l'autorité politique.

 

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Communiqué du 18 juillet 2008

Tandis que la Belgique est plongée depuis plus d'un an dans une crise si évidemment inextricable qu'elle annonce, pour bien des observateurs, son probable effondrement comme Etat fédéral et sa séparation en deux ou trois entités indéfinissables, je m'étonne du complet silence des autorités françaises. Seraient-elles secrètement désireuses de voir une Belgique éclatée devenir le symbole de la dissolution des Etats composant l'Union européenne et s'insérant dans ce que ses thuriféraires nomment " l'Europe des régions " ?

Le gouvernement français ne saurait rester plus longtemps indifférent aux nombreuses marques de sympathie des francophones du Nord envers la France, patrie qui fut longtemps la leur, et vers laquelle beaucoup se tournent aujourd'hui. Faut-il rappeler que Clovis, fondateur du premier royaume de France, est né à Tournai, que le statut de 1830 a été imposé contre le sentiment des belges, que le 14 juillet vient d'être célébré avec ferveur à Liège ? Comment ne pas donner un signe d'intérêt à ces parlementaires wallons qui ont récemment présenté une " loi organique portant statut d'une Belgique française " qui serait intégrée comme collectivité territoriale autonome dans la République ? Comment ne pas prendre en compte la croissance si rapide des francophones qui, selon plusieurs sondages des derniers jours, souhaitent un tel statut - de 10%environ il y a un an à 30% ?

Les francophones belges sont libres de décider, mais la France se doit de donner un signe fraternel. Il est simple et aisé : il suffit qu'une voix officielle rappelle l'article 88 de notre Constitution disposant que "La République peut conclure des accords avec des Etats qui désirent s'associer à elle". Ce texte, déjà mentionné par le général de Gaulle en 1967 après une entrevue avec des parlementaires "rattachistes" permettrait de conclure un "contrat d'association" avec la Wallonie, dans le cadre d'une France des régions bien plus souhaitable que l'"Europe des régions", synonyme de son absorption dans la moulinette euro-atlantique. Ce signe serait donc souhaitable, à la fois pour l'Europe, pour la France ; il l'est par dessus tout pour répondre à la désespérance belge.

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Communiqué du 2 juillet 2008

Va-t-on tenir tous les patriotes en garde à vue?

Hier, en fin d'après-midi, place de l'Etoile, des militants souverainistes dont beaucoup sont membres du Rassemblement pour l'Indépendance de la France (RIF) que je préside, ont spontanément manifesté leur colère devant le fait que soit hissé sous l'Arc de Triomphe, à égalité de statut avec le drapeau français, le fanion bleu supposé symboliser l'Union européenne. Quatre de ces militants (René Delacroix, Claire Baumier, Nicole Colas Bourbon, Henri Massol) ont été interpellés par la police parisienne, conduits au Commissariat de police de la rue du faubourg Saint Honoré et gardés à vue. Ce matin du 2 juillet, ils étaient encore en détention.

Je m'élève contre le prolongement de la garde à vue de ces valeureux militants, et je demande leur libération immédiate.

Je constate que cette affaire, inconcevable il y a quelques années, témoigne d'une montée de la tension sur le sujet de la supranationalité européenne, observable à la fois du côté des militants souverainistes de toutes obédiences, dont les manifestations spontanées se multiplient, et de la police.

Je rappelle que le fanion dit européen a d'autant moins de légitimité qu'il fut rejeté avec la Constitution européenne le 29 mai 2005, et n'était plus mentionné par son succédané, le projet de traité de Lisbonne. Le seul drapeau officiel est celui de la République française tel que l'a fixé la Constitution de 1958. Compte tenu de la charge symbolique et émotive que revêt tout drapeau, je considère que leur manipulation intempestive et provocatrice ne peut qu'accroître la tension confinant à la provocation contre le peuple français qui a majoritairement refusé l'actuel modèle de construction européenne : nous mènerons aussi la bataille des drapeaux !

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Communiqué du 13 juin 2008


La victoire des Nations

La très nette victoire du non en Irlande confirme ce qu'annonce de toutes parts le XXIème siècle : le grand retour des nations. Elle s'ajoute au non que la France a opposé voici trois ans à la supranationalité européenne, suivie par la Hollande. Elle s'ajoute aussi à tout ce que nous savions, notamment grâce à une multitude de sondages convergents, de la résistance des peuples à la supranationalité de Lisbonne, au nom de ce qu'ils ont de plus précieux, le droit de disposer d'eux-mêmes, de se gouverner selon leurs principes et leurs intérêts propres, en d'autres termes leur souveraineté. Dans la très grande majorité des pays qui n'ont pas eu droit au référendum, ni pour le traité Giscard, ni pour son pauvre succédané de Lisbonne, les sondages indiquent un net refus du modèle supranational, supérieur à 60% en Grande Bretagne, en Autriche, en République Tchèque, en Hongrie, en Slovaquie, au Danemark, en Suède, en Pologne, en Grèce, et dans une moindre mesure au Portugal et en Italie : désaveu cinglant pour les parlements, qui ont ou auraient tous ratifié sans trembler (y compris en Irlande…) -désaveu aussi pour une certaine forme de démocratie parlementaire, si malade aujourd'hui. Ajoutons qu'il est plus que probable que le président tchèque M. Klaus refuse de signer la ratification au nom de la République tchèque, ce qui fait deux défaut de ratification au moins ; quant à M. Brown, gageons qu'il va hésiter longtemps encore avant de conduire à son terme la procédure de ratification en Grande-Bretagne.
En somme, les oligarques de Bruxelles sont refusés par l'Europe dont ils portent si indument le nom. C'est la méthode Monnet qu'abattent aujourd'hui, avec la France et la Hollande, ce fier peuple Irlandais dont il faut saluer le courage (on se souviendra longtemps de l'incroyable menace de M. Kouchner, si obsédé à abattre toute trace de nation en Europe : " si les Irlandais votent non, ils en seront les principales victimes " -sic !-). On sait que la fameuse méthode consistait à s'en remettre au couple infernal que forment la Commission de Bruxelles et la Cour de Luxembourg pour construire par petites touches subreptices, à l'insu des peuples et contre eux, un Etat supranational chapeauté par Washington. Elle est morte. Son échec était d'ailleurs prévisible puisqu'elle revenait à créer l'Europe contre les règles élémentaires de la démocratie, dans le temps où l'on affirmait que ladite démocratie était son fondement même, l'ultima ratio de notre modèle politique. Cette contradiction, si caractéristique de toutes les idéologies démentes, pouvait d'autant moins tenir que l'Europe de Bruxelles niait dans le même temps l'ensemble du substrat culturel et civilisationnel de nos nations, leurs racines chrétiennes et leurs sources, Jérusalem, Athènes et Rome. Bruxelles échafaudait un Etat immense au dessus du vide, et ne pouvait que s'écrouler.

Quatre conséquences

La première conséquence du vote irlandais est juridique. Comme le rappelle H. Védrine aujourd'hui même, tous les points de la présidence française (qu'ils soient justifiés ou non, là n'est pas la question) peuvent entrer en application sur le fondement du traité de Nice -évidence, d'ailleurs, puisque les dispositions de Lisbonne ne se seraient entrées en application qu'en 2009. Toute tentative de faire autrement que de rester dans le cadre de Nice ne serait qu'une forfaiture supplémentaire, tant il est vrai que tout traité doit être ratifié par chacun de ses signataires ou devient nul. Lisbonne est mort, Nice s'applique. Hélas, pour nos grandioses bâtisseurs, il fixait la répartition des voix au Conseil et des sièges au Parlement, en sorte qu'il sera lui aussi caduc dès qu'interviendra une nouvelle adhésion: ce n'est donc pas simplement Lisbonne et Nice qu'il faut remplacer mais tous les traités: en d'autres termes, édifier un nouveau traité fondateur pour une autre Europe.
La deuxième conséquence est toute entière politique. L'heure est venue de concevoir une autre Europe, respectueuse des Nations et d'organiser leur collaboration sur des nouvelles bases: lesquelles? comme nous l'avons demandé ici plusieurs fois ( c'est notre plan B que les médias refusent de prendre en compte) il faut supprimer la Commission Européenne et la Cour de Luxembourg, et placer le Conseil Européen et le Parlement de Strasbourg (à réunir, à terme, avec le Conseil de l'Europe), au service d'un ensemble de coopérations entre Etats, en privilégiant cinq domaines d'action: une politique coordonnée de la recherche, une politique industrielle, une politique commerciale (en réhabilitant notamment, en tout domaine, la préférence communautaire), assorties d'un pacte de défense véritablement européen (c'est à dire délivré de l'OTAN), ainsi qu'une surveillance accrue des frontières, renforçant des contrôles nationaux si mal assurés aujourd'hui. Cette autre Europe est possible : la France doit la proposer aux peuples, qui d'ailleurs n'en veulent aucune autre.
La troisième conséquence fut annoncée par un communiqué commun signé dès le 10 juin par mon ami Patrick Louis pour le MPF et moi-même pour le RIF : dès le 1er juillet, nous réunirons au sein du groupe Indépendance et Démocratie un Comité Permanent de Surveillance de la Présidence Française. Pas à pas, pendant six mois, nous "marquerons" ainsi la présidence française pour nous assurer qu'aucune de ses initiatives ne s'inscrit dans le cadre du traité de Lisbonne, puisque, désormais, son application est non seulement illégitime, mais illégale.
La quatrième conséquence est électorale: aujourd'hui, à un an exactement du vote, s'ouvre la campagne pour les Européennes. Le vote irlandais s'ajoute aux nombreux éléments qui annoncent une belle victoire des partisans de la souveraineté nationale et populaire. Les récents débats parlementaires ont d'ailleurs prouvé (p.e. sur les OGM ou le label Bio) quue les cadres fixés sur tout sujet par Bruxelles et Luxembourg, sont si contraignants que ce qui ne s'appelle plus le pouvoir que par dérision n'a plus grande marge -au point que les parlementaires eux-mêmes et jusqu'à bon nombre de députés UMP découvrent les conséquences de traités qu'ils ont ratifiés en catimini, et dans leur propre brouillard. L'objectif est évidemment de réitérer le "coup de 1999 " et de faire en sorte que nos listes devancent partout celles de l'UMP.
L'Etat major UMP est aux abois. Pour éviter la probable bérézina de juin 2009, il dispose de deux parades terribles: la première est la diminution du nombre des sièges français (il passera de 78 à 73) qui rendra l'élection plus difficile puisque la barre est mécaniquement relevée -il faudra obtenir de 8 à 10% des voix selon les régions. Il n'est d'ailleurs pas exclu que nos négociateurs aient d'autant moins défendu les sièges français (à la différence de l'Allemagne qui, bien qu'elle ait déjà un nombre de sièges proportionnellement supérieur à sa population, soit 99, n'en perdra que 2, soit beaucoup moins que la France !) qu'ils entrevoyaient ainsi l'occasion de se débarrasser de nous. La seconde ruse consiste à susciter des divisions en notre sein, et spécialement des candidatures contre nos députés sortants: une manœuvre du même genre, en 2004, a couté 3% à notre liste. Le but évidemment n'est pas d'obtenir des élus, mais de barrer les sortants, et nous empêcher d'obtenir les 12 ou 15 sièges désormais à portée de nous.
Je mets solennellement en garde tous les Français attachés à la souveraineté nationale et populaire, aux valeurs de la République et à l'indépendance de la France, contre ces manœuvres de diversion, et plus largement contre l'esprit de désunion qui nous a déjà tant rongé déjà, mais qui ne nous empêchera pas de vaincre : le rassemblement de toutes nos forces est plus que jamais nécessaire pour assurer ce dont la victoire des peuples contre leurs oligarchies, le 29 mai 2005 en France et aujourd'hui en Irlande, porte la promesse : la sauvegarde des patries, au premier rang desquelles la France, et sa civilisation.

 

Communiqué du 11 juin 2008


Les défenseurs français des souverainetés nationales et populaires n'attendent pas le résultat du référendum du 12 juin pour féliciter le peuple irlandais de manifester, seul contre tous, tant d'indépendance d'esprit et de courage.

Dès aujourd'hui, ils s'engagent à faire respecter leur Non et à créer un COMITE EUROPEEN DE SURVEILLANCE DE LA PRESIDENCE FRANCAISE, voulant encore espérer que le président et le gouvernement français amorceront le processus conduisant à une autre Europe respectueuse des nations et des peuples.

Notre inquiétude se fonde sur le rejet par une forte majorité de parlementaires européens, le 21 février dernier, d'un amendement demandant à ce que "l'U.E. s'engage à respecter le résultat du référendum irlandais", ainsi que des récents propos de Bernard Kouchner affirmant honteusement que si les Irlandais votent Non, ils en seront les premières victimes.

Le 1er juillet prochain, premier jour de la présidence française, nous annoncerons la composition du comité de surveillance, qui comportera notamment des Français, des Irlandais, des Hollandais et d'autres défenseurs en Europe des souverainetés nationales.

 

Communiqué du 23 mai 2008


1- A l'approche de la présidence française de l'UE, du référendum irlandais du 12 juin et de l'anniversaire du référendum du 29 mai 2005, la question européenne redevient d'actualité. Elle touche même nos débats intérieurs, comme l'a montré le débat OGM, dont tous les cadres avaient été fixés par la directive 2001/18/CE de la Commission, et qui ne pouvaient faire l'objet que d'une retranscription dans le droit français, nullement d'un examen libre par la représentation nationale, obligeant le gouvernement à rejeter des amendements pourtant soutenus par une majorité de Français et de leurs élus (dont de nombreux UMP), vraie cause des péripéties que l'on vit. La chape de plomb européenne est au centre de la scène française, et pour longtemps.

2- Après le coup de force du Traité de Lisbonne, qui reprend l'essentiel de la Constitution rejetée, j'invite Parisiens et Franciliens à se rassembler le jeudi 29 mai, fête nationale de la souveraineté, à 18 heures 30, Place St-Germain des Prés (Paris VIème) et à défiler sous la bannière " Traité de Lisbonne = Coup d'Etat " - seul insigne autorisé, le drapeau national.
Ce même jour des rassemblements semblables auront lieu dans plusieurs villes de province, notamment à Aubagne, Compiègne, Perpignan, Toulouse. Ces rassemblements pacifiques entrent dans le cadre des manifestations spontanées organisées à travers tout le pays à l'initiative d'Etienne Chouard sous l'enseigne commune des MOCRIE (manifestations Obstinées Contre le Régime Illégitime Européen), auxquelles j'invite tous les électeurs du Non à participer.
La veille, mercredi 28 mai, à 16 heures 30, les députés souverainistes français au parlement européen, Patrick Louis et moi-même, accompagnés d'élus irlandais partisans du Non, organisent une conférence de presse au siège parisien du Parlement européen. Celle-ci sera suivie, à 19 heures, d'un pique-nique de soutien qui aura lieu devant l'ambassade d'Irlande, 12 avenue Foch, Paris XVIème (M° Ch.de Gaulle)

3- Elu le 17 mai Président du RIF, j'entends en faire un pont entre les souverainistes de tous horizons, notamment en vue de préparer des listes communes lors des élections européennes de juin 2009.

A ce sujet, le RIF condamnera les aventures solitaires, notamment celle dans laquelle semble s'engager Nicolas Dupont-Aignan qui, depuis plusieurs semaines déjà, annonce de son propre chef vouloir présenter dans 7 circonscriptions européennes des listes qu'il serait seul à parrainer, cela sans nullement chercher la concertation avec quiconque. Il estime que M. de Villiers a pourtant conquis dans ce type d'élection, après trois campagnes prometteuses (12,4% en 1994 ; 13,1 % en 1999 avec Charles Pasqua ; 6,9% en 2004) une légitimité incontestable. Il rappelle à M. Dupont-Aignan, comme aux militants de Debout la République, cette évidence physique et politique que, quiconque "déstabilise" le premier de cordée prend le risque de chuter le premier.

4- Dans l'immédiat, j'appelle tous les Français, connus ou inconnus, à signer le texte intitulé "Le traité illégitime de Lisbonne ne peut fonder aucun droit en France" (1) déjà signé par Jean Foyer, Pierre Lefranc, Pierre-Marie Gallois, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Louis, Maxime Gremetz, Jean-Paul Bled, Alain Bournazel, ainsi qu'une cinquantaine d'autres personnalités. Ce texte doit devenir une plate forme commune pour poursuivre la lutte contre la supranationalité qui, bafouant chaque jour la démocratie, enlève à la France et aux Français la pleine responsabilité d'eux-mêmes.


(1) Le Peuple français a rejeté le 29 mai 2005 le projet de Constitution européenne. Ce même projet, sous la forme du traité de Lisbonne, a été ratifié dans le mépris du peuple et la trahison de l'indépendance nationale, avec l'approbation, au Parlement, de représentants non mandatés à cet effet. La souveraineté est inhérente à notre Nation ; nul représentant ne peut l'abolir. Or, le traité porte une atteinte mortelle à l'indépendance et à l'unité de la Nation. Il met fin à notre liberté chèrement acquise, et à notre faculté de décider de notre avenir. En validant la charte des droits fondamentaux, il mène au communautarisme, à l'inégalité des droits entre Français, et à la désintégration nationale. Illégitime, il est nul et non avenu, comme le seront les textes et jugements fondés sur lui. Les auteurs de cette forfaiture devront en répondre devant le peuple.

Contacts : 06 81 41 89 32 / 00 32 2 284 72 06

 

 

APPEL AUX FRANÇAIS
par Paul-Marie COÛTEAUX


FRANÇAIS, FAISONS RESPECTER NOTRE NON


Le 29 mai 2005, près de 16 millions de Français (54,7 % des exprimés) ont refusé par référendum une "constitution européenne" préparée par une Convention sous présidence de M. Giscard d'Estaing.

Après un nouvel échec aux Pays-Bas, puis le gel du processus par cinq autres pays, la plupart de ses partisans ont déclaré qu'ils ne renonçaient pas à leur objectif, la création d'un super-Etat européen. Le Président de la Commission, M. Barroso, affirmait par exemple ("Entretiens d'Europe" n° 18) vouloir "préserver le texte dans sa substance, en particulier les réformes et les valeurs figurant dans les parties I et II", affirmant même : "L'ensemble ne peut pas être défait et négocié de nouveau par les gouvernements, car il n'y a pas d'alternative". Le 28 février 2007, une conférence institutionnelle réunie à Madrid par la présidence allemande appelait à préserver la substance du traité constitutionnel par un nouveau texte dont "la formulation devra être améliorée pour emporter l'adhésion du public" (Service de presse du Parlement européen, 1er mars 2007). Ce "nouveau" texte s'appela d'abord et mensongèrement "mini-traité" puis "traité simplifié", puis "traité modificatif", cette dernière dénomination révélant finalement le procédé retenu : il s'agit d'amender les traités précédents, y compris le traité de Rome, par un maquis de modifications si touffu (l'ensemble dépassant 3 000 pages) que, alors que le texte Giscard était du moins lisible et propice au débat, "l'adhésion du public" est cette fois escomptée par l'ignorance de son contenu véritable.

Le 23 juin, le sommet européen de Bruxelles donnait mandat à une nouvelle Conférence Intergouvernementale de reprendre l'ensemble des dispositions institutionnelles : personnalité juridique permettant à l'UE d'être reconnue comme un Etat à part entière sur la scène internationale ; instauration d'une présidence de l'UE "stable", et autonome par rapport aux gouvernements, ainsi que d'un "haut représentant pour la politique étrangère" doté d'un service diplomatique - en clair d'ambassades ; élargissement à 51 nouveaux sujets des domaines où la décision est prise à la majorité, soit 71 sujets couvrant désormais la quasi-totalité de la responsabilité politique ne laissant aux anciens Etats que l'application des lois européennes ou des domaines accessoires comme s'ils n'étaient plus que de simples länders ; rappel de la jurisprudence de la Cour de justice de Luxembourg posant la supériorité de toute norme européenne sur toute norme nationale, et du titre V du traité dit de Maëstricht posant que "la politique étrangère et de sécurité commune s'inscrit dans les cadres de l'OTAN". Par ailleurs, un protocole additionnel mentionne la Charte des droits fondamentaux (titre II du traité rejeté) qui permet à tout "citoyen européen" d'attaquer tout gouvernement pour manquement à des principes fort généraux, devant une cour de justice européenne ainsi chargée d'une mission générale de surveillance des Etats et des législations restant de leur compétence. Un autre protocole additionnel fait du principe de concurrence libre et non faussée un des "objectifs de l'Union", ceci contrairement à l'annonce qui avait été faite par le Président de la République à Bruxelles le 22 juin.

Sur cette "relance européenne", très peu d'informations sont données aux Français, lesquels sont abusés par l'affirmation du nouveau Président de la République selon laquelle "il n'y aura pas de Constitution nouvelle", ce qui est vrai sur la forme et mensonger quant au fond. Aucune information ne filtre des travaux de la conférence de Lisbonne ; les grands moyens d'information sont muets. Si rien ne vient y faire obstacle, c'est dans l'indifférence que l'obscur traité sera furtivement ratifié par la voie parlementaire. Ses premières applications interviendraient fin 2008 sous présidence française, l'essentiel s'appliquant à partir de 2009. La France dès lors ne sera plus une nation souveraine.

Nous sommes confrontés à une supercherie sans précédent, une forfaiture qui dénie le suffrage universel, et montre une fois encore que, avec la souveraineté nationale et populaire, c'est la démocratie qui se trouve ainsi bafouée. Le peuple français doit impérativement exiger du Président de la République qu'il respecte le vote irrévocable du 29 mai 2005.

Mémorandum de Paul-Marie Coûteaux du 24 juin 2007

Ce que contient la Constitution européenne remaquillée

Une Constitution remaquillée est toujours une Constitution. Bon connaisseur du débat institutionnel européen, M. Bourlanges s'émerveille du " traité modificatif " adopté le 23 aux petites heures : " Toute la Constitution est là ! Il n'y manque rien ! " ; et le Monde (24 et 25 juin) peut titrer : " Les symboles disparaissent, le fond reste ". Quelques jours après la fin du cycle électoral privant les Français de toute expression nationale avant longtemps, le sommet n'avait d'autre but que de reprendre le texte rejeté en 2005 en le remaquillant assez pour éviter un nouveau référendum. La manœuvre a donc réussi.

Je mets en garde les Français : ne nous laissons pas abuser par les malicieuses déclarations des partisans les plus acharnés de la supranationalité qui font mine de regretter la Constitution, ici quelques mots, là quelques symboles, ni par une presse dupée par le maquillage, qui évoque une victoire diplomatique de M. Sarkozy, comme si la France qui a dit Non sortait victorieuse de l'épreuve : en réalité les nonistes sont refaits, ce que montre toute étude précise dudit "compromis" et de ses cinq points-clefs :

1-Personnalité juridique accordée à l'Union : point cardinal du fédéralisme qui permettait au texte Giscard de s'intituler Constitution, il est repris tel quel, certes discrètement. A lui seul, il crée en effet un nouvel Etat qui peut désormais être reconnu comme tel sur la scène internationale, ce qui permet de parler de nouveau de Constitution.

2-Présidence stable de l'Union : si ce traité était ratifié, l'Union se trouverait aussitôt placée sous l'autorité d'un Président, réputé "stable" en raison d'un mandat allongé - de six mois à deux ans et demi, et vraisemblablement porté ensuite à 5 ans comme le mandat parlementaire européen. Surtout, ce Président est désormais indépendant de tout Etat - alors qu'il était auparavant un chef de gouvernement en exercice ; il sera doté d'une autorité propre, ainsi que d'un secrétariat, puis d'un cabinet, etc... Gageons que cet instrument supranational se révèlera d'autant plus efficace que, à la différence des autres institutions, il sera incarné…

3-Haut Représentant pour la politique étrangère : comme l'a avoué imprudemment Nicolas Sarkozy lors de son allocution télévisée du 20 juin, c'est un "ministre des relations extérieures sans le nom" ; mais, à l'instar du texte Giscard, il sera dès 2009 vice-président de la Commission, ce qui lui donnera un grand poids auprès des autres Commissaires, et se verra doté d'un "service diplomatique" - en clair d'ambassades, les quelque 120 actuels bureaux de l'Union dans les capitales étrangères étant débaptisées et étoffées, leurs agents bénéficiant (grâce à la personnalité juridique) d'immunités et privilèges diplomatiques. A terme, lorsque ce super-ministère aura pris son allure et son poids, les ministères nationaux seront marginalisés, ce que symbolise déjà la délocalisation du Quai d'Orsay annoncée par M. Kouchner. Quant à la référence à l'OTAN, elle peut disparaître puisque le nouveau texte renvoie explicitement au traité de Maestricht, dont le titre V fixait que "Les Etats veillent à la conformité de leurs politiques nationales avec les positions communes" (art. J-2), et précisait que celles-ci devaient être compatibles avec "les cadres de l'OTAN". A la politique étrangère commune, il manquait un instrument : le voici.

4- Décisions à la majorité qualifiée. Quel que soit le mode d'adoption (système de Nice ou système appliqué partir de 2014), l'essentiel est que le cercle des questions échappant à l'unanimité s'élargisse considérablement ; outre les affaires communautaires (politique agricole, commerciale, douanière et, surtout, industrielle - dite "de concurrence", où la commission est pleinement compétente), il inclut quarante nouveaux domaines, les uns d'ordre économique (marché intérieur, énergie, recherche, politique sociale "partagée" avec les Etats) et d'autres plus régaliens : coopération judiciaire en matière pénale, porte ouverte au Parquet européen, et coopération policière, amorce d'une "police fédérale" . Désormais, la compétence de l'Union concerne quelque 70 domaines, soit l'essentiel des décisions et de la responsabilité politique - manquent encore la culture, l'éducation…

Schéma fédéral classique, d'autant que le compromis de Luxembourg permettant à un Etat d'invoquer ses intérêts vitaux, dont le candidat Sarkozy avait fait grand cas au cours de sa campagne, n'apparaît plus : une décision adoptée à la majorité s'appliquera dans tous les cas, et même un Etat qui n'y est pas favorable devra le mettre en œuvre sous peine de sanctions. Régime de fer, dont plusieurs Etats s'exemptent : la Grande-Bretagne, l'Irlande et le Danemark ; pas la France.

5-Charte des droits fondamentaux. Elle s'applique désormais de droit (sauf pour la Grande-Bretagne, qui jouit d'une dérogation) ; non reprise in extenso, elle fait cependant l'objet d'une référence dans le texte, ce qui en droit revient au même - d'autant que le droit est ici interprété par la très supranationale Cour de Luxembourg. Ses dispositions justifient les critiques que nous avions développées en 2005 : comment admettre par exemple le droit pour tout citoyen de saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme aux fins de condamner un Etat pour non respect de principes très généraux - tel celui de l'égalité, qui inspire déjà la reconnaissance de l'homoparentalité ou du mariage homosexuel, ou celui de la liberté religieuse contre un Etat appliquant une législation laïque - telle la loi sur le voile ?

Il n'est pas question d'accepter un tel traité ; contrairement à ce que prétend une propagande bien orchestrée, les concessions aux souverainistes n'en sont pas. Certes, ne figurent plus les symboles de l'Union, drapeau, hymne et devise ; mais ils ont déjà été adoptés en Conseil et s'imposent sans qu'il soit besoin de les rappeler. Il en va ainsi de l'ancien art.6 du texte Giscard posant la supériorité de la norme européenne sur la loi nationale : si celle-ci ne figure plus dans le traité proprement dit, il y est cependant renvoyé explicitement dans une déclaration additionnelle, qui elle-même rappelle la jurisprudence de la Cour de Justice, ce qui revient au même. D'ores et déjà, outre les juges de Luxembourg, toutes les juridictions nationales admettent la supériorité du droit européen, écartant lois françaises, principes et dispositions constitutionnels chaque fois qu'ils entrent en contradiction avec une norme européenne. De même, c'est une escroquerie intellectuelle de prétendre, comme le fait M. Sarkozy, que le principe de "concurrence libre et non faussée" a disparu du traité, puisque celui-ci renvoie à un protocole additionnel qui le proclame, et le présente même comme un "instrument politique majeur" au service des objectifs du nouveau traité - la gauche semble n'y voir que du feu. Habiletés qui sont autant d'escroqueries morales, la pire étant de nommer traité simplifié un texte qui crée juridiquement un Etat et lui attribue de nombreuses compétences: il s'agit bien d'une Constitution, moins ronflante que le texte Giscard et d'autant plus habile

Il y a deux ans, les supranationaux étaient décontenancés par le double non français et hollandais ; nous savions qu'ils chercheraient une parade. Elle fut simple et terrible : le problème venant de la France, c'est elle et ses Français qu'il fallait circonvenir ; pour les oligarchies européennes, il aura suffit d'attendre l'élection présidentielle et de trouver un homme assez rusé pour s'imposer, avec leur aide, et capable, une fois doté d'une fraîche légitimité d'annihiler en leur nom le Non des Français : la supercherie a parfaitement fonctionné. Restait à faire quelques concessions aux récalcitrants : un plus long délai pour la consultation des parlements nationaux, à la demande des Pays-Bas (et de partis danois) ; la prolongation pendant dix ans d'un système de pondération des voix qui avantage beaucoup une Pologne qui, elle, s'est bien battue - essuyant des quolibets innombrables : on moqua une phrase de son Président rappelant que, sans l'agression allemande de 1939, la Pologne aurait aujourd'hui quelque vingt millions d'habitants supplémentaires : un pays qui en détruit un autre peut-il, soixante ans plus tard, arguer de sa faiblesse pour le faire taire ? Il est vrai que l'habitude est désormais installée de tourner en dérision tout pays qui prétendra affirmer ses droits et ses principes.

Il y a quelque chose d'insupportable dans l'actuelle fanfaronnade de M. Sarkozy assurant que "en un mois et demi, il s'est passé plus de choses qu'en deux ans", ce qui est vrai : il s'est passé ceci que la France a été trahie par un ensorceleur qu'elle a pour son malheur placé à sa tête et qui peut désormais parler en son nom. Ceux qui, en votant pour M. Sarkozy ont permis cette supercherie portent une lourde responsabilité devant notre histoire.

J'appelle solennellement les Français qui ont dit Non à déjouer les propagandes - d'abord pour eux-mêmes ; je les appelle à étudier de près les informations qui filtreront de la prochaine Conférence Intergouvernementale et le texte définitif signé en octobre ; je les appelle à se mobiliser pour exiger que sa ratification soit soumise à référendum ; je les appelle à exiger pour la France un statut à tout le moins comparable à celui de la Grande-Bretagne, et des protections pour les droits, les principes et les intérêts de la France et des Français - et d'abord le respect de la démocratie, c'est-à-dire de la souveraineté populaire, dont on ne voit que trop qu'elle disparaît avec la souveraineté nationale ; je les appelle à agir sur les partis ou les solidarités diverses qui peuvent permettre de faire barrage lors du Congrès qui devra modifier une nouvelle fois notre Constitution ; je les appelle à manifester les troisièmes vendredis de chaque mois, à compter du 19 octobre, quelles que soient leurs opinions ou leurs inclinations, pourvu qu'ils soient attachés à la survie de la France comme Nation libre parmi les Nations du monde.

 

Communiqué du 12 décembre 2008

Divorce européen : point de non-retour

La décision que vient d'annoncer le président de la République de faire voter de nouveau le peuple irlandais sur un traité qu'il a déjà rejeté il y a quelques mois dissout le dernier filet de légitimité de l'échafaudage  européen ; plus jamais, l'U.E. ne pourra être dite démocratique : entre les peuples et les oligarchies bruxelloises, le  divorce a atteint  un point de non-retour.

          L'U.E. flotte désormais dans une dangereuse apesanteur d'autant plus qu'après avoir renoncé à reconnaître ses fondements civilisationnels (les "racines chrétiennes"), elle renonce à présent à son ultime fondement politique possible, la démocratie et le droit des peuples. Et voici qu'elle dérive même loin de ses propres principes fondateurs : l'institution d'un commissaire par pays, mesure contenue à terme dans le "commissaire irlandais", rompt avec sa première règle de base, l'indépendance des membres de la Commission par rapport à leurs Etats, et la fiction désormais béante selon laquelle ils représenteraient  l'intérêt supérieur de la Communauté : celui-ci n'existe donc plus, même dans le discours.

Niant ses principes comme ses fondements, rejetée par les peuples, débordée par la crise économique, financière, sociale et bientôt politique qui soulève contre les oligarques de tout poil  en Grèce, en Italie, en Espagne et bientôt de part en part toute la jeunesse d'Europe dans une atmosphère de désespoir et de violence, l'U.E. se condamne à disparaître à très court terme. J'appelle la jeunesse française à se joindre à la révolte des jeunesses d'Europe. 

 

Communiqué du 28 janvier 2007

Lundi 4 février, jour où les parlementaires, cédant aux oligarchies iront à Versailles pour conformer la Constitution nationale au prétendu "mini-traité" européen, le mensuel des souverainistes L'Indépendance (directeur : Paul-Marie Coûteaux) et le comité national Non c'est Non appellent à un large rassemblement des Non de tous les horizons contre la trahison de la démocratie et de la nation.
Nous nous rassemblerons à Versailles, avenue de Sceaux - le long des Petites Ecuries - (à proximité de la Place d'Armes) à 15 heures.
Le suffrage universel est bafoué ! Rassemblons-nous face aux coup d'Etat de Sarkozy !


Communiqué du 14 septembre 2007

Admirable M. Jouyet ! En annonçant, avec l'aval de l'Elysée, et conformément à ce qu'avait dit l'hiver dernier le candidat Sarkozy, que la réforme constitutionnelle pourrait supprimer l'article 88-5 faisant obligation au gouvernement français de soumettre à référendum toute adhésion future d'un nouveau membre, il prouve que les craintes des opposants à l'entrée de la Turquie étaient fondées. Précisant que l'initiative qu'avait prise Jacques Chirac voici deux ans d'inclure cette précaution était à ses yeux "ni faite, ni à faire", il donne à réfléchir aux têtes légères qui ont voté pour lui. La manoeuvre destinée à calmer les oppositions populaires manifestées lors de l'ouverture des négociations le 3 octobre 2005 a réussi. On annonce qu'un référendum serait organisé le moment venu, on modifie la Constitution, puis, une fois les esprits apaisés et les négociations lancées, on supprime la précaution constitutionnelle et le tour est joué.
Le plaidoyer de M. Jouyet pour la voie parlementaire est significatif de la façon dont la France est désormais gouvernée : dire que la voie parlementaire fera aussi bien l'affaire, c'est admettre comme allant de soi que le Parlement peut parfaitement dire Oui là où le peuple aurait parfaitement dit Non.
Cette affaire montre une fois de plus que la France, dont on a attendu que s'achève en juin le cycle électoral, est prise dans l'engrenage sans que son peuple ne puisse plus rien dire. Elle prouve qu'il est décidément essentiel d'imposer à M. Sarkozy un référendum avant toute ratification de la Constitution européenne (nouvelle mouture). J'appelle tous les patriotes de droite comme de gauche et tous ceux qui ne sont ni de droite ni de gauche à manifester le 19 octobre lors du sommet européen de Lisbonne. Je les appelle d'ores et déjà à se rassembler dans cette perspective.
Le masque du patriote que s'était donné Nicolas Sarkozy est désormais tombé, en tous sujets, et notamment sur le point cardinal de la Constitution européenne et de l'adhésion de la Turquie. J'appelle les dirigeants et les militants souverainistes à ouvrir les yeux sur ce fait et à reprendre le combat pour la défense de la souveraineté nationale et populaire et celle de la civilisation française.


Communiqué du 21 juin 2007

La réunion de famille qui se tient à Bruxelles sous le nom de sommet européen n'a qu'un seul but : éviter partout le référendum, ce qui se nomme en langage bruxellois risque de déferlement populiste. Il est significatif qu'il se tienne quelques jours à peine après la fin du cycle électoral en France : on attendait que le peuple français n'ait plus la parole pour que ses "représentants" puissent dire Oui là il avait dit Non déclenchant la fameuse "crise européenne".
Derrière les habituels jeux de rôle et opérations de dramatisation de dernière minute, il est probable que les Vingt-Sept parviendront à un accord, dégageant les grandes lignes d'une Constitution remaquillée, quitte à consentir à la Grande-Bretagne des dérogations, comme d'habitude, et des amodiations, délais ou compensations financières à quelques autres récalcitrants. Le prétendu "traité simplifié" reprendra l'essentiel des dispositions institutionnelles du titre un du traité rejeté, assurant définitivement la supranationalité. Il est évident que les quarante domaines passant à la majorité permettront d'adopter ensuite sans débat toutes les politiques imprudemment inscrites dans le projet Giscard - qu'il s'agisse des services publics, de la fiscalité, des droits sociaux, et d'autres. Il instituera un Président européen indépendant des gouvernements et un ministre des Affaires étrangères qui, comme l'a dit, sans rire, M. Sarkozy, "n'en portera pas le nom". A quoi dès lors servira M. Kouchner et son administration délocalisée ?
Faire accepter pareille Constitution bis sans référendum est une supercherie : d'une part, les politiques que veut mener l'UE depuis des années seront alors faciles à imposer sans plus aucun débat dans les Etats (finis les rêves d'Europe sociale qu'agite une gogoche qui n'y voit que du feu), d'autre part, ce traité ouvrira la voie à d'autres traités dans l'avenir comme l'annonce M. Lamassoure sur France Culture. Il est faux de prétendre que l'Europe sombrerait sans la perfusion d'un traité tous les cinq ou six ans comme elle en a pris l'habitude depuis l'Acte Unique de1986 : elle ne fonctionne déjà que trop bien sous le régime du traité de Nice, alors présenté comme "pur et parfait" par ses signataires.
Les souverainistes exigent au moins pour la France qui a dit Non les quatre garanties de souveraineté présentées par M. Blair comme non négociables. Ils demandent par ailleurs à M. Sarkozy l'organisation d'un référendum - comme le font des membres de plusieurs groupes du Parlement européen pourtant favorables à la Constitution. En admettant, par une phrase stupéfiante que "le premier référendum a plongé l'Europe dans la crise, un second la tuerait", M. Sarkozy admet implicitement que le texte qu'on prépare dans son dos serait désapprouvé par le peuple français. Il ne serait donc pas légitime et ouvrirait la voie à une grave crise politique et sociale. Tous les partisans de la souveraineté nationale et populaire y sont prêts.


Communiqué du 13 juin 2007

Dimanche prochain, aucune des voix opposées à la Constitution européenne ne saurait se porter sur un candidat de l'UMP, ce parti dont les députés européens ont approuvé encore, jeudi 7 juin, le rapport Baron-Crespo/Brok exigeant "la poursuite du processus constitutionnel en cour, sur le base du traité constitutionnel, si nécessaire sous une forme différente". En prétendant qu'il n'y aurait pas de Constitution européenne, M. Sarkozy a joué sur les mots et trompé les Français : se disant "en plein accord" avec Romano Prodi comme Angela Merkel ou José Zapatero, défenseurs de l'adoption de la Constitution telle qu'elle est, M. Sarkozy a rangé la France dans le camp des Oui. C'est une insulte aux Français qui ont dit Non et à leurs porte-paroles.
Je m'étonne donc que le MPF appelle aujourd'hui à voter UMP. Alors que le Système a noyé les 55% de Non du 29 mai, ceux-ci pourraient n'avoir plus de porte-parole dans la future Assemblée, aux seules exceptions de MmeBesse et de M. Sarlot. Il est évident que toutes les voix souverainistes doivent aller aux sur les derniers d'entre eux encore en lisse au second tour, notamment Marie-Françoise Bechtel (2ème-Indre), Marine Le Pen (14ème-Pas de Calais), Jean-Pierre Chevènement (2ème-Belfort), Vincent Peillon (3ème-Somme), Georges Sarre (2ème-Creuse).
Par ailleurs, le candidat RIF - Rassemblement pour l'Indépendance de la France - dans la 2ème de Gironde (où se présente M. Juppé) a reçu consigne d'appeler à voter blanc au second tour.
Une inévitable majorité UMP va ratifier aussi vite que possible un "traité simplifié" supprimant, comme se proposait de le faire la Constitution rejetée, ce qui reste à la France de souveraineté nationale et populaire. Pas avec nos voix !


Communiqué du 31 mai 2007

Après le Non français du 29 mai 2005, M. Chirac se sentait tenu à une certaine expectative. Au contraire, M. Sarkozy se livre à un stupéfiant activisme pro-bruxellois, comme le confirme sa visite à Madrid : s'il accepte que soit modifié le nom de Constitution, il garde le contenu du traité initial, conformément au souhait de ses interlocuteurs espagnols, farouches défenseurs du Oui.
Le 21 mai, le négociateur personnel de Mme Merkel s’étonnait de « trouver une France si docile » ; le 28 mai, après leur rencontre à l’Elysée, M. Sarkozy s’est félicité d’avoir « des positions très proches » de M. Prodi, celui-là même qui refuse depuis des mois tout « compromis constitutionnel au rabais ». L'accord de Madrid confirme les pires craintes des souverainistes : désormais, la France est aux côtés des pays les plus favorables au maintien de la Constitution, l’Allemagne, l'Espagne ou l’Italie, contre les pays eurosceptiques, les Pays-Bas (dont le Gouvernement s’estime lié par les règles minimales de la démocratie), la Pologne et la Grande Bretagne. On a même entendu cette semaine le porte parole de l’Elysée, M. Martinon, exhorter M. Blair « à se montrer courageux sur la majorité qualifiée » !
Des mécanismes supranationaux se dégagent bel et bien au fil des jours : instauration d’un président européen et d’un ministre des affaires étrangères ; reconnaissance de la personnalité juridique qui fera de l'Union européenne un Etat à part entière ; extension du champ de la majorité qualifiée, et quasi disparition du droit de véto ; supériorité du droit européen sur toute norme nationale : ce sont les points-clefs de la Constitution que M. Sarkozy va faire avaliser par un Parlement à sa botte. Or, le Parlement ne peut déjuger le peuple, à moins d’un coup d’Etat de velours qui annonce une très grave crise politique en France.
M. Sarkozy se moque-t-il à ce point du peuple ? En déclarant « qu’il n’y aurait pas de Constitution européenne », il joue honteusement sur les mots. J’appelle tous les souverainistes à se remobiliser : pas une voix ne doit aller à aucun des candidats UMP, même s’il s’est déclaré opposé à la Constitution européenne. Nous serons appelés à nous manifester le 21 juin, jour du prochain sommet.


Communiqué du 18 mai 2007

On se demande à quel degré M. Sarkozy prend ses discours de campagne au sérieux. Après avoir vilipendé Mai-68, il nomme aux Affaires étrangères et européennes un soixante-huitard emblématique, Bernard Kouchner, ancien dirigeant de l'Union des Etudiants Communistes. Après avoir fait des gloses sur l'identité nationale, la grandeur et l'indépendance de la France, il confie notre diplomatie au seul homme politique français ayant approuvé l'invasion de l'Irak. Après avoir promis qu'il n'y aura pas de Constitution européenne, il en accepte les dispositifs supranationaux essentiels sous couvert de réforme institutionnelle.
Combien emblématique l'adoubement du nouveau président français à Berlin, où il tint à recevoir le jour même de son investiture, de la Kaiserin Angela l'onction du Saint Chrême !
J'appelle tous les Français qui ont voté "Non" en 2005 et pour M. Sarkozy il y a 10 jours à ouvrir les yeux et à voter lors des législatives pour les candidats du MPF (Mouvement Pour la France) et du RIF (Rassemblement pour l'Indépendance de la France) qui ont conclu un accord. Les souverainistes qui se sont laissé tromper par la démagogie de cet ennemi de la souveraineté nationale seraient, s'ils ne se reprenaient pas, les pauvres dindons d'une sinistre farce.


Communiqué du 10 mai 2007

En célébrant l'abolition de l'esclavage, ce 10 mai, au jardin du Luxembourg, alors que l'avant-veille, sous d'autres cieux, il était trop occupé pour célébrer la victoire sur le nazisme, M. Sarkozy a tôt cédé à la repentance.
En préférant insister sur les jours sombres plutôt que sur les jours de victoire, il remise ses discours de campagne et cède à l'idéologie dominante, si conforme aux vues des oligarchies dont les derniers jours ont montré à quel point il reste leur prisonnier. Les masques tombent plus vite que prévu.
Le parti national ne tardera pas à recueillir les fruits des graines que Nicolas Sarkozy a imprudemment semées depuis le début de ce printemps. Nous aurons bientôt beaucoup d'eau sous la coque.


Communiqué du 25 avril 2007

Dimanche, la majeure partie des voix souverainiste a été aspirée par la démagogie des trois candidats présélectionnés de l'Euroland. Servis par de puissants moyens, ceux-ci ont fait oublier qu'ils étaient favorables à la Constitution européenne pourtant rejetée massivement par les Français.
Au second tour, aucune voix souverainiste ne doit donner une légitimité populaire au coup de force qui se prépare. En particulier, aucune de nos voix ne saurait aller à Nicolas Sarkozy, qui a d'ores et déjà approuvé le plan Merkel de relance de la Constitution et s'apprête à le faire avaliser en catimini, sous la forme d'un mini-traité, par la voie parlementaire.
J'appelle tous les Français qui le 29 mai 2005 ont dit "non" à exprimer leur refus de ce grave détournement de démocratie en déposant dans les urnes un bulletin blanc.
J'appelle tous les Français attachés à la liberté de la France à rejoindre le RIF (Rassemblement pour l'Indépendance et la Souveraineté de la France) qui réunira 72, avenue Félix Faure Paris 15ème, samedi 28 avril, une convention nationale en présence de Nigel Farage, Président du parti indépendantiste britannique UKIP, co-président du Groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen. Que les souverainistes de tous horizons reprennent leur longue marche pour la reconquête de la souveraineté populaire et nationale et fassent obstacle à tout nouveau traité visant à "approfondir l'UE", c'est-à-dire à limiter encore l'indépendance de la France.


Communiqué du 23 mars 2007

En voulant à toutes forces relancer la Constitution qu'ils ont rejetée par référendum, la Chancelière allemande insulte les Français. C'est le pas de trop, qui prouve que l'U.E. n'est pas démocratique en son essence même.
Mettons en garde les apprentis-sorciers de l'axe Rome-Berlin qui pavoisent aujourd'hui : s'ils s'entêtent à imposer aux peuples les sortilèges d'une dite "Union européenne" qui dans la réalité détruit l'Europe, ils les obligeront à la quitter. Déjà plusieurs partis le réclament à travers le continent (UKIP en Grande-Bretagne et désormais le RIF en France). D'un NON à la Constitution, le 29 mai pourrait se transformer bientôt en un NON à l'U.E. toute entière. Privées de légitimité, réduites à des pouvoirs de fait, les institutions supranationales, la Commission de Bruxelles comme la Cour de Luxembourg, seront tôt ou tard balayées.
50 ans, ça suffit ! S'étant privée de sa seule substance vivante, les nations, l'Union, zone économique du monde à la plus faible croissance, fait de l'Europe l'homme malade de la mondialisation. Des agricultures menacées, des industries délocalisées, des civilisations détruites, une jeunesse reformatée sur le modèle américain - dont le slogan "Together since 57" est emblématique -, des Etats interdits de politique : notre continent est devenu incapable de distinguer ses propres intérêts.
Mais la conscience des peuples évolue : ils comprennent que, U.E. ou démocratie, il faudra choisir. Par leur insistance, l'Allemagne et les oligarchies européennes dont le rêve de Rome, une Europe ouverte devenue une Europe offerte, ressemble de plus en plus au pacte de Faust vendant son âme contre la promesse d'une éternelle jeunesse. Hélas, les europiomanes se sont tant drogués à la supranationalité qu'ils ne peuvent sortir de la "gueule de bois" du 29 mai que par le coup de force : en biffant la voix des Français, la " Déclaration de Berlin " risque de montrer aux peuples que, faute de pouvoir réformer l'U.E. ils doivent songer à s'en délivrer. L'U.E., il faut désormais la changer ou la quitter.


Communiqué du 7 mars 2007

Alors que l'on va célébrer à grand bruit les 24 et 25 mars, à Berlin, le 50ème anniversaire du Traité de Rome et que, demain à Bruxelles, la présidence allemande relance la Constitution, il est frappant que la campagne présidentielle française reste muette sur l'Europe.
L'explication est simple : pendant que les candidats des grands partis, notamment N. Sarkozy partisan de la voie parlementaire, bafouent le Non français, les quatre candidats souverainistes se trouvent accaparés par le "barrage des signatures" résultant de leur assèchement systématique par le même Sarkozy qui, usant de toute son autorité de ministre de l'Intérieur, les contraint à se disputer mutuellement les parrainages indépendants, ou bien à composer avec lui. N. Sarkozy prépare ainsi le passage en force de la Constitution pendant que plus d'un quart de l'électorat français (la moitié au moins des non du 29 mai) est réduit au silence. C'est le coup d'Etat permanent.
Ainsi, la France sera de deux façons faite et refaite : D'une part, une Constitution dont les Français n'ont pas voulu leur sera imposée par le tour de passe-passe d' une présidentielle dès le départ faussée ; d'autre part, le douteux vainqueur de mai, ne procédant pas d'un vrai suffrage universel mais d'un suffrage censitaire d'un nouveau type n'aura pas la légitimité, c'est-à-dire l'autorité politique nécessaire pour défendre les intérêts du peuple français.
J'appelle les maires qui font la grève des signatures (au point qu'aucun des candidats souverainistes ne sera peut-être candidat) à mesurer l'extrême gravité de la responsabilité qu'ils prennent aujourd'hui.


Communiqué du 24 janvier 2007

En évoquant la souveraineté du Québec, Mme Royal met fin au désintérêt des gouvernements français pour le Québec. A la veille d'un probable retour au pouvoir du Parti Québécois et d'un référendum que les souverainistes ont toutes chances de remporter, les souverainistes français saluent cette position courageuse, et se félicitent de cette entrée dans le débat présidentiel de la francophonie, dimension majeure de notre diplomatie dont l'axe franco-québécois est le support nécessaire.
Tout candidat peut se prononcer pour la souveraineté de quelque nation que ce soit, le Liban ou le Québec. De ce point de vue, Mme Royal a raison, n'était son inconséquence : alors qu'elle approuve une Constitution fédérale qui ruine la souveraineté française, comment peut-elle prôner celle du Québec ? Alors que les socialistes ont délaissé la francophonie et que Lionel Jospin a annulé les sommets franco-québécois instaurés par les accords Peyrefitte-Johnson de 1965, elle va plus loin qu'aucun gouvernement français n'osa le faire !
Les souverainistes réclament depuis longtemps une grande politique francophone, laquelle suppose une vigoureuse défense de la langue française en France même, notamment le renforcement de la loi Toubon dont Mme Royal s'est plusieurs fois moqué publiquement. Qu'elle s'intéresse donc aux actions en justice en cours pour le respect du français dans l'entreprise, comme celle que le syndicat CFTC intente à Europe Assistance qui impose à ses salariés de travailler en anglo-américain. Seuls les souverainistes prennent au sérieux la cause de la langue française, le développement de la francophonie et le renforcement du lien entre une France souveraine et un Québec souverain.


Communiqué du 14 janvier 2007

Toute équivoque est donc aujourd'hui levée : investi par une convention à l'américaine, Nicolas Sarkozy est plus que jamais l'homme d'un parti, et nullement l'homme de la nation en qui pourrait se reconnaître un seul gaulliste de conviction. Président fondateur du RIF que j'ai créé en 2002 après avoir quitté le RPF de Charles Pasqua, membre de l'Institut Charles de Gaulle, ancien directeur de la revue du RPR "Une certaine idée", j'appelle tous les Français fidèles à la mémoire et à l'oeuvre du général de Gaulle à dénoncer l'imposture de Nicolas Sarkozy : nulle voix ne doit se porter sur le candidat de l'insupportable, la relance de la "Constitution européenne", l'alignement sur les Etats-Unis, l'abandon des services publics et le renoncement à l'unité de la nation par un communautarisme généralisé qui signerait sa mort. Que les ambiguïtés se dissipent : le souverainisme sera au XXIème siècle ce que le gaullisme avait été depuis 1940, le seul mouvement capable de défendre la souveraineté de la France et de fonder sur elle une grande politique nationale.