Intervention du 26 octobre 2004 sur la déclaration de M. Barroso, Président élu de la Commission européenne

 

Madame la Présidente, les souverainistes français voteront contre la Commission Barroso et pour ce faire d’ailleurs, ils ont l’embarras du choix. Il y a d’abord le fait que cette Commission est un collège administratif qui n’a nul besoin d’investiture et n’a à obéir qu’à l’instance politique qu’est le Conseil. Par ailleurs, cette équipe paraît particulièrement médiocre, à commencer par vous-même, Monsieur Barroso, qui devez votre choix à votre degré élevé d’attentisme. La composition de votre Commission reflète du reste une même complaisance vis-à-vis des États-Unis, puisque plus les pays ont suivi les États-Unis, notamment lors de la crise de l’Irak, mieux ils sont dotés.

A cela s’ajoute le choix de quelques personnalités surprenantes: une commissaire très liée aux intérêts multinationaux qui est chargée de la concurrence; un ayatollah de l’OMC et du libre-échange qui est chargé des relations commerciales, il n’y a guère que M. Buttiglione qui paraisse échapper à la médiocrité générale et dont on se demande, d’ailleurs, ce qu’il vient faire dans cette galère antichrétienne.

Enfin, s’il y avait une seule raison, j’invoquerai celle-ci, qui est la plus simple: l’Europe, à notre avis, se porterait beaucoup mieux s’il n’y avait pas de Commission du tout.


Paul Marie Coûteaux