Intervention du 7 juillet 2005 sur le siège du Parlement européen à Strasbourg


Monsieur le Président, je dois dire, à l'appui de l'intervention de mon excellent collègue Posselt que, d'un certain point de vue, nous sommes très surpris de ce qui s'est passé à propos du rapport Saïfi. Je voudrais que nous en mesurions les conséquences, car c'est un signe adressé, au fond, à tous ceux qui tiennent au siège de Strasbourg. Tout le monde sait que ce siège est menacé. Revenons au vote de ce matin: indépendamment de la question posée par le rapport de Mme Saïfi, sur un sujet important, le textile, qui a mon avis ne devait pas être reporté de deux mois, étant donné que c'était une question d'urgence, il y a en plus le signal que nous avons donné, en admettant qu'il est impossible de faire quoi que ce soit d'important dans l'hémicycle du Parlement de Strasbourg, au siège de Strasbourg, que je considère être le principal siège du Parlement européen, à partir du jeudi, à midi trente. Étant donné que notre activité commence le ! mardi matin, pour être clair et franc, qu'elle cesse le jeudi matin signifierait que le Parlement de Strasbourg, à Strasbourg, ne siège que, grosso-modo, deux jours par mois. C'est une conséquence, dont je demande à tous mes collègues de mesurer l'importance et c'est pourquoi j'élève une protestation solennelle sur ce sujet.

 

Paul Marie Coûteaux